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Tensions à Rangoun où la police disperse une manifestation
Birmanie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 27 - 02 - 2021

La police anti-émeutes birmane s'est déployée vendredi à la mi-journée autour des carrefours clés de Rangoun pour disperser des centaines de manifestants anti-coup d'Etat rassemblés pour demander le retour de la démocratie et la libération d'Aung San Suu Kyi.
La Birmanie est traversée par une vague de colère qui a vu jusqu'à des centaines de milliers de manifestants dans la rue quotidiennement contre la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 1er février. Dans certaines villes, la police et l'armée ont usé de la force mais à Rangoun, les autorités ont fait preuve de retenue jusqu'ici, se contentant de présence et de barricades à plusieurs points stratégiques de la capitale économique du pays.
Vendredi, la police anti-émeutes a avancé sur les manifestants, pour la plupart assis et scandant des slogans pro-démocratie, pour les sommer de se disperser. Au moins deux personnes ont été arrêtées, dont un reporter japonais indépendant Hiroki Kitazumi, et la police a dégagé la principale artère, obligeant les manifestants et les journalistes à se déporter dans les rues secondaires. Près du carrefour Myaynigone, un quartier résidentiel, les manifestants ont érigé des barrières avec des tables et du barbelé pour empêcher les policiers de les arrêter. Casques de sécurité sur la tête, les manifestants ont crié : «L'échec de la dictature est notre cause, notre cause !», un refrain chanté lors des rassemblements anti-junte.
Près d'un autre carrefour au centre-ville, Hledan, les manifestants s'éloignaient de l'artère principale en courant alors que la police se rapprochait d'eux lentement et alignés. «Si vous ne le faites pas, nous devrons vous disperser par la force !» a annoncé la police par mégaphone. Une fois la circulation rétablie, certains automobilistes lançaient le salut à trois doigts, un symbole de résistance. Aucun blessé n'a pour le moment été rapporté mais la tension à Rangoun est vive depuis jeudi, quand un rassemblement pro-militaire a été toléré dans une zone du centre-ville habituellement interdite aux manifestants. Des affrontements entre habitants pro-démocratie et militants pro-armée avaient alors éclaté.
Jeudi soir, Tamwe, un quartier de Rangoun, a vu des soldats et des policiers se rassembler pour mettre fin à une petite manifestation contre un responsable municipal nommé par la junte. Selon le journal d'Etat Mirror Daily vendredi, les autorités ont déployé des grenades assourdissantes et tiré à balles réelles en l'air pour disperser les manifestants. Vingt-trois personnes «seront confrontées à des actions conformément à la loi», est-il écrit dans l'organe officiel.


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