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Un animal de compagnie pour la vie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 02 - 2021

Ils ne jurent que par leur animal de compagnie, le chouchoutent, consacrent un important budget pour sa nourriture, ses accessoires, ses visites chez le vétérinaire. Et ces animaux à quatre pattes le leur rendent bien : ils leur apportent bien-être, amour et bonheur, améliorant ainsi leur qualité de vie. Les chiens et les chats ont, de plus en plus, la cote auprès des Algériens.
Lorsqu'on aime, on ne compte pas
Rencontrée dans une animalerie d'Alger, Khadidja, 52 ans, nous parle de son chat «Bouboule». «Je viens de débourser 4 000 da pour lui. Je lui ai pris des boîtes de terrine «Chebba», goût poisson, dont il raffole et j'ai renouvelé son griffoir qui était usé. Il y a 8 mois, j'ai trouvé ce chat de gouttière affamé et blessé dans la rue. Je n'ai pas pu le laisser dans cet état et je l'ai ramené à la maison, au grand bonheur de mes enfants. Une fois guéri, il a retrouvé sa vitalité et a rapidement pris des kilos. «Bouboule» est très joueur et nous apporte beaucoup de joie et d'affection au quotidien. C'est un équilibre pour les enfants», témoigne-t-elle.
Dans cette boutique, les rayons sont ornés de nourriture et d'accessoires pour animaux. Croquettes, griffoirs, pelotes, colliers, cages de transport, litières, paniers, les prix ne sont pas donnés mais les propriétaires des chats et chiens ne lésinent pas sur les moyens pour offrir le meilleur à leurs bêtes à poil. «J'ai toujours élevé des chats, nous dit Hacène, 39 ans. Ils sont très attachants. A la longue, ils deviennent comme des membres de la famille. Le plus dur, c'est lorsqu'ils décèdent. On met beaucoup de temps à s'en remettre. Les chats vivent rarement au-delà de 14 ans.»
Chien thérapeute
Dans certains cas, les animaux de compagnie peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques. Quand elle était petite, Samia, 25 ans, a souffert d'anorexie. «Mes parents m'avaient emmenée chez plusieurs médecins. L'un d'eux leur a conseillé de m'acheter un compagnon à quatre pattes. Le jour où «Whisky», un petit caniche de 8 mois, est entré dans ma vie, je me suis remise à manger. Mes parents étaient bluffés et moi j'étais si heureuse ! Quand «Whisky» est mort à l'âge de 13 ans, j'ai fait une grosse déprime. Nous l'avons enterré dans le jardin. Je ne l'ai jamais oublié.»
Prendre soin de son animal de compagnie, consacrer un budget pour son alimentation et pour ses rendez-vous chez le vétérinaire est sacré pour les amis des bêtes. «Je possède un chat siamois qui m'apporte beaucoup de joie, nous dit Malek, 43 ans. Je suis un célibataire endurci, et cette présence féline et espiègle, quand je rentre du boulot le soir, me fait beaucoup de bien au moral. Ma mère voit cette présence d'un mauvais œil surtout au regard de tout ce que me coûte son entretien en croquettes, accessoires et visites chez le vétérinaire. Elle a souvent coutume de me taquiner. ‘'Au lieu de te marier, tu élèves un matou !'' martèle-t-elle. En tout cas, en attendant de trouver l'âme sœur, mon chat m'aide à me sentir bien au quotidien.»
Chien husky
Vous l'aurez sans doute remarqué : depuis quelque temps, une nouvelle race de chiens est visible dans la capitale : le husky sibérien. Il n'est pas rare de rencontrer des filles ou des garçons promenant des chiens de cette race. Un coup d'œil sur le site Oued Kniss nous renseigne sur leur prix : entre 65 000 et 200 000 da. «J'ai craqué pour ce chien, nous confie Sid-Ali, 29 ans. C'est une race à part. Ils sont très affectueux. Bien qu'originaires des pays nordiques, ils vivent très bien dans notre pays où le climat est pourtant plus chaud.»
Garde du corps
Certaines jeunes filles ne sortent plus dans la rue sans leur chien de garde. Amira, 25 ans, a trouvé la bonne formule pour ne pas être importunée dans la rue. «Mon père m'a acheté ce berger allemand pour me servir de garde du corps, dit-elle. Lorsque je le promène le soir, aucun gars n'ose m'approcher ou me dire des mots déplacés. Du coup, je me sens tout à fait en sécurité.»
Amours de félins
Zineb, 62 ans, élève six chats. «A chaque fois que je trouve un chaton abandonné dans la rue, je le ramène à la maison. J'ai la chance de disposer d'un jardin et cette ménagerie ne cesse de s'agrandir. Je les câline, leur parle et les gâte comme si c'étaient mes propres enfants. Ils me le rendent bien. Leur affection m'apaise et me rend heureuse. Et lorsque mes petits-enfants me rendent visite, la maison se remplit de rires et de joie. Les chats sont de merveilleux compagnons.» Pour d'autres, posséder un animal de compagnie est frappé d'interdit. Kamel, 32 ans, se souvient. «Quand j'étais gamin, je mourais d'envie d'apporter un chiot à la maison. Mon voisin possédait un Bichon maltais et j'en étais complètement fou. Mes parents s'y sont formellement opposés en me répétant ad vitam aeternam : ‘'Un chien présent dans une maison fait barrage aux anges.'' J'ai grandi avec cette idée et j'ai réfréné mon amour pour ces bêtes à poil.»
Un compagnon à plumes
Rachid, 56 ans, élève un perroquet gabonais. «Je l'ai payé 45 000 DA il y a deux ans. Dès que je rentre à la maison, je siffle et il me répond de loin. J'ai tissé avec «Jaquot» une relation privilégiée. Je suis le seul à pouvoir l'approcher. Il me tend sa tête pour avoir des câlins et mord toute autre personne qui s'approche de sa cage. Quand j'ai le moral dans les chaussettes, sa seule présence me fait tout oublier. La présence d'un animal à poil ou à plumes à la maison est vraiment indispensable pour la santé mentale», conclut-il.
Par leurs jeux, leurs mimiques, leur caractère atypique, les animaux de compagnie nous apportent joie et bonne humeur. Les ronronnements des chats apaisent les tensions et libèrent les endorphines. Les animaleries vendant de la nourriture et des accessoires pour animaux domestiques enregistrent une importante affluence, preuve que les Algériens n'ont jamais autant apprécié la présence de ces bêtes à poil et à plumes, dans leur vie.
Soraya Naili


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