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QUAND UN PHILOSOPHE SE TRANSFORME EN ESPION
Un sioniste en Tripolitaine
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 12 - 2011


Par Ma�mar FARAH
�Mais depuis quand donc l�imp�rialisme souffle-t-il dans le vent des r�volutions, lui qui a si peur des sursauts authentiques des peuples ?� S�engageant, d�s les balbutiements de la crise libyenne, contre le r�gime du colonel Kadhafi, le philosophe fran�ais Bernard-Henri L�vy a voulu r�affirmer l�image qu�il donne de lui-m�me ; celle d�un penseur progressiste pr�sent sur tous les fronts de la lutte pour la libert�. On le voyait partout o� les guerres postcoloniales produisaient de nouveaux drames aggrav�es par la famine, la soif, les maladies�
Ce philosophe globe-trotter a sillonn� les continents, portant sa bonne parole l� o� il pensait qu�elle serait utile. Mais ce philosophe reste prisonnier de son id�ologie ! Il n�h�site pas � parler de la mission sacr�e des juifs dans le monde, une mission que leur conf�rent les textes bibliques, mais aussi leurs souffrances durant la Seconde Guerre mondiale. Il le dit et l��crit : la sup�riorit� des juifs est dans leur capacit� � interpr�ter les textes sacr�s, � les commenter et � d�battre librement de ces interpr�tations, sans que cela soul�ve les foudres des gardiens du Temple. Cet �ijtihad� h�breu serait � l�origine, selon lui, des mises � jour successives qui ont permis au peuple juif de s�adapter au monde moderne et de concilier tradition et progr�s. Ce grand supporter de l�Etat d�Isra�l est persuad� de la sup�riorit� de cette �nation�, n�e pour d�fendre les faibles, oubliant de s�attarder sur les crimes innommables de la soldatesque sioniste et les m�faits successifs de la colonisation juive. Son regard sur les Palestiniens n�est jamais neutre m�me si le ton paternaliste s�accorde quelques regrets sur leurs �blessures�. Pourtant, son statut de philosophe engag� pour la libert� aurait d� lui ouvrir les yeux sur les souffrances de ce peuple chass� de ses terres, meurtri dans sa chair, contraint � l�exil et continuellement livr� aux pires exactions des faucons si nombreux dans ce pays. Mais il aurait pu s�en arr�ter l� et cela n�aurait gu�re soulev� le moindre int�r�t de notre part, tant sont nombreux les artistes et penseurs fran�ais qui se croient oblig�s de se mettre au garde-�-vous � chaque fois que le nom d�Isra�l est cit� ! Non, M. Bernard-Henri L�vy va plus loin : son activisme n�est pas celui d�une quelconque personnalit� attach�e simplement � la cause juive, encore faut-il en pr�ciser les contours car beaucoup craignent d��tre tax�s d��antis�mites�. Non, M. Bernard-Henri L�vy est un agent du sionisme qui ne se cache plus. Il est l�ambassadeur d�une philosophie raciste, affreusement injuste et totalement m�prisante pour les peuples arabes. Il est le repr�sentant actif d�une id�ologie qui veut installer durablement des citoyens ramen�s des quatre coins du monde sur une terre qui ne leur appartient pas, sauf � se r�f�rer � des textes bibliques qui, s�ils �taient pris au s�rieux partout, chambouleraient bien des fronti�res ! Il est aveugl� par cette croyance qui le prive du regard du juste, si n�cessaire chez les philosophes, ces sages qui ont toujours d�fendu la libert� sans censure et le droit sans exceptions ; une croyance bas�e sur la pr�tendue sup�riorit� d�une race et d�une religion qui ont choisi, par la force, la Palestine comme patrie exclusive ! Mais M. Bernard-Henri L�vy n�aurait pas pu agir si efficacement s�il n�avait pas le soutien actif des services secrets isra�liens qui l�aident, partout, � r�aliser leurs plans. Faut-il souligner que ces plans sont �galement soutenus par la puissante Am�rique qui, avouons-le, n�a qu�une seule et unique politique vis-�-vis d�Isra�l, et cela quelle que soit la couleur du locataire de la Maison Blanche. Tout cela est connu. Mais M. Bernard- Henri L�vy va trouver le plus fort appui dans les nouvelles th�ses apparues avec l�arriv�e de M. Sarkozy, d�fenseur acharn� d�Isra�l, qui rompt de mani�re singuli�re avec les positions �quilibr�es de la diplomatie fran�aise, exprim�es avec fermet� et discernement depuis le lointain G�n�ral de Gaulle. C�est dans l�affaire libyenne que le philosophe va se d�couvrir une �me de va-t-en guerre qui tranche avec l�esprit pacifiste des grands penseurs. Il sera ainsi un acteur agissant dans la mobilisation de l�arm�e fran�aise qui va jouer aux �cowboys� sur un terrain qu�elle conna�t bien : le Maghreb ! Cette arm�e, qui n�a jamais gagn� une guerre et dont les d�faites, en Indochine et en Alg�rie, alimentent encore bien des chroniques militaires, s�engage en Libye avec une mission confuse. D�ailleurs, les Fran�ais et les autres forces de l�Otan (le Qatar y �tait ! Le Qatar ? Boumedi�ne avait raison de railler ces �Etats microscopiques � !) ont massacr� plus de civils que de militaires dans les bombardements hasardeux. Ils ont livr� Kadhafi et ses enfants aux hordes sauvages, �vitant des proc�s qui auraient livr� bien des secrets. Guerre d�j� oubli�e alors que l�on devrait juger MM. Sarkozy et Henri L�vy pour tous les crimes commis par leurs poulains, des obscurantistes sans foi, ni loi, des sanguinaires terroristes qui n�ont rien de �r�volutionnaires� ! Mais depuis quand donc l�imp�rialisme souffle-t-il dans le vent des r�volutions, lui qui a si peur des sursauts authentiques des peuples ? Entre autres missions, M. Bernard-Henri L�vy devait nous prouver le contraire et nous convaincre du droit d�immixtion militaire dans les pays o� les peuples sont victimes de la dictature. Le philosophe serait-il aveugle au point de voir dans la Cor�e du Nord une parfaite d�mocratie ? Et la Chine ? Et l�Arabie saoudite ? Et toutes ces monarchies arabes d�un autre �ge comme le Maroc fr�re o� l�on continue de pratiquer le �baisemain� ? Votre probl�me actuel serait-il les quelques r�publiques arabes qui ont choisi un syst�me autre que la monarchie et dont les exc�s tyranniques de leurs dirigeants, si graves soient-ils, ne sauraient justifier tant de carnages et de destructions ? Ce plan est l�, devant nos yeux ; il est men� tambour battant par les forces imp�rialistes qui, �puis�es par l�effondrement du capitalisme et craignant la lev�e massive de leurs peuples, cherchent encore et toujours un bouc �missaire pour mener, loin de chez eux, ces guerres co�teuses qui les font vivre et se perp�tuer. L�ouvrier berlinois ou le p�cheur marseillais, �trangl�s par les m�faits d�un syst�me inique en fin de cycle, trouveraient-ils donc mati�re � satisfaction et bonheurs caressant leurs alter ego dans ces exp�ditions punitives contre les peuplades �barbares � ? Et ces cha�nes de t�l�vision fran�aises, petites b�tardes du couple ill�gitime CNN-Al Jazeera, imitant ridiculement les fanfaronnades am�ricaines de la premi�re guerre du Golfe, ont-elles encore une quelconque cr�dibilit�, elles qui se mettent au service de la guerre et la traitent comme un spectacle ? Je pleure pour le pays des droits de l�homme, de Victor Hugo et de Jean-Paul Sartre ! Pas d�ang�lisme, disait M. Bernard-Henri L�vy. Les voix qui appellent au pacifisme sont celles des rat�s cong�nitaux qui viennent soit du communisme, soit des milieux hors normes ! Un peu qu�il taxerait tout ce beau monde de voyous et de marginaux. On sait o� m�ne ce discours� La guerre, vite la guerre, clamait-il ; hurlait-il m�me, car il y a �urgence face � la r�pression du monstre�. Mais ce �monstre� agit ainsi depuis une quarantaine d�ann�es ! O� �tiez-vous ? Et que nous vaut ce soudain int�r�t et cette prompte mobilisation de toutes les �mes �charitables� dont M. Sarkozy qui accueillait, il n�y a pas si longtemps, et en grande pompe, l�homme si d�cri� aujourd�hui ! Non, il ne faut pas philosopher, nous disait M. le philosophe et, surtout, ne pas se poser la question de savoir si �cette guerre est juste ou pas�. Ce serait une coquetterie d�intellectuel insupportable face � l�urgence ! Vous avez servi les int�r�ts d�Isra�l en �cassant� litt�ralement un pays arabe et en l�envoyant au moyen-�ge. Vous avez si bien servi les int�r�ts de la France des patrons qui s�appr�te � se sucrer alors que le sang n�a pas encore s�ch� l�-bas. Mais vous n�avez, en aucune mani�re, servi la cause du peuple libyen livr� aux nouveaux monstres qui ont d�j� commenc�, partout, leurs basses besognes ! Cette terreur et tous ces massacres, vous en �tes responsable en partie, M. Bernard-Henri L�vy ! Et ces yeux innocents de tant d�orphelins qui vous regardent, les voyez-vous ? Ou est-ce que vous �tes trop occup� � pr�parer votre nouvelle campagne �philosophique � ? O� ? Quelle sera la prochaine cible d�Isra�l ? Que votre conscience parle un jour, Monsieur ! Elle seule saura vous dire, sans le talent qui est le v�tre, mais avec la force de la conviction et la raison des justes, ces mots simples : �Vous n��tes plus un Sage ! Vous �tes un vulgaire espion !�


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