«Contrainte majeure» pour certains, «normale» pour d'autres    Liste contestée    Que faire pour réguler le marché ?    Reprise à la hausse des activités du commerce extérieur    Ligue arabe, ONU, UE et UA réclament «un retrait immédiat» des troupes étrangères    Le fils d'Idriss Déby intronisé président de la République    Le Conseil de sécurité face à ses responsabilités    La Super Ligue se déballonne, le foot européen doit recoller les morceaux    Le CRB enfonce le CABBA    Préparation des JO de Tokyo 25 athlètes en stage à Bordj-Bou Arréridj    «10 000 patients sont en attente d'une greffe»    Tajine de kefta aux œufs    Le pire est à craindre    La première édition du 2 au 5 juillet 2021 aux Ouacifs    Actuculte    Décès de la Moudjahida Annie Steiner    FAF : Zetchi passe la main à Amara    RC Kouba : Six mois de suspension pour Ghalem    ARAMA DE RETOUR, NEGHIZ CONTACTE    La JSK a fait le job à Garoua, Sétif résiste à Johannesburg    7 décès et 182 nouveaux cas    Le lanceur d'alerte Noureddine Tounsi restera en prison    Grandiose marche nocturne à Akbou    Un procès peut en cacher un autre    Incendie au marché de gros des fruits et légumes    Cote d'alerte    Promenade des Sablettes : Campagne de sensibilisation à la sécurité routière    Création d'une société ENR mixte Sonatrach/Sonelgaz : Que deviendra le programme solaire des 1000 mégawatts ?    Lancement d'une étude macroéconomique    La Banque mondiale table sur un baril à 56 dollars en 2021    7070 météorites algériennes filent illégalement à l'étranger    "Nous devons entretenir notre mémoire"    Ecoles primaires: Les appels au débrayage se multiplient    Amnesty International: «Une nette baisse des condamnations à mort en Algérie»    Des Algériens parmi eux: 18.000 enfants migrants non accompagnés disparus en Europe    Un fonds de 7,55 millions d'euros pour les migrants    La nécessaire coordination    Le challenge de deux présidents    «Possibilité non négligeable» d'une victoire de l'extrême droite    15 quintaux de kif marocain saisis    La sanglante guerre d'usure des Houthis    L'Algérie ne tombera pas    Les islamistes rêvent de victoire    768 Logements sociaux électrifiés    Des milliers de travailleurs investissent la rue    L'art comme oeuvre marchande    Promouvoir la diversité linguistique amazighe    «Les centres d'archives sont une vitrine»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La ferme mise au point du MDN
Déploiement de l'ANP à l'étranger
Publié dans Le Soir d'Algérie le 22 - 02 - 2021

L'Algérie semble faire face à de nouvelles manœuvres visant à lui forcer la main pour un engagement militaire dans le Sahel. Des faits successifs attestant indéniablement de cette situation ont entraîné une vive réaction du ministère de la Défense qui s'est exprimé hier par communiqué.
Retour sur les faits. Ce 16 février, N'Djamena, capitale du Tchad, accueille une réunion des chefs d'Etat des pays membres du G5 Sahel à l'invitation conjointe de la Mauritanie et du Tchad pour un examen de la situation de la région. Emmanuel Macron, initiateur du Groupe des 5 (Mali, Tchad, Niger, Mauritanie et Burkina Faso) engagés militairement dans la lutte contre le terrorisme, tient un discours pour le moins surprenant. Il évoque l'avènement d'une coalition internationale au Sahel dans laquelle la « France joue un rôle pilier pour l'amplification d'une dynamique collective autour de la task force Takouba (une force militaire placée sous le commandement des troupes françaises enrôlées dans l'opération Barkhane)». Le Président français cite ensuite les pays européens ayant donné leur accord pour rejoindre la coalition puis fait état d'un «réengagement algérien et marocain» et s'en félicite. Les mots entretiennent une certaine ambiguïté et sonnent comme une nouvelle annoncée dans le cadre approprié, une «information» que Macron glisse et présente comme un fait avéré. L'est-elle pour autant ? A Alger et depuis l'adoption de la nouvelle Constitution autorisant le déplacement de troupes militaires hors des frontières du pays, toutes les communications officielles ont été axées sur le fait que ces déplacements ne pouvaient s'inscrire que dans des missions pacifiques. Alger n'a pas manqué de faire savoir qu'elle a longtemps ignoré les nombreux appels du pied et tentatives pour rejoindre militairement le G5. Les déclarations d'Emmanuel Macron durant le sommet de N'Djamena n'ont entraîné aucune réaction diplomatique dans le pays. «Ce ne sont pas les premières tentatives du genre. Dans un passé récent, il y a eu y compris des tentatives du même genre de la partie militaire, mais elles ont toujours été ignorées», soutiennent des sources bien informées. Dans le pays, les déclarations françaises prennent des proportions autres. Hier, le ministère de la Défense a réagi en publiant un communiqué où il évoque l'existence de certaines «parties qui relayent sur leurs pages et comptes subversifs sur les réseaux sociaux des allégations dénuées de tout fondement, insinuant que les actions et opérations menées par l'institution militaire, au niveau interne et externe, répondent à des agendas et des instructions émanant de parties étrangères, et que l'ANP s'apprête à envoyer des troupes pour participer à des missions militaires en dehors de nos frontières nationales sous le chapeau de puissances étrangères dans le cadre du G5 Sahel, ce qui est faux et inadmissible». Les rumeurs diffusées sont qualifiées «d'intox qui ne peut provenir que de personnes à la solde des services du Makhzen marocain et sionistes».
Le ministère de la Défense nationale dément «catégoriquement toutes ces allégations tendancieuses et manœuvres sournoises et rassure l'opinion publique en affirmant que l'ANP ne sera soumise qu'à l'autorité du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et conformément à ses missions constitutionnelles explicites et aux lois de la République, dans la défense de la souveraineté, de l'intégrité et de la sécurité nationale». Le communiqué du MDN tient également à rappeler que «la participation de l'ANP en dehors des frontières du pays relève de la décision du peuple algérien, conformément aux dispositions de la Constitution».
A. C.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.