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Pas de face-à-face Bouteflika-Benflis
ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2004
Publié dans L'Expression le 23 - 12 - 2002

«Je ne tirerai jamais le tapis sous les pieds d'un ami.»
C'est ce qu'aurait affirmé Ali Benflis lui-même à certains de ses intimes en réponse aux spéculations de salons, colportées par voie de presse, qui se font de plus en plus pressantes depuis quelques semaines.
A mesure que se rapproche le grand rendez-vous électoral d'avril 2004 en effet, des voix, de plus en plus nombreuses, s'élèvent pour mettre en avant de prétendues «divergences profondes» apparues entre le Président de la République, membre de la direction du FLN, et le Chef du gouvernement, secrétaire général de ce même parti.
Ces voix, à l'approche du congrès du FLN, sont allées jusqu'à prédire que «Ali Benflis profiterait de ces assises pour faire admettre au FLN de ne pas cautionner un second mandat à l'actuel Président de la République». Ces thèses, qui mettent en avant les «ambitions personnelles» du responsable de l'Exécutif national, évoquent carrément une supposée «opération de sauvetage de la République», prétendument mise en péril par le projet portant concorde nationale.
Par-delà le fait que concorde a toujours rimé avec paix et démocratie dans toute République digne de ce nom, ces thèses développées par quelques microcosmes algérois au service d'intérêts étroits dérangés par les ambitieux chantiers ouverts tous azimuts par le chef de l'Etat, la vérité est tout autre. Le programme de Benflis, celui du Président et celui du FLN se confondent presque trait pour trait. Si le chef de l'Etat avait tenu à se présenter sans aucune casquette partisane parce que la conjoncture était particulière en 99, la démission de Zeroual, alliée à l'ambitieux plan de sortie de la crise sécuritaire, à laquelle était venue s'adjoindre une nouvelle «poussée de fièvre» politique, édictait à Bouteflika de vouloir être le président de tous les Algériens d'un côté, et de transcender l'ensemble des considérations et enjeux partisans de l'autre.
Les données sont tout autre, à présent. Pas mal de chemin a été parcouru depuis la présidentielle de 99. Le référendum qui s'en était suivi a bien prouvé que l'écrasante majorité des électeurs est favorable au plan de réconciliation nationale, principal point du programme sur la base duquel le «candidat Bouteflika» avait brigué un mandat de premier magistrat du pays. Les choses ont nettement évolué depuis. De très positives améliorations sont enregistrées à différents niveaux.
Une très notable amélioration dans la situation sécuritaire a été observée depuis la mise en application du plan portant concorde nationale. Plus de 3000 terroristes se sont rendus alors que plus de 4000 armes, entre pistolets automatiques, fusils d'assaut et fusil de chasse, ont été remises aux autorités par les repentis. Les groupuscules encore en action ne reposent sur aucun substrat revendicatif, ni politique. Ils versent carrément dans ce que les médias qualifient de «gangsterrorisme».
Sur le plan politique, et en dépit des énormes vagues soulevées par la crise qui secoue la Kabylie depuis près de deux années, les élections locales et législatives ont pu avoir lieu dans les délais requis par la Constitution dans des conditions quasi idéales qui avaient, pour la première fois, consacré une neutralité de l'administration algérienne jamais égalée depuis l'indépendance, et même avant.
En diplomatie, et c'est là sans doute que réside le point fort du Président Bouteflika, les avancées enregistrées ont permis de replacer l' Algérie sur le poste enviable de leader maghrébin, africain, arabe et de vis-à-vis «respectable» de toutes les grandes capitales de l'Occident. Les premières attaques directes contre les lobbys mafieux versés dans l'import-import et les investissements douteux, mais aussi contre les «intouchables» du système, n'ont commencé que sous le règne du Président Bouteflika.
Ceux qui lui reprochent de ne pas aller assez vite doivent se souvenir que l'on ne vient pas à bout d'une pareille mafia tentaculaire.
Même si des couacs, de plus en plus nombreux, sont signalés sur les plans social et économique, il n'en est pas moins vrai que c'est sous le règne du Président Bouteflika que les réserves de changes ont atteint un niveau égal à celui de la dette extérieure (22 milliards de dollars contre moins de 24 milliards de dollars); que les gros investisseurs étrangers ont repris le chemin de notre pays; que des parties non négligeables de nos dettes sont régulièrement reconverties en investissements (la somme totale entre dettes espagnole, française, italienne et allemande avoisine le milliard de dollars); que les premières hausses dans les salaires ont fini par être obtenues lors de la bipartite historique de ce mois de septembre (ces hausses, loin d'être négligeables, oscillent entre 2000 et 17.000 dinars suivant les différentes catégories professionnelles concernées); et que la meilleure formule d'acquisition de logements a été élaborée avec grand succès depuis 62 jusqu'à ce jour, la désormais célèbre location-vente.
Or, toutes ces avancées n'auraient pu se faire sans le tandem Bouteflika-Benflis. Une amitié tant politique que personnelle lie ces deux hommes. Les gens qui veulent opposer le Président Bouteflika à son Chef de gouvernement oublient sans doute, ou feignent d'oublier, que ce dernier a été son directeur de campagne en 99. Il a, à ce titre, fait sien son programme électoral. Ce n'est pas tout.
Les militants du FLN, devenu grâce à ces deux hommes premier parti du pays, se reconnaissent tous en le Président de la République. Il ne trouvera aucun mal à briguer un second mandat avec le soutien du congrès du FLN, avec à sa tête son secrétaire général.
C'est parce que les adversaires du Président savent que le FLN constitue un atout massue dans la prochaine course à la magistrature suprême qu'ils essayent, vainement, de créer une cassure entre ce parti et le chef de l'Etat. Beaucoup d'intérêts très gros en sont directement tributaires. La plupart des observateurs avertis, en effet, s'accordent à dire qu'un second mandat du Président ne signifierait rien moins que la fin de la mafia dite «politico-financière».


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