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"Il n'y a pas de genre, il y a l'être humain..."
KARIM NAZIM TIDAFI
Publié dans L'Expression le 25 - 07 - 2018

img src="http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P180725-06.jpg" alt=""Il n'y a pas de genre, il y a l'être humain..."" /
A Racont'Arts 2018 il y a de nombreux artistes algériens qui y exposent cette année entre artistes visuels, photographe, artiste peintre, collage, street art, le choix est large. On citera la photographe Louisa Ammi, l'artiste visuel Merine Hadj Abderrhamane, le groupe d'artistes du mouvement Massar entre autres et enfin les 10 artistes issus de la résidence «le genre et l'identité» qu'à eu à encadrer Karim Tidafi le mois d'avril dernier et dont le résultat a été dévoilé en exclusivité au village de Tiferdoud. Dans cette interview, il revient sur ce travail artistique et aborde avec nous notamment, les difficultés rencontrées pour rendre compte de ce sujet bien délicat et qui demeure un tabou en Algérie.
L'Expression: Un mot sur cette résidence?
Karim Nazim Tidali: Cette résidence est née sous la tutelle de l'association «Sauvez la casbah», en collaboration avec le Cisp qui a commandé une résidence qui s'est déroulée en deux parties d'une semaine chacune. La thématique portait sur le genre et l'identité. J'ai encadré pas seulement des artistes. Il y avait aussi une doctorante en sociologie, des architectes, des autodidactes, des peintres. C'était vraiment pluridisciplinaire. La première résidence s'est tenue en avril et la seconde en mai. Elle s'est tenue au niveau du Diocèse d'El Biar. La première de cette expo se tient à Racont'Arts. Après, elle va faire comme la résidence «le monde selon les femmes», tourner un peu à travers l'Algérie. J'y avais participé et elle avait fait le tour d'Algérie pendant 11 mois. Elle a fini au Bastion 23. Celle-là est à Racont'Arts, ensuite elle partira à «La nuit blanche d'Oran», un événement artistique. Le but de par cette expo, n'était pas seulement de faire des oeuvres d'art, mais d'apporter des solutions multipédagogiques. L'artiste était confronté à un autre problème selon lequel grâce à cette thématique il devait questionner cette notion du genre justement. Ces artistes ont été suivis par plusieurs personnes qui les ont formées dont un Italien. La résidence se déclinait entre des formations le matin et des ateliers l'après-midi. Ceci avait pour objectif d'inculquer des connaissances pour pouvoir différencier entre la notion de genre et d'identité. Il fallait donc digérer tout cet outil pédagogique pour pouvoir créer après. En fait, j'ai été contacté par le Cisp pour encadrer cette résidence après avoir fait la résidence «Le monde selon les femmes» en rapport avec la violence faite à l'encontre des femmes. Et celle-ci en est juste une continuité.
Donc le vernissage de la première se tient à Racont'Arts et que pouvons-nous découvrir alors dans cette expo pour ceux qui ne sont pas à Tiferdoud?
En tout on est 11 artistes. Il y a entre autres de la peinture, de la sculpture, des films documentaires un court métrage cinématographique de Haytem Ameur. Ce dernier s'est occupé de la partie visuelle entièrement.
Comment as-tu procédé pour aborder ce sujet très délicat? Sur quel angle y a-t-il eu des restrictions ou des choses auxquelles il ne fallait pas toucher?
Oui et non. Par exemple, Mérine avait fait des moulages de sexes carmaient. Or, ça devait être un outil pédagogique, il ne fallait pas que cela soit aussi brute et explicite. Et pour montrer cela, ici, ça aurait été difficile car on sait qu'à Racont'Arts il y a souvent une certaine forme de censure car ça dépend du regard du comité du village et sa façon de voir les choses et du degré de son esprit d'ouverture. Chacun ses règles.
C'est vraiment le comité du village qui sélectionne les artistes et décide si c'est choquant ou pas. Parmi les oeuvres qu'on va présenter il y a un film de Louisa qui a réalisé un film de 25 mn qui s'appelle Unique point dz où l'on découvre six personnes atypiques dont un chauffeur de taxi femme, un homme au foyer... Ce film va être projeté et suivi d'un débat. Moi-même j'ai réalisé un film en collaboration avec Haytem. Il s'appelle Ad Hominem qui veut dire en latin «vers l'homme».
C'est un terme qu'on utilise dans l'accusation quand on met la personne face à ses actes. Il s'agit d'un court métrage où j'ai mis en exergue sept personnes autour d'un feu où l'ange de la mort vient.
Que penses-tu de Racont'Arts? S'il y a une certaine forme de censure, pourquoi y reviens-tu?
S'il y a une censure, on l'accepte car elle dépend de la région. On ne remet pas en cause Racont'Arts. C'est la 3ème fois que je viens ici. J'ai été mordu et piqué au vif, voilà pourquoi j'y reviens. Et on fait avec les moyens du bord.
Et tu en penses quoi au final de cette notion du genre et l'identité en Algérie? Qu'est-ce qui ressort ou qu'as-tu ressenti à travers les travaux de ces jeunes artistes que tu as encadrés?
Cette expo a le mérite de susciter un petit déclic et d'éveiller les consciences sur le devoir d'acceptation de l'Autre. Car tout compte fait, il n'y a pas de genre, au fond, il y a que l'être humain. C'est à ça que tend de montrer et dire cette expo. Parmi les oeuvres exposées notre regard s'est posé sur cette sculpture intitulée «Woujouh» de Haytem Ameur.
Un mot sur cette installation? Il voulait toucher à la matière et il a donc eu l'idée de réaliser des visages en sacs-poubelles et les poster à même le sol. Haytem tend à remettre en cause dans sa sculpture, la notion d'humanité et son degré de bonté envers l'Autre.


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