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L'entretien de la semaine
DOCTEUR BENTOUMI MIMI, SPECIALISTE EN MEDECINE INTERNE OPTION DERMATOLOGIE ET MEDECINE ESTHETIQUE, AU SOIRMAGAZINE : «Le vitiligo, un mal au-delà du stress»
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 01 - 2017

Docteur Bentoumi Mimi, spécialiste en médecine interne, option dermatologie et médecine esthétique, pratique de nombreuses techniques en dermatologie et médecine. Membre du Groupe Laser de la Société française de dermatologie et de l'Association française de médecine esthétique, il apporte son éclairage sur le vitiligo, cette maladie de la peau souvent méconnue, et par là même oriente les patients sur ses traitements.
Soirmagazine : Qu'est-ce que le vitiligo ?
Dr Bentoumi Mimi : Le vitiligo se manifeste par des plaques blanches qui correspondent à des zones de peau où les cellules qui fabriquent la mélanine, qui est le principal pigment de la peau ont disparu. Le vitiligo est une maladie de la peau relativement fréquente. Elle touche 0,5% à 2% de la population selon les études. Les hommes et les femmes sont atteints avec la même fréquence. Elle touche des jeunes qui n'ont pas atteint les vingt ans.
Quelles sont les causes de cette maladie ?
Le vitiligo ne doit plus être considéré comme une «maladie psychosomatique». Si le rôle du stress est parfois indéniable dans le déclenchement ou l'aggravation de certains vitiligos, il n'est certainement pas la cause de cette maladie. Le vitiligo est une maladie complexe liée à des facteurs génétiques et non génétiques. Certes le vitiligo est une affection héréditaire pour un patient et il est le risque premier car il faut une mutation génétique qui prédispose au vitiligo. Il y a d'autres facteurs qui sont liés à l'environnement : un fort stress, un coup de soleil. Il est à noter que les patients atteints de vitiligo ont un risque accru de développer une maladie auto-immune (diabète)
Quelle est l'évolution de la maladie et peut-on la stopper ?
Elle est imprévisible. Elle peut rester stable, s'étendre plus ou moins rapidement ou régresser, souvent sous l'effet des ultraviolets (UV) du soleil. Les autres organes ne sont pas touchés et la survie des personnes ayant un vitiligo est la même que celle de la population générale. On peut stopper l'évolution par des mesures de prévention et des traitements mais le problème est que si cela récidive, il faut alors reprendre le traitement.
Quel est son traitement ?
Comme je l'ai dit, on contrôle mal encore l'évolution du vitiligo (l'apparition de nouvelles plaques), mais on peut repigmenter une grande partie des lésions de vitiligo. Le traitement du vitiligo nécessite de la patience car il faut souvent 6 mois à 2 ans pour avoir des résultats satisfaisants. A cela, il faut ajouter d'autres paramètres importants comme :
La prévention des traumatismes
Les frottements et les pressions déclenchent ou aggravent le vitiligo.
La prise en charge psychologique
- Une prise en charge psychologique du patient et/ou des parents d'un enfant peut être nécessaire. On a démontré qu'elle permet aux patients d'améliorer leur qualité de vie.
- Le stress et la dépression peuvent aggraver le vitiligo et leur prise en charge est souhaitable.
Les traitements locaux :
Dermocorticoïdes
Les crèmes à base de cortisone permettent d'obtenir une repigmentation de taches récentes. Leur efficacité est améliorée par la photothérapie. Ils comportent des risques pour la peau en cas d'utilisation prolongée (amincissement de la peau, dilatation des vaisseaux).
Tacrolimus
Ils sont moins efficaces que les corticoïdes mais n'ont pas d'effets secondaires.
Pommades de la vitamine D (daivonex®, apsor®)
L'efficacité est inférieure aux dermocorticoïdes dont elles n'ont pas les inconvénients. Elles peuvent être utilisés chez l'adulte et l'enfant.
Les photothérapies : traitement du vitiligo par la lumière.
Plusieurs méthodes sont utilisées : l'héliothérapie, la puvathérapie, les UVB TL01 à spectre étroit, les lasers et les lampes excimères.
Pour l'héliothérapie naturelle, il s'agit de l'exposition solaire qui doit débuter avec un soleil modéré de début de matinée ou de fin d'après-midi. L'héliothérapie naturelle est possible chez l'enfant.
Pour la puvathérapie, elle est réalisée au cabinet. Il s'agit une exposition aux ultra-violets A après la prise d'un médicament photo sensibilisant (psoralène).
La puvathérapie est contre indiquée chez l'enfant, la femme enceinte, les sujets immunodéprimés ou qui ont des antécédents de cancer de la peau.
S'agissant de la luminothérapie à spectre étroit, elle remplace progressivement la puvathérapie car le traitement ne nécessite pas la prise d'un médicament photo sensibilisant qui oblige au port de lunettes après les séances. De plus, elle n'est pas contre indiquée chez l'enfant ou la femme enceinte.
En plus, il y a les photothérapies ciblées, en cas de vitiligo localisé, la tendance actuelle est de traiter seulement les zones touchées.
Pour ce qui est laser et lampes excimères, il y a deux méthodes. Il s'agit de :
Vitaminothéraie : (vitamine B9 et B12) : Certains auteurs jugent qu'une supplantation en vitamines B12 et en acide folique pourrait avoir un intérêt dans la prise en charge du vitiligo.
Traitement chirurgical : transplantations et greffes mélanocytaires
Dans ce cas, le médecin va prélever une zone de peau pigmentée (souvent dans le cuir chevelu), puis il va la greffer sur la zone touchée. Les résultats sont variables.
Comment cacher ces taches blanches ?
Par l'utilisation d'un maquillage correctif couvrant et qui permet de masquer le vitiligo. Il existe plusieurs gammes de maquillages couvrants et résistants à l'eau. Cela va de l'auto-bronzant, en passant par la poudre jusqu'au fond de teint.
Selon vous, quelles sont les conséquences sociales de cette maladie ?
Le vitiligo ne provoque aucune douleur physique et il n'est absolument pas contagieux. Pourtant, le vitiligo doit être considéré comme une dermatose grave car il engendre assez souvent un mal-être psychologique chez les personnes atteintes. Le vitiligo a, en effet, un impact psychologique très important, puisqu'il est très visible. Les patients doivent aussi rencontrer une psychologue pour surmonter ces difficultés... En effet, une prise en charge psychologique est parfois nécessaire pour lutter contre le stress et l'anxiété que génère cette maladie. Il entraîne des troubles dans la vie sociale, professionnelle et affective. Certains patients s'isolent et certains enfants ne veulent plus aller en classe. Les jeunes filles éprouvent des difficultés à fonder une famille. Cela peut aller jusqu'au suicide. Des études ont montré que le retentissement psychologique du vitiligo était comparable à celui de la dépression, de l'hypertension artérielle ou même de certains cancers.
Y a-t-il des craintes réelles autour de cette maladie et pourquoi?
Oui, tout à fait. Parce que pendant très longtemps cette affection était confondue avec la lèpre qui, elle, est une maladie contagieuse et grave.


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