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Comment devenir millionnaire
LOTO, COURSES DE CHEVAUX
Publié dans L'Expression le 03 - 04 - 2008

Gagner jusqu'à 1 milliard de centimes, cela met l'eau à la bouche.
Existe-t-il un appât du gain? La vie chère et l'érosion du pouvoir d'achat peuvent-ils refroidir la ferveur des joueurs? A voir les nombreux bureaux où nous nous sommes rendus, qui sont chargés d'enregistrer les tickets et les billets des parieurs, nous serions plutôt tentés de dire non. De toutes les façons que cela soit le PSA ou le PMU (Pari sportif algérien ou le Pari mutuel urbain), tout est fait pour fidéliser leurs adeptes si ce n'est en gagner quelques autres. Explications: le Pari sportif algérien (Loto) vient d'innover.
Deux tirages par semaine au lieu du traditionnel et unique tirage du dimanche soir, retransmis sur le petit écran de l'Entv. Cela se passe à une heure de grande écoute. Juste avant le Journal de 20 heures. Boualem en est accro. Il croit dur comme fer en sa bonne étoile. «Je décrocherai le gros lot un jour ou l'autre.» Le gros lot! Il en rêve pratiquement toutes les nuits mais surtout lorsqu'il assiste, en direct à la télé, à la retransmission des tirages désormais bihebdomadaires. L'espoir et la désillusion.
«Je continuerai à jouer quoi qu'il arrive», enchaîne-t-il. Rencontré dans le bureau de jeux qui se trouve Place du 1er-Mai, au beau milieu d'une station de taxis et de celle des arrêts de bus, Boualem nous confie: «Je suis fonctionnaire, je réserve un petit budget pour le Loto toutes les semaines sans trop affecter mon salaire. J'ai 3 enfants à charge, il faut aussi penser à eux.» A combien se chiffre ce budget? «200 dinars par semaine, pas plus! Mon épouse travaille, je peux donc me permettre cette petite folie», nous avoue-t-il. Il est vrai que s'il insiste autant, c'est que le jeu en vaut la chandelle. Les rapports affichés par le Loto, surtout lorsqu'il y a une cagnotte, peuvent facilement dépasser le milliard de centimes. De quoi réaliser certains projets et faire en sorte de transformer des rêves en réalité. Pourvu que la fée Carabosse ne soit pas passée par là. Un voeu que le ciel, s'il est clément, pourrait entendre. Prenons l'avis d'un autre joueur, Rabah. A-t-il déjà gagné? «Des petites sommes, mais je ne désespère pas.» Et dans le cas où la chance frappait à sa porte que ferait-il de son argent? «Cela dépendra de la somme, bien entendu. En priorité, je commencerai par m'offrir un appartement.» Rabah est célibataire. Il n'attend pas cependant après le Loto pour convoler en justes noces. Il rêve simplement d'améliorer son cadre de vie. Quoi de plus légitime. Il y a effectivement 3 catégories de gagnants. 4 bons numéros, 5 bons numéros et le Jackpot: 200 millions de centimes par tirage lorsqu'un joueur arrive à cocher les six bons numéros. Sinon, les gains réservés à cette tranche de gagnants est remise en jeu pour le tirage suivant. Cela est valable pour le «Loto Erriadhi». Il existe, en effet, une seconde variante appelée «Le Pro». Même principe sauf qu'il faut trouver 7 bons numéros sur 34 au lieu de 6 sur 49 pour le «Loto Erriadhi.»
Un jeu, qui se popularise et qui tend à faire des émules. La télé s'en fait l'écho mais il y a aussi le bouche-à-oreille ainsi que les lieux de travail qui tendent à sa «promotion». Mais il y a surtout ces gains mirobolants qui font «tourner la tête». «Je joue 100DA toutes le semaines», nous dit Omar. Puis il ajoute avec un air malicieux et un grand éclat de rire: «Cela revient tout juste aussi cher que le prix d'un kilo de lentilles et comme j'ai horreur des lentilles...» une pirouette mathématique. L'engouement pour ce jeu est vérifié si l'on en juge par les longues chaînes formées par les joueurs des 3 guichets de ce bureau. «Il faut venir le jour de la clôture des jeux. Le mardi et le samedi, les gens peuvent jouer jusqu'à 11 heures. Ces deux journées connaissent une forte affluence et marquent le pic des gains que nous réalisons», nous apprend un des responsables du centre. Et à combien se chiffrent ces enjeux?
«A plusieurs millions de centimes», lâche notre interlocuteur, un sourire en coin.
Un autre type de pari peut permettre, lui aussi, d'engranger des gains, moins substantiels que ceux du Loto, bien sûr, mais à condition de trouver la bonne combinaison. Il s'agit des courses de chevaux, le Pari mutuel urbain les organise tous les jours de la semaine. Appelé traditionnellement «Tiercé», il s'est transformé en «Tiercé, quarté, quinté». Une sorte de 3 en 1. Le parieur doit tenter de trouver les 3, 4 ou 5 premiers chevaux de la course. Les gains sont vingt fois plus élevés pour les parieurs ayant la bonne combinaison dans l'ordre pour le quinté. 10 fois plus pour le quarté et 5 fois plus pour le tiercé.
Contrairement au Loto, les courses de chevaux ne sont pas moins un jeu de hasard. Les turfistes disposent d'un bihebdomadaire La Course où un maximum d'informations est donné par des professionnels du monde hippique. Il décortique les résultats de la semaine hippique, hippodrome par hippodrome.
Oran, Barika, El Eulma, Tiaret, Djelfa, Laghouat et Zemmouri. Ce dernier est le temple du trot attelé en Algérie. Le genre de courses sur lesquelles aime parier Mourad. «Les surprises sont nombreuses, et en cas de défaillance des chevaux les plus joués, les rapports deviennent très intéressants. Ils peuvent atteindre plusieurs millions de centimes», nous raconte notre turfiste.
En fait, et ce nouveau type de pari, le quadrio, c'est quoi exactement? «Il s'agit de trouver les deux premiers chevaux de deux courses durant la même réunion», nous explique Mourad. Et les rapports sont-ils intéressants? «Tout à fait, d'ailleurs, c'est souvent qu'il n'y a aucun gagnant. Imaginez que vous soyez le seul à trouver la bonne combinaison», ajoute-t-il, quelque peu rêveur. Puis, il replonge dans son journal, en quête de la formule gagnante. La Course, c'est un peu la bible des turfistes. Un document indispensable. Ils y analysent les performances des chevaux. Ils tiennent compte du poids qui leur est attribué, de la monte (le jockey), de l'âge du cheval, de la distance à parcourir et de sa place à la corde. Un jargon de turfiste pur jus. «Sans La Course, je serais incapable d'établir un pronostic. C'est un peu risqué», avoue Mourad qui reconnaît cependant avoir plus perdu que gagné. Pourquoi insiste-t-il alors? «Cela m'occupe. Il n'y a pas grand-chose pour se divertir. Et puis, le monde des chevaux est envoûtant. C'est comme une drogue», conclut notre amoureux des courses de chevaux. Les champions de Mourad ont des noms. Ils s'appellent Zamango, Jerati, El Djal, Laetitia Barbès, Lily de Rungis...Ce n'est pas comme les numéros du Loto. Et puis, ne dit-on pas que le cheval est la plus belle conquête de l'homme?


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