L'avalanche de réactions encensant la décision de l'Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, prend des allures de consensus. En cette période de fortes perturbations internes et externes issues des tentatives incessantes des ennemis de la nation, pour la déstabilisation et la division du pays, le front interne se cristallise à travers un soutien indéfectible aux prises de position de hautes instances du pays, contredisant toutes les idées et images fabriquées faussement pour induire en erreur l'opinion publique et étrangère. Cette coalition contre les forces obscures, qui a réuni la classe politique, la société civile et les acteurs socio-économiques, autour d'une décision souveraine, se consolide et renvoie une image forte de crédibilité dans l'adhésion inconditionnelle de l'une des plus importantes institutions du pays, le Conseil constitutionnel, en l'occurrence. Ce dernier n'a pas manqué de saluer ce samedi, la décision de l'Etat de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc, estimant que «cette décision est judicieuse et sage et intervient en réponse au comportement hostile, flagrant et incessant de ce pays envers l'Algérie. Elle reflète une fois de plus l'engagement total de l'Etat algérien à faire face avec fermeté à toute manoeuvre visant à porter atteinte à l'unité, à la sécurité et à la stabilité de notre chère patrie. Une réaffirmation nécessaire qui vise à rappeler à ceux qui se sont empressés de mettre l'Algérie dans l'étroite case de la faiblesse et du déclin, en vue de compromettre et de stopper le processus constitutionnel, qu'en dépit de la complexité de la situation, induite par les effets de la crise sanitaire, et ses répercussions sur la société et sur l'économie du pays, l'Algérie demeure plus que jamais attachée à ses fondements et principes. Les différents ouragans politiques, sociaux et économiques qu'elle a subis, n'ont fait que ressortir les vraies valeurs de ce peuple qui, une fois encore, se mobilise contre les ennemis de toujours. À ce titre, le Conseil constitutionnel insiste et revient sur cette rupture, en soulignant fortement que «l'attitude du Maroc dénote son mépris continu des principes de bon voisinage et des lois et us internationaux mais aussi sa violation flagrante de la Charte des Nations unies, qui consacre les principes de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires internes et l'unité territoriale des Etats». C'est, précisément, ces principes qui sont à l'origine de l'ire des puissances impérialistes, et font obstacle à leurs convoitises devenues de plus en plus pesantes et agressives, du fait que l'Algérie représente le seul point fort de la stabilité dans la région, et ce à travers une position géostratégique des plus enviables, et l'incontournable portail vers les richesses de l'Afrique. D'autant plus que les positions de l'Algérie sur les grandes questions internationales sont depuis toujours fermes et indiscutables, comme le rappelle le Conseil constitutionnel, «l'Algérie maintiendra son soutien permanent aux causes justes dans le monde et au droit des peuples à l'autodétermination, et demeurera une source de paix dans notre région et dans le monde en général, fidèle à ses principes immuables et aux valeurs sacrées de la glorieuse Révolution de 1954, dans le cadre de la légalité internationale et du respect de la souveraineté des Etats».