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Il y a 66 ans, la conférence historique de Bandung
Prélude à la fin de l'ère coloniale
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 04 - 2021

La rencontre afro-asiatique, dite conférence de Bandung en Indonésie, a marqué le début de la décolonisation dans la deuxième moitié du XIXe siècle et son esprit demeure un des leviers devant mener la coopération et la concertation entre les pays du Sud en vue de relever les défis économiques et sécuritaires.
Cette année, les pays en voie de développement en particulier et ceux issus du Mouvement des non-alignés vont commémorer le 66e anniversaire de cette conférence historique qui avait réuni, sur l'île de Java, en Indonésie, du 18 au 24 avril 1955, les représentants de vingt-neuf pays d'Afrique et d'Asie qui avaient acquis leur indépendance.
« L'Algérie, alors en guerre contre le colonialisme français, avait été invitée en tant que pays observateur à la conférence et représentée par une délégation du FLN, présidée par Hocine Aït Ahmed et M'hamed Yazid. Les années 1954-1955 marquaient le début de certaines indépendances », a rappelé Noureddine Djoudi, un diplomate de carrière et ancien secrétaire général adjoint de l'Organisation de l'union africaine (OUA), estimant que ce qui a motivé alors les Asiatiques « c'était la défaite écrasante de la France à Diên Biên Phu, au Vietnam ».
Les leaders asiatiques qui ont pris conscience du problème colonial, ajoute l'ancien ambassadeur, « ont réfléchi à deux choses : premièrement, reconnaître officiellement la République populaire du Vietnam, et surtout mobiliser l'opinion pour que la Chine populaire prenne sa place aux Nations-Unies ».
Ainsi, la conférence de Bandung a marqué l'émergence d'un nouveau bloc qui voulait s'imposer comme une force sur l'échiquier politique mondial, et surtout étudier le rôle que pourront jouer les deux continents, l'Asie et l'Afrique, et évaluer leurs moyens pour mettre en place les mécanismes permettant une coopération économique, culturelle et politique de manière étroite entre les pays du Sud.
Les leaders afro-asiatiques ayant pris part à la rencontre de Bandung avaient plaidé, au bout de sept jours de débats, pour un nombre de principes, entre autres, le respect des droits humains, la souveraineté et l'intégrité territoriale de toutes les Nations, égalité de toutes les races et égalité de toutes les Nations, non-intervention et non-ingérence dans les affaires internes des pays, abstention d'actes ou de menaces d'agression ou de l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un pays, règlement des conflits internationaux par des moyens pacifiques, encouragement des intérêts mutuels et coopération et respect de la justice et des obligations internationales. Il faut souligner que, durant les dix années qui ont suivi la tenue de la conférence de Bandung, 31 pays africains, dont l'Algérie, ont arraché leur indépendance, marquant, par là, la fin de l'ère coloniale, à l'exception de la Palestine qui vit encore sous le joug de l'occupation israélienne et le Sahara Occidental, dernière colonie d'Afrique, dont le peuple mène aujourd'hui un rude combat pour son autodétermination.
L'esprit de Bandung se manifeste, six années plus tard, en 1961 à Belgrade, par la création du mouvement des pays des Non-alignés. Pour ce qui est du rôle de l'Algérie dans ce mouvement, M. Djoudi estime que c'est l'un des pays qui « continue à exercer dans le sens de l'orientation qui a été prise à l'époque, c'est-à-dire absolument intransigeant sur le principe de l'autodétermination ». « C'est pour cela et en dépit de toutes les pressions, que nous sommes là à soutenir la cause du Sahara Occidental, comme on soutient la Palestine », a-t-il soutenu.
Le président de la République a également saisi la même tribune pour lancer un appel au Conseil de sécurité des Nations-Unies « pour se réunir, dans les plus brefs délais, et adopter une résolution appelant solennellement à l'arrêt immédiat de toutes les hostilités à travers le monde, notamment au Yémen et en Libye, sans omettre les territoires occupés en Palestine et au Sahara Occidental ».
APS/R. I.


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