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PUBLICATION DU RAPPORT MONDIAL 2009 SUR LA CORRUPTION
Le secteur priv� au banc des accus�s (1re partie)
Publié dans Le Soir d'Algérie le 28 - 09 - 2009

Le Rapport mondial 2009 sur la corruption a �t� rendu public le mercredi 23 septembre 2009. Le th�me central de cette �dition est �La corruption et le secteur priv� : y figure un vaste examen des pratiques de corruption dans le secteur priv�, y compris la corruption et l'abus d'influence, la fraude dans les entreprises et les cartels. Pour ce faire, il a �t� propos� � plus de 75 experts du monde entier d'examiner l'ampleur, la port�e et les cons�quences d�vastatrices de la corruption dans les entreprises, allant des petites entreprises en Afrique sub-saharienne aux multinationales en Europe et en Am�rique du Nord. Les meilleures pratiques et des recommandations pour les entreprises et les gouvernements sont �galement propos�es.
Ce nouveau rapport montre que les pratiques commerciales corrompues co�tent des milliards et portent pr�judice au commerce, au d�veloppement �conomique ainsi qu'aux consommateurs. La corruption mondiale, pratiqu�e � une grande �chelle sous la forme de pots-de-vin, de cartel d�entente sur les prix et d'abus d'influence sur les politiques publiques, co�te des milliards et entrave le cheminement vers une croissance �conomique durable. Ce rapport mondial sur la corruption et le secteur priv� montre comment les pratiques de corruption forment une force destructrice qui affaiblit les bases d�une comp�tition �quitable, �touffe la croissance �conomique et en fin de compte oblige l'entreprise � se saborder elle-m�me. Au cours des seules deux derni�res ann�es, les multinationales ont d�, � la suite de pratiques corrompues, s'acquitter d'amendes qui leur ont co�t� des milliards de dollars. D�autres d�g�ts collats�raux s�ajoutent au co�t financier, comme l�atteinte au moral des salari�s et la perte de confiance parmi les consommateurs et les partenaires commerciaux potentiels. Le rapport fait �tat de nombreux cas de cadres dirigeants, d�actionnaires majoritaires et d�autres intervenants de l�entreprise qui abusent du pouvoir qui leur a �t� confi� � des fins personnelles, et ce au d�triment des propri�taires, des investisseurs, des salari�s et de la soci�t� dans son ensemble.
300 milliards de dollars de pots-de-vin � pr�s de 300 cartels priv�s internationaux
Dans les seuls pays en d�veloppement et en transition, les soci�t�s qui sont de connivence avec les politiciens corrompus et les fonctionnaires d��tat ont accord� jusqu�� 40 milliards de dollars par an en pots-de-vin. D'apr�s les recherches effectu�es dans le cadre du rapport, la moiti� des cadres dirigeants des grandes entreprises internationales interrog�s ont estim� que la corruption entra�nait une augmentation des co�ts de projet d'au moins 10%. Et en fin de compte, c�est le citoyen qui en fait les frais : partout dans le monde, les consommateurs ont pay� un surco�t approximatif de 300 milliards de dollars � pr�s de 300 cartels priv�s internationaux d�couverts entre 1990 et 2005. Le rapport fait part d�un autre sujet d�inqui�tude qui concerne la mani�re dont le pouvoir �conomique de certaines soci�t�s ou secteurs commerciaux se traduit par une influence abusive sur les prises de d�cisions politiques. L�incapacit� � r�glementer de telles influences constitue la base des syst�mes kleptocratiques et des croissances atrophi�es. Les efforts de lobbying manquent souvent de transparence et ont tendance � �voluer � l�ext�rieur du syst�me de contrepouvoir dont les entreprises d�pendent pour prendre leurs d�cisions strat�giques. En 2008, par exemple, environ un tiers des 100 soci�t�s qui font partie de l�indice de Standard & Poor�s ont exig� un contr�le des d�penses politiques par leur comit� de surveillance.
Tr�s forte hausse du pantouflage
Autre pratique mise en cause dans le rapport, le pantouflage entre la fonction publique et le secteur priv� qui ouvre subrepticement la voie � des transactions malhonn�tes dans les passations de march� public, o� les appels d�offre non concurrentiels et les proc�d�s opaques m�nent � un immense g�chis et � des services et des biens non fiables. L��tendue et la vari�t� des pratiques de corruption qui entachent le secteur priv� surpassent de loin les efforts des quelques soci�t�s qui mettent actuellement en place des syst�mes destin�s � freiner ces abus de pouvoir et ces plus-values illicites. Selon le rapport, pr�s de 90% des 200 soci�t�s les plus importantes dans le monde ont adopt� un code de conduite applicable aux entreprises, mais moins de la moiti� d�clarent effectuer un contr�le de conformit�. De nombreux pays se situant en bas de classement de l�Indice de Perception de la Corruption publi� chaque ann�e, indice qui mesure dans plus de 170 pays � dont l�Alg�rie �, les niveaux de perception de la corruption dans le secteur public, sont non seulement victimes de gouvernements sans scrupules, mais aussi de grandes soci�t�s qui sont plus que d�sireuses de s�acoquiner avec ces gouvernements. Ces enchev�trements, qui supposent plus que de simples pots-de-vin, sont possibles parce que les soci�t�s sont persuad�es qu�elles peuvent commettre ces pratiques criminelles en toute impunit�. A l�inverse, l�int�grit� de l�entreprise est un choix payant. Les soci�t�s qui ont mis en place des programmes de lutte contre la corruption ainsi que des lignes de conduite �thiques subissent moiti� moins d�incidents de corruption et sont moins susceptibles de perdre des opportunit�s commerciales que les autres soci�t�s. Les outils de lutte contre la corruption dans les entreprises sont largement et facilement disponibles mais les soci�t�s doivent acc�l�rer le rythme de leur mise en �uvre.
Ethique d�entreprise et int�grit�
Le manque de confiance dans l��thique d�entreprise, soulign� par la crise �conomique actuelle, rend d�autant plus urgent le besoin de promouvoir les m�canismes de lutte contre la corruption, en tant que partie int�grante de la gestion d�une entreprise. Des directeurs pr�voyants ont commenc� � agir avec force contre la corruption et r�duisent les risques afin de garantir une croissance �conomique durable en pla�ant l�int�grit� au c�ur de leurs op�rations. Les entreprises doivent s�opposer � la corruption pour encourager un d�veloppement �conomique durable. L�int�grit� de l�entreprise, cependant, va bien au-del� de simples b�n�fices ou retours sur investissement. Quand des entreprises sans scrupules pratiquent la corruption, les cons�quences peuvent �tre terribles. Le secteur priv� a un r�le crucial � jouer dans la pr�vention de ces cons�quences, en agissant avec transparence et responsabilit� � chaque fois qu�un profit se pr�sente.
Djilali Hadjadj
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