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150.000 familles rurales menacées
LA FILIÈRE AVICOLE EN PERIL
Publié dans L'Expression le 07 - 03 - 2006

La sonnette d'alarme est tirée sur le devenir de cette profession en «détresse».
La psychose de la grippe aviaire doit impérativement s'effacer car ce n'est effectivement qu'une psychose colportée par un manque évident de communication de base qui fragilise tous les acteurs économiques de la filière.
Ce souhait réaliste est exprimé par un professionnel de la filière, accouveur et éleveur de son état dans l'ouest du pays et membre créateur de la future association nationale provisoire des professionnels de l'aviculture. L'Expression a reçu en son siège Taha Ben Hamza, qui tire la sonnette d'alarme sur le devenir de cette profession en «détresse» pour reprendre ses propres termes.
Soulignant que cette branche occupe pas moins de 150.000 familles rurales, il a fortement souhaité que cette «psychose disparaisse» car il y va du devenir de cette profession, rurale par excellence, qui entretient entre 700 et 800.000 emplois directs et indirects. Il n'échappe non plus à personne que la frange paysanne de la société algérienne a grand besoin de ces rares sources de revenus pour parer à un coût de la vie qui devient de plus en plus contraignant pour tous, notamment les intrants importés pour l'agriculture en général. Taha Ben Hamza, membre actuel de la Coordination nationale provisoire des professionnels de l'aviculture, dans son argumentation, a estimé que «les pouvoirs publics ne sont pas, à son avis, aussi sensibles que nous l'espérons sur le volet économique de la crise comme ils le sont pour l'aspect sanitaire des populations». Ben Hamza a regretté que l'information ait fait défaut dans la gestion de cette crise. Le consommateur ignore, par exemple, que le virus de la grippe aviaire est de type «A», alors que chez l'homme, il est de type «B et C», ce qui signifie que ce n'est pas la même «clé» d'entrée dans le corps humain.
Alors, calmons-nous ! a recommandé Ben Hamza qui a donné ces précisions scientifiques vérifiables. Il faut en effet, a-t-il précisé, des conditions très particulières pour que l'homme puisse être contaminé par ce virus. Il cite particulièrement une «proximité très étroite et constante» avec les volailles dans le travail ou dans le sommeil, une situation exclue dans le mode de vie algérien coutumier ou religieux.
Ben Hamza lance un véritable «cri de détresse» aux autorités en les sommant de prendre des mesures informatives urgentes de sauvegarde et de préservation pour sauver la filière en «danger de mort». Pour ce faire, il suggère par exemple une «pause fiscale», pour aider les opérateurs du secteur en crise dans leurs efforts de lourde réhabilitation du produit dont la consommation a baissé de façon drastique, accusant des pertes sèches de plus de 200 millions de dollars. Beaucoup d'algériens avertis s'attendent à une action des médias qui devraient lancer une véritable «croisade» pour convaincre la population de «l'absence de danger» à consommer du poulet. Cette consommation du poulet en Algérie qui, selon l'ONS, s'élève à plus de 156 millions d'unités/an, a subi une baisse catastrophique. Il faut, a-t-il dit, que l'Etat prenne des mesures économiques en parallèle avec la crise comme l'éventuelle indemnisation des cheptels abattus en cas de pandémie, la création de périmètres de sauvegarde et de sécurité, un affichage clair des règles du jeu. Il a en outre insisté que tous les opérateurs de la filière déclarent immédiatement à l'inspection vétérinaire de leur région tout cas suspect. Evoquant le volet de la ponte, à la demande de L'Expression, Ben Hamza s'est montré plus rassurant indiquant que la crise est moindre à ce stade soulignant qu'elle affecte surtout le poulet de chair à partir de l'entreprise située en amont de la chaîne du cheptel reproducteur, en passant par la couvaison, le poussin et le poulet de chair avant qu'il n'atterrisse dans l'assiette du consommateur. face à cette crise, l'opérateur de la filière est tenté de mettre «en veilleuse» sa production en observant carrément un arrêt, a souligné notre interlocuteur. L'absence de poulet risque d'être longue car il faut 7 mois pour que la poule pondeuse soit apte à produire des oeufs, desquels écloront des poussins de chair 3 semaines plus tard avant de devenir des poulets de chair 7 à 8 semaines après, soit un cycle biologique de 9 mois environ avant que la «protéine du pauvre» ne réapparaisse sur les étals et la table familiale. Entre-temps, il faut repeupler les élevages de volaille, sinon il y a risque de disparition totale ou alors réformer de façon anticipée des emplois et mettre au chômage des centaines de milliers de salariés.


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