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Macron accueille avec faste Poutine à Versailles
LE PRESIDENT RUSSE EN VISITE EN FRANCE
Publié dans L'Expression le 30 - 05 - 2017

Le président russe, Vladimir Poutine, accueilli par son homologue français, Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron a accueilli hier son homologue russe Vladimir Poutine au château de Versailles par une poignée de main appuyée et chaleureuse avant d'aborder une série de dossiers brûlants, au premier rang desquels la Syrie et l'Ukraine.
Pour cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat, la France a déployé les fastes de la République dans un décor monarchique et somptueux, avec force tapis rouge et gardes républicains. Vladimir Poutine et son hôte se sont immédiatement retrouvés dans un cabinet du château, s'abstenant de toute déclaration en présence de la presse, avant un entretien en petit comité qui devait être suivi d'un déjeuner en compagnie de leurs délégations. Ils devaient ensuite donner une conférence de presse commune et inaugurer l'évènement qui sert de prétexte à cette rencontre: une exposition, intitulée «Pierre le Grand, un tsar en France». Celle-ci ressuscite la mémoire de la visite, marquée par l'établissement de relations diplomatiques entre la France et la Russie, en mai et juin 1717 à Versailles de Pierre Ier, un monarque cher à Vladimir Poutine.
Le président russe se rendra aussi, mais seul, en fin d'après-midi, au nouveau Centre spirituel et culturel orthodoxe russe, avec sa cathédrale aux bulbes dorés située au coeur de Paris. Il devait l'inaugurer en octobre 2016, mais l'escalade verbale entre Paris et Moscou, provoquée par la campagne militaire du régime syrien et de son allié russe contre la partie rebelle d'Alep (nord de la Syrie), l'avait conduit à annuler ce déplacement. Pour Emmanuel Macron, il est nécessaire de «parler avec la Russie» de la crise syrienne afin de «changer le cadre de sortie de la crise militaire» et de «construire de manière beaucoup plus collective une solution politique inclusive». Le président français estime que les Occidentaux ont enregistré une «défaite» sur ce dossier avec leur mise à l'écart au profit d'un processus de cessez-le feu parrainé par la Russie, l'Iran et la Turquie. De la même manière, il compte discuter pied à pied du dossier ukrainien avec son homologue russe. «La Russie a envahi l'Ukraine», a-t-il même lancé à l'issue du G7 de la fin de la semaine dernière, qui a évoqué l'éventualité de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, alors que Moscou dément toute implication dans ce conflit.
Les deux chefs d'Etat tenteront aussi d'arrondir les angles après la campagne présidentielle française, marquée par l'accueil au Kremlin de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (Front national, FN) et les piratages informatiques ayant visé le mouvement politique d'Emmanuel Macron, En Marche!, notamment attribués à des hackers russes. La présidente du FN a de son côté souhaité que la rencontre d'hier permette de «normaliser les relations avec la Russie», au-delà des seuls «concours de biceps», pour répondre au gigantesque défi des relations internationales et «lutter contre le fondamentalisme islamique». «On peut imaginer que la conversation va être franche et assez directe», Emmanuel Macron «ne s'interdira rien (..) y compris (sur) les questions qui ont trait aux libertés», a prévenu hier matin la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez. «Donald Trump, le président turc (Recep Tayyip Erdogan) ou le président russe sont dans une logique de rapport de force, ce qui ne me dérange pas», a lui-même observé le président Macron, qui a promis un «dialogue exigeant», «sans aucune concession». S'il ne croit pas à «l'invective publique», le nouveau chef de l'Etat français, 39 ans, assure qu'il ne compte «laisser rien passer» dans ses conversations avec ses homologues et se faire «respecter». Au lendemain de son élection, Vladimir Poutine l'avait appelé pour sa part à «surmonter la méfiance mutuelle» dans un message de félicitations. Rompant avec la discrétion observée par François Hollande sur la question des droits de l'Homme, l'Elysée a fait savoir que la cellule diplomatique de la présidence avait reçu plusieurs ONG pour évoquer la liberté d'association en Russie.


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