Le Parti de la liberté et de la justice tient son 2e congrès    Naples : Une piste en Italie pour Adam Ounas    M. Lamamra présente à Malabo un exposé sur le rapport du président de la République sur la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent en Afrique    Liverpool-Real Madrid : Les compositions d'équipes    Le partenariat avec des entreprises mondiales, principal axe de la politique énergétique nationale    Les Palestiniens célèbrent le 58e anniversaire de la création de l'OLP    Football / Ligue 1 algérienne : la JSK consolide sa place de dauphin    Ouverture prochaine d'un hôpital des urgences médico-chirugicales à Annaba    Variole du singe: le ministère de la Santé prêt à assurer la protection des citoyens    Des chercheurs et des moudjahidine reviennent sur le parcours révolutionnaire du défunt moudjahid Salah Boubnider    Tenue de la 3e session des concertations politiques algéro-vietnamiennes    Amnesty International appelle l'occupant marocain à arrêter de "harceler" les militantes sahraouies    Les jeunes appelés à demeurer fidèles au serment des chouhada et poursuivre les efforts pour le développement du pays    Tebboune en Italie: «Convergence totale» des points de vue    Equipe nationale: Sept nouveaux joueurs retenus par Belmadi    Boxe - Imène Khelif : Une footballeuse devenue championne de boxe    Le ministre du Travail: Une nomenclature des métiers en cours de finalisation    La liberté de tuer    Hadj: Début des procédures administratives    Une opération de contrôle des centres de remise en forme: Des produits chimiques périmés saisis    Gdyel: Deux blessés dans l'explosion d'un chauffe-bain    Rupture des médicaments: Le Syndicat national des pharmaciens rassure    APN: Déchéance de Mohamed Bekhadra de son mandat de député    Tiaret: Le percussionniste d'Ali Maâchi n'est plus    75ème édition du festival de Cannes - Entre l'Algérie et le Maroc, la guerre des Chiffons    Le Caftan bleu, le film mal cousu de Maryam Touzani en clôture d'Un certain Regard    Une sprinteuse algérienne aux portes de l'UTEP    Moscou accuse l'Occident de bloquer les exportations d'Ukraine    L'armée du Niger élimine une quarantaine de terroristes    Un «berceau de l'espoir» malgré de nouveaux défis    Mouvement dans les services externes    Me Bitam dame le pion à Salah Hadjam    L'accès sera-t-il réellement gratuit?    Le grand apport de l'arbre    Un réseau de dealers démantelé à Draâ Ben Khedda    La diplomatie parlementaire à l'honneur    La chèvre kabyle en voie de disparition    Les assurances de Zeghdar    La belle!    Brèves Omnisports    Bouslimani brandit «l'arme» médiatique    Tebboune visite la prison du roi numide Jugurtha    «Les cultures entretiennent un dialogue musical»    Le Président Tebboune regagne Alger au terme d'une visite d'Etat en Italie    Lancement de la chaîne parlementaire: ancrage de l'exercice démocratique    Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d'Algérie au Népal    L'ONU à l'épreuve des enjeux géopolitiques et stratégiques du 21ème siècle    Affaire GB Pharma: Ouyahia et Sellal condamnés à 3 ans de prison    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les crimes d'Etat dépendent directement de l'autorité gouvernementale (Nils Andersson)
Histoire
Publié dans Le Temps d'Algérie le 01 - 03 - 2013

Les crimes d'Etat sont directement liés, non pas aux courants militaires, comme c'est le cas pour les crimes de guerre, mais dépendent directement de l'autorité gouvernementale, a expliqué Nils Andersson, militant anticolonialiste connu pour son engagement permanent faveur de la cause algérienne.
Intervenant jeudi soir, lors d'un séminaire décliné sur le thème "Mémoire et impunité", organisé dans le cadre de la semaine anticoloniale, Nils Andersson a longuement évoqué l'organisation terroriste "La main rouge", qui dépendait des services du renseignement français, et qui est à l'origine de nombreux assassinats sur le sol français d'hommes politiques algériens ou de militants étrangers, soutenant la cause algérienne, durant la guerre de libération nationale.
Il a précisé également que les actes terroristes commis par cette organisation, étaient d'abord dirigés contre les marchands d'armes destinés au Front de libération nationale (FLN) et qui, le plus souvent, étaient des Allemands qui soutenaient la cause algérienne.
Par la suite, a-t-il révélé, ces actes terroristes ont été convertis en opérations "omo", autrement dit des attentats individuels où sont ciblées des personnes qui militaient pour l'autodétermination du peuple algérien. Il a dans ce contexte cité le cas d'Améziane Aït Ahcène, délégué du Gouvernement provisoire de la République algérienne, (GPRA) en Allemagne, qui, en novembre 1958 est assassiné à Bonn par "La main rouge".
Il a en outre rappelé le cas de Me Mokrane Ould Audia, avocat algérien, membres du collectif d'avocats défenseurs des militants FLN pendant la guerre d'Algérie.
Amokrane Ould Aoudia assassiné par la machine à tuer du SDECE "Le 8 septembre 1958, avec Jacques Vergès, il avait à André Malraux, alors ministre de la culture et de l'Information pour lui soumettre deux cas de tortures en France même. Le 24 mai 1959, il est assassiné par la Main rouge, machine à tuer du SDECE (Service de documentation extérieure et d contre-espionnage), dans le cadre de l'opération "Omo", a encore révélé Nils Andersson, éditeur du FLN durant la guerre de libération nationale.
" Les services français du contre- espionnage, avaient demandé au gouvernement française l'autorisation de commettre les attentats en France et la réponse de Gaulle, fut + oui, mais pas sur un français+", a révélé Nils Andersson. " Ces crimes d'Etat qui restent impunis et qui dépendaient de l'autorité même du pouvoir français ne pouvaient être commis sans la présence d'une logistique qui fournit le matériel, les faux papiers, les moyens de repli et les appartements pour torturer les victimes avant de les jeter dans la Méditerranée.", a-t-il dit.
Pour Nils Andersson, le travail de mémoire sur ces questions " doit être un travail pédagogique, fondé sur une réflexion citoyenne pour dénoncer les dérives de l'Etat et comprendre de quoi a été capable le gouvernement français durant une période de son histoire".
Revenant sur l‘actualité, Henri Pouillot, militant anticolonialiste a de son coté souligné que "non seulement l'impunité existe encore sur un certain nombre de crimes d'Etat, et en particulier sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais de plus la France est allée plus loin", a-t-il dit.
Il a ainsi rappelé les légions d'honneur remises à Jean François Collin, ancien membre de l'OAS, et Président de l'ADIMAD –OAS (association amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus politiques et exilés de l'Algérie française.
"Sur la question de la mémoire, nous ne sommes pas tout à fait dans un changement ", a-t-il déploré.
Il a rappelé par ailleurs qu'en octobre 2011, le candidat François Hollande " avait condamné les massacres du 17 octobre 1961, demandé leur reconnaissance et leur condamnation", mais que le 17 octobre 2012, en sa qualité de président de la République, " il n'a eu que trois phrases qui en fait, ne reconnaissent pas que ces massacres sont un crime d'Etat"
" Sa déclaration était largement en dessous de ce qu'il avait reconnu comme candidat à la présidence ", a-t-il observé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.