Serie A : Mourinho essuie sa première défaite avec l'AS Rome    Recensement de 52 sinistrés    Qualifs Mondial 2022 : Les dates pour les matchs face au Niger dévoilées    Arrêt de la publication du rapport Doing Business    Le long chemin de la transition    Paris rappelle ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie    L'ex-président Condé "demeurera en Guinée"    Plus de 10 000 migrants campent sous un pont à la frontière    Le RCD explique les raisons de son boycott    "Notre participation n'est nullement un renoncement"    Un seul mot d'ordre : la qualification !    Mahrez à la hauteur de Madjer avec 11 buts    La direction dément un départ précipité d'Aït Djoudi    PSG : Leonardo mécontent des fuites sur le contrat de Messi    2021, année blanche pour l'automobile    Une rentrée difficile pour le CEM Admane-Arezki    Des écoles équipées en énergie solaire    Appel à candidatures jusqu'au 30 septembre    Une disparition dans la discrétion    Sachez que...    FAF-BF : un communiqué, deux versions    Un essai critique sur le discours des médias français    «Les Français quittent volontairement l'Algérie, après 132 ans de vacances...»    El-Bayadh: 21 établissements scolaires raccordés aux réseaux d'électricité et de gaz    Liste des bénéficiaires des logements de la formule à points: Plus de 9.000 recours déposés par les exclus du relogement    Gdyel: 50 logements LPA 2 distribués avant la fin de l'année    Trouble-fête    Une réforme délicate    Le cul-de-sac    Tlemcen: La bataille de Sidi-Brahim revisitée    Le MSP opte pour la participation    De chauds dossiers à traiter    Premières réponses à l'ONU    Attentats à Jalalabad, au moins 2 morts et 19 blessés    Une centaine de dirigeants attendus à New York malgré la pandémie    L'Algérie condamne l'attitude irresponsable du Maroc    Réactions internationales    Des logements et des barrages    Disparition mystérieuse d'une future mariée    Les kidnappeurs d'une fillette arrêtés    Le baril demande à souffler    Les dernières heures au pouvoir    Un diplomate hors normes    164.286 nouveaux inscrits    Une stèle érigée à sa mémoire    Un enregistrement inédit de John Lennon mis aux enchères    Offrez-vous les voitures du dernier Mad Max!    Le GPRA a joué un rôle "décisif"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'aval de Mohammed VI
SCANDALE PEGASUS
Publié dans Le Soir d'Algérie le 04 - 08 - 2021

Les services de renseignement marocains n'ont pas agi sans l'aval du palais royal dans la ténébreuse affaire Pegasus, et «la crise internationale» qui en a résulté ne fait que commencer, selon un article publié mardi par le média en ligne Middle East Eye.
Dans un article d'opinion intitulé : «Pegasus et le Maroc : Mohammed VI savait», l'auteur, le journaliste marocain Ali Lmrabet, a souligné qu'«il est impossible» que le patron de la Direction générale de la sécurité du territoire marocaine (DST), Abdellatif Hammouchi, ait décidé tout seul de mettre sur écoute une légion de personnalités de tous bords et de toutes nationalités à l'aide du logiciel espion Pegasus de l'entreprise israélienne NSO Group.
Selon l'auteur, espionner des journalistes marocains ou étrangers, des militants des droits de l'Homme, des politiciens marocains «ne nécessite aucun acquiescement» du roi, mais tenter de cibler le portable du Président français, Emmanuel Macron, et ceux de son Premier ministre et d'une quinzaine de membres de son gouvernement «ne peut être l'œuvre du seul Hammouchi». «Hammouchi, qui détient ses abusifs pouvoirs directement de son seigneur et maître le roi du Maroc, lequel, à travers l'un de ses conseillers, Fouad Ali El Himma, garde le contrôle absolu sur les services secrets, n'a pas l'ambition politique qui en ferait un électron libre», a analysé Lmrabet.
Dans ce même article, M. Lmrabet a noté qu'afin de dédouaner le palais royal et même le régime de ce vaste réseau d'espionnage, le Maroc a procédé à une contre-attaque en déposant plainte pour diffamation en France contre Forbidden Stories et Amnesty International, les ONG à l'origine de ces révélations, ainsi que contre Le Monde, Mediapart et Radio France, qui ont donné une large couverture à cette affaire. Certains ont sauté sur le fait que l'un des téléphones du roi Mohammed VI avait été sélectionné par les services secrets marocains pour une éventuelle mise sur écoute. Pourtant, il est fort probable, d'après l'auteur, que «Hammouchi cherchait à contrôler les pas du roi pour mieux préserver son image gravement touchée par des rumeurs insistantes et sordides». Et il est possible aussi, a-t-il nuancé, que la «sélection (ce qui ne veut pas dire forcément ''infection'') du téléphone de Mohammed VI ait été faite volontairement pour éloigner du roi les soupçons sur sa présumée implication dans l'éventualité où on découvrirait que le Maroc utilise le logiciel espion Pegasus. Ce qui est actuellement le cas».
Hammouchi sur les pas du roi
Reste à savoir si Hammouchi sera lâché par le roi si un magistrat français, espagnol ou autre venait à lancer un avis de recherche international contre lui, sachant qu'il a déjà des démêlées avec la justice française dans l'affaire Moumni. Difficile de le prédire, selon Lmrabet. Et de conclure : «Nous sommes aujourd'hui à l'aube d'une crise internationale qui ne fait que commencer.» La semaine dernière, des analystes de l'Etat français ont corroboré pour la première fois, de manière indépendante, les récentes révélations liées à l'affaire du logiciel espion Pegasus dans laquelle est impliqué le Maroc, mettant à nu notamment «la faiblesse de la riposte européenne» à ces dérives.
Dans un dossier consacré à cette affaire, le journal Le Monde a rapporté que les premiers éléments issus des analyses techniques conduites ces derniers jours dans le cadre de l'enquête judiciaire confortent les informations avancées par le consortium de 17 médias, dont Le Monde, ayant mené l'enquête et par les constatations techniques d'Amnesty International.
C'est la première fois, selon le média, que des autorités officielles viennent confirmer de manière indépendante les preuves techniques avancées par Amnesty International dans le cadre du «Projet Pegasus», au même titre que les informations du consortium de journalistes.
R. I./APS


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.