Exportation de 185.000 tonnes de produits ferreux depuis début 2026    L'AAPI explore un projet d'investissement du groupe égyptien Ezz Steel    Une hausse soutenue de la demande globale attendue au second semestre    La justice de Miami rejette la plainte pour diffamation de Trump contre le Wall Street Journal    Refus de Washington de renouveler le Traité Start III des armes nucléaires    Lancement de l'entretien du réseau électrique en prévision de l'été    La campagne labours-semailles a concerné près de 60.000 hectares de terres céréalières    Le néonazisme de la nouvelle génération    Mondiaux-barres et poutre : Kaylia Nemour sacrée au classement général    Djenna Laroui tourne la page française et choisit l'Algérie    Lancement de la formation «Fast-Track» CAF C et B au profit d'anciens internationaux    Installation du jury de la 20e édition    Autour du thème « La Méditerranée au fil des mots »    Des victimes encore sous les décombres    L'emploi, la saison estivale 2026 et les examens scolaires officiels au menu    Début de la révision exceptionnelle des listes électorales    Les partis politiques se mobilisent    Mise en garde contre un faux lien électronique pour l'inscription des encadreurs des élections    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



"Il faut une thérapie de choc à notre économie"
LARBI OUAHMED, P-DG DE DEKOREX, À L'EXPRESSION
Publié dans L'Expression le 10 - 09 - 2013

Une analyse pertinente sur les enjeux économiques en Algérie
Défenseur acharné de l'entreprise algérienne et d'un système bancaire efficace, Larbi Ouahmed a intégré le monde de l'industrie durant les années 1970. Il est actuellement P-DG de Dékorex, une entreprise spécialisée dans d'industrie plastique. Dans cet entretien il nous livre une analyse pertinente sur les enjeux économiques en Algérie.
1-L'inflation a entamé un net recul atteignant la barre des 4,75% durant le premier semestre 2013, contre 7,3% à la même période en 2012. A votre avis, cette tendance baissière va-t-elle se poursuivre?
Le coeur des débats actuels se situe autour de l'inflation qui gruge le pouvoir d'achat des ménages par rapport au niveau de vie des familles. Ce débat est quotidiennement ressenti par tous les Algériens. Les solutions sont d'ordre institutionnel mais malheureusement elles tardent dans leur application. Le constat, la baisse du pouvoir d'achat est liée aux augmentations de salaires durant le 1er semestre 2013 comparativement à la même période de l'exercice 2012 à la faveur de l'augmentation du prix du pétrole. Cette réduction de l'inflation d'ordre technique peut se poursuivre ou non car l'inflation qui, par définition, est l'augmentation générale des prix ne peut être maîtrisée par la seule volonté du gouvernement qui a fortiori, est dépendant de l'importation des 3/4 de ses besoins pour nourrir sa population. L'on ne peut donc parler en Algérie du taux d'inflation que si l'on connaît exactement les produits pris en considération dans le calcul de cet indice et que si la politique économique actuelle sera adaptée aux exigences de la croissance de notre économie
2- Comment entrevoyez-vous ce développement économique tant attendu?
En réalité, la croissance doit répondre aux normes d'une économie, avec des paramètres universels, selon deux exigences: capacités humaines et financières, ces deux ressources indissociables, constituent la colonne vertébrale de la croissance, de son développement et de sa richesse. En effet, le gouvernement actuel a mis en place une politique de relance économique soutenue par des textes qui ne sont pas respectés par les admirations locales. Ceci, entre autre, est une source de l'inflation occasionnant des surcoûts aux retards, à la réalisation des investissements.
Le marché informel existant, s'est consolidé depuis la LFC 2009 par la mise en place du dispositif du mode de paiement unique des opérations d'importation qu'est le credoc. Ce mode de paiement a fortement pénalisé le fonctionnement des entreprises nationales et a encouragé, l'importation des produits en l'état au détriment des produits de fabrication locale.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a insisté sur le recouvrement de «la base industrielle de l'Algérie». Justement, en tant qu'industriel algérien, comment appréhendez-vous cet appel?
Les préjudices que vivent à ce jour les entreprises de production nationale, sont importants. La solution préconisée par les pouvoirs publics autres que le rééchelonnement sur 10 années des dettes des entreprises en difficulté n'était pas la solution de sortie de crise financière de ces entreprises. Le soutien objectif de ces entreprises est de réduire le taux de la TVA qui devrait passer de 17% à 10% taux réduit d'IRG de 5% des résultats distribués sur une période de 8 à 10 ans et un taux d'intérêt bancaire de 3% à 4% sur une période de 8 à10 ans
Au plan social, comment appréciez-vous la politique des salaires?
La création du principe, d'un prud'homme, au sein des APC, composé de magistrat, de représentants des travailleurs, des chefs d'entreprise et des représentants d'APC choisis par le magistrat territorialement compétent. Assurer la stabilité pour les travailleurs, leur formation et leur perfectionnement sont des critères de productivité et les salaires seront justement indexés à leur productivité. Le cursus de formation sera assuré par l'entreprise employeur. L'article 87 bis du code contrat de travail est très contraignant.
Les surliquidités enregistrées auprès des banques, quel est votre avis?
Le credoc instauré par la LFC 2009 comme mode de paiement unique a permis l'afflux de liquidités aux banques. Elles ont profité de cette manne pour réaliser beaucoup d'opérations d'exploitation, dont les coûts de confirmation se situent entre 0,5% et 1,5% ce qui était plus profitable avec moins de risques aux banques au détriment des opérations crédits d'investissement. Les banques qui ont pour mission principale d'engager des crédits nécessaires pour lever des investissements, demeurent un instrument fondamental pour tout développement et création productifs. Toutefois, l'offre de financement apparaît faible par rapport aux besoins importants des PME. La disponibilité des financements reste toujours insuffisante malgré le contexte économique algérien.
La prédominance conférée par les pouvoirs publics aux banques nationales, souvent utilisée abusivement est préjudiciable notamment dans le traitement tardif des dossiers de financement qui dépasse parfois des années; les opérations d'exploitation sont tardives, entachées d'erreurs et prennent parfois plusieurs jours, voire semaines, alors que les règles prévoient cinq jours ouvrables. Ces entreprises ainsi pénalisées, se trouvent à l'arrêt. D'où la perte de production avec le préjudice moral et frais financiers bancaires à charge du client que cela engendre. Cette règle est devenue un blocage au lieu d' une régulation dans l'octroi des crédits.
4. Comment envisagez-vous la prochaine loi de finances?
Pour atteindre le niveau de croissance économique, les autorités publiques doivent déjà lever les lourdeur bureaucratiques, assurer la stabilité des textes qui doivent régir le fonctionnement d'une politique économique pérenne.
Bien entendu, les statistiques officielles laissent apparaître un excès de liquidités au niveau des banques, alors que l'accès aux crédits comporte des contraintes. Il n'en demeure pas moins qu'une génération de réformes bancaires devient impérative, le contexte a évolué d'où le besoin d'adapter la réglementation bancaire qui souffre de contraintes d'ordre institutionnel et réglementaire: instabilité fiscale et douanière et mauvaise interprétation de certains textes réglementaires.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.