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La patate qui menace la République
Publié dans L'Expression le 21 - 04 - 2021

À défaut d'autres alternatives, il faut bien rire de nos malheurs. Le téléphone plaqué à son oreille, un comédien de l'ouest du pays compose le numéro de la Protection civile. Il alerte les pompiers qu'il y a un feu au marché. Courroucé, son ami lui reproche ce comportement mensonger lui rappelant que la farce ne sera pas du goût de nos vaillants pompiers «qui vont se déranger pour rien en ce mois sacré. Pourquoi leur fais-tu ça!». Irrité à son tour, le comédien réplique: « la pomme de terre à 90 DA, la tomate 180 DA, le poulet à 400 DA, la viande à 1500 DA, ce n'est pas un feu ça?!».
On s'attendait évidemment à un frémissement durant les premiers jours de ce mois sacré, mais pas à une pareille surchauffe des prix qui écrasent carrément les ménages. Pourtant, à quelques jours du début du Ramadhan, les autorités ont multiplié les assurances et les promesses que les produits alimentaires de première nécessité seraient en abondance, que les marchés seront inondés pour contrer la flambée, que les spéculateurs seront sévèrement sanctionnés et que le gouvernement allait déployer près de 20000 agents de contrôle à travers le territoire national.
Du déjà-vu, du déjà-entendu. C'est la même rengaine indéfiniment répétée chaque année pour un même résultat: Les produits entrant dans nos habitudes culinaires atteignent des niveaux inabordables. L'on arrive au constat que les préposés au commerce national avec leurs budgets, leurs moyens, leurs lois et leurs bataillons d'agents, sont incapables de gérer la patate qui devient une vraie menace pour la République. L'Etat a perdu son rôle de régulateur. Depuis sa nomination à la tête du commerce, il y a une année, Kamel Rezig ne fait que brasser du vent. Chez lui, les fausses promesses sont monnaie courante.
Est-il au moins conscient du danger auquel il expose le pays? Le surenchérissement des prix sera un carburant pour le mécontentement social déjà à son paroxysme. Plus grave encore, cette éventuelle vague de contestations ne tiendra pas seulement à son ampleur, mais aussi au contexte dans lequel elle risque de se développer. Depuis 2 ans le Hirak occupe la rue, mais dont le moteur principal tient à des revendications strictement politiques. Cette fois-ci des demandes sociales risquent de s'y greffer et le mélange est souvent explosif.
Habituellement, les ménages puisent dans leur épargne pour juguler la saignée des dépenses. Mais cette année, la Covid-19 est passée par là. Le phénomène vient compliquer un peu plus la vie des citoyens déjà bien difficile et morose, pas seulement pour les petites bourses, mais aussi pour la classe moyenne, gagnée elle aussi par la précarisation sociale.
Tous les indicateurs économiques virent au rouge et les chiffres révélés par les organisations patronales et des officiels de l'Etat donnent froid dans le dos. Depuis le début de la crise sanitaire, près de 500 000 emplois ont été perdus, selon les premières estimations faites en décembre par les autorités algériennes. C'est autant de ménages laissés sur le carreau.


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