Coupe de la Ligue: le NAHD, l'OM et le NCM passent en 8es de finale    Décès d'Idris Deby : l'Algérie suit avec une grande préoccupation les événements en cours au Tchad    Le Conseil de sécurité appelé à accélérer la décolonisation du Sahara occidental    MCA : Brahmia, nouveau président    Lancement de l'opération de vaccination anti-covid dans les wilayas et les institutions sahraouies    Nette hausse des exportations gazière au 1er trimestre 2021    Le pari électrique officialisé    Sûreté nationale: installation de nouveaux chefs de sûreté de wilayas    Nahda participera avec une trentaine de listes    Le soutien continu de l'Algérie aux efforts visant l'unification des rangs en Libye réaffirmé    Le front anti-Rachad se consolide    Constantine: réception du tunnel de Djebel Ouahch "durant l'année 2025"    Ceferin fustige    Mourinho n'est plus entraîneur des Spurs    Délocalisation de l'AGE bis de la FABB à l'ESSTS    Hausse des prix : Rezig évoque les «spéculateurs»    Accidents de la route: 25 morts et 1322 blessés en une semaine    Gâteau de crêpes    Mécontentement    Naïma Ababsa    "Les stocks des produits alimentaires ont atteint un niveau rassurant"    Communiqué de Liberté    "Cessez la répression et libérez les détenus !"    L'AUTRE COUP BAS DE LA CAF    Relaxe pour Fodil Boumala    Que décidera Macron ?    Un sans-papiers algérien expulsé de France    Seaal dans le viseur des pouvoirs publics    La mercuriale en roue libre    Campagne de sensibilisation aux accidents de la route    Les travailleurs de l'ETRHB veulent sauvegarder leur entreprise    Le greffon de la liberté    Pour une valorisation des ressources archéologiques    Tamazight avance doucement, mais sûrement    Sidi Bel Abbès : La prolongation du couvre-feu asphyxie les commerçants    Création de dix nouvelles wilayas: «Aucun changement dans les frontières territoriales»    Une bonbonne de gaz explose : incendie, deux blessées et des dégâts    LE RAMADHAN A BON DOS    Hadj Merine ne s'enflamme pas    L'acquittement? O.K. Et l'accusation?    Téhéran redit sa disposition à dialoguer avec l'Arabie saoudite    La Tunisie secouée par la pandémie    Le gouvernement examinera le projet en juin prochain    Boumala victime de son paradoxe    Brèves    Le spectacle vivant réclame des aides    «Chaque rôle apporte un plus...»    HCA: Une célébration dans la fierté    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'œuvre de Mammeri, une source d'inspiration, un déclic et une référence
Littérature
Publié dans Le Soir d'Algérie le 03 - 03 - 2021

L'œuvre de Mouloud Mammeri constitue «une source d'inspiration», «un déclic» et «une référence», ont considéré des écrivains dimanche à Tizi-Ouzou rencontrés à l'occasion des activités commémorant le 32e anniversaire de sa disparition.
«Tout dans la vie de Mammeri est source d'inspiration», soutient Akli Derouaz. L'homme, poursuit-il, «a consacré sa vie à ouvrir des pistes qui ont permis à des générations d'avoir une vision et de se situer sur tous les plans». Derouaz rappellera à ce propos «le courage de l'écrivain, qui s'est attaqué aux citadelles de l'empire colonial et ses positions lui ont valu d'être destiné à la potence avant d'être sauvé in extremis». Il citera aussi les positions de Mammeri «très claires concernant l'indépendance de l'Algérie, la manipulation de la culture et de la langue et son opposition à tous les feux destructeurs des liens sociaux au sein du peuple algérien». En tant qu'écrivain, il souligne que Mammeri «n'est pas une source d'influence mais d'inspiration». Il était «un passeur d'idées plongé dans les entrailles de la société algérienne, et du coup, on ne peut échapper à son esprit».
Lynda Hantour, auteure en tamazight, considère, pour sa part, que Mammeri est «un déclic». «Il y a chez chaque écrivain une part de l'influence de Mammeri qui constitue le déclic original, et ce, en montrant la possibilité de transposer notre culture orale dans l'écriture, mais aussi, la nécessité de le faire», a-t-elle soutenu.
À ce propos, a-t-elle noté, Mammeri «a été en avance sur son temps, il avait compris que l'oralité va être fatale pour les langues et anticipé le contexte actuel de mondialisation qui n'offre pas de place à la culture orale qui est menacée de disparition». Hantour affirme, à ce propos, que son roman isseflan n tudhert (Les sacrifiés de la vie) a été entamé en français avant d'abandonner et de se décider à l'écrire en tamazight suite à l'interpellation de certains amis.
Pour Djamel Laceb, qui a traduit le roman Le sommeil du juste de Mammeri en tamazight, ce dernier demeure «la référence pour tout écrivain en tamazight, étant celui qui a posé les premiers jalons et les règles grammaticales et syntaxiques de cette langue».
Son influence, ajoute-t-il, «est indéniable et nul ne peut s'y soustraire, car son œuvre, diversifiée et abondante, au-delà de son apport linguistique, interpelle aussi sur tous les aspects du vécu national».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.