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Une activité livrée à l'anarchie
SOLDES
Publié dans L'Expression le 11 - 01 - 2009

La majorité des commerçants décrètent une période de soldes pour une durée indéterminée, et appliquent les prix qui les arrangent.
Moins 20%, moins 30%, moins 50% et même jusqu'à moins 70%! Depuis le début janvier, les commerçants d'Alger ont «unilatéralement» décrété une période de soldes pour une durée indéterminée. Les raisons sont multiples et la finalité reste unique: «Récupérer la mise, au mieux faire une petite marge bénéficiaire.»
En dépit de l'existence d'une loi régissant cette pratique commerciale, les soldes se font dans une anarchie totale. La majorité des commerçants qui maîtrisent à peine le principe général de cette loi, décrètent une période de soldes pour une durée indéterminée, autrement dit jusqu'à épuisement de la marchandise, et appliquent les prix qui les arrangent. Pas d'affichage conforme. Des prix et des niveaux de remise aléatoires.
En plus, les soldes en Algérie n'ont concerné jusque-là, que le vestimentaire et la chaussure. En revanche, l'électroménager, l'électronique, l'ameublement, l'informatique, les bijoux...sont exclus. En principe, cette activité commerciale est réglementée depuis l'année 2006.
En effet, le gouvernement avait décidé de mettre de l'ordre dans les opérations des activités de vente promotionnelle, de soldes et de liquidations de stocks.
L'ancien chef de gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, avait signé un décret exécutif n°06-215 du 18 juin 2006, régulant ce type d'activité. Le décret stipule que «les ventes en solde ne peuvent porter que sur des biens acquis par l'agent économique depuis trois mois au minimum à compter de la date du début de ces ventes», en soulignant que «les ventes en soldes sont autorisées deux fois par année pour une durée continue de 6 semaines et doivent intervenir durant les saisons hivernale et estivale.» Ces ventes sont réalisées, note-t-on, durant les périodes comprises entre les mois de janvier et février pour la période hivernale et entre les mois de juillet et août pour la période estivale.
Elles sont fixées, soutient-on, au début de chaque année par arrêté du wali sur proposition du directeur du commerce territorialement compétent, après consultation des associations professionnelles et celles de protection des consommateurs.
De ce fait, les commerçants algériens ou étrangers sont tenus de se rapprocher des services du ministère du Commerce pour retirer l'autorisation leur permettant d'appliquer des soldes sur la marchandise exposée à la vente, et cela, après le dépôt d'une demande déterminant les produits qui seront soldés en signalant les anciens et les nouveaux prix. Lors d'une virée à Alger, les gens se bousculent au portillon des commerces dans l'idée de faire des achats intéressants, a-t-on remarqué.
Tout au long de la semaine, c'est littéralement le rush. Les commerçants, pour leur part, entendent à travers les prix réduits pratiqués, liquider au maximum leur ancien stock de marchandises. Des soldes sont ainsi pratiqués sur tous les rayons.
Un large éventail de vêtements et de chaussures allant jusqu'à 50% de remise pour femme, homme et enfant. Dans cet environnement joyeux, les directions du contrôle, de la qualité et des prix (DCP) ne semblent pas, outre mesure, pressées d'appliquer la loi.
Les organisations professionnelles à l'image de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) saluent la mise en place de normes encadrant les soldes, néanmoins, ils souhaitent «plus de rigueur de la part des services de contrôle», souligne une source proche de cette association.


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