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Guterres tire la sonnette d'alarme sur la gravité du drame
Le patron du HCR dans les camps de réfugiés sahraouis
Publié dans Liberté le 10 - 09 - 2009

Avant même sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis, qu'il a entamée hier pour une durée de deux jours, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a mis l'accent sur la “situation dramatique” dans les camps sahraouis, dont le sort est “assez oublié” par la communauté internationale.
Depuis hier et pour une durée de deux journées, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, se trouve dans les camps sahraouis pour s'enquérir de visu de la situation humanitaire prévalant sur place. La veille de son déplacement, il a tenu à rappeler que les réfugiés sahraouis sont dans une situation dramatique parce que leur sort est “assez oublié” par la communauté internationale.
En effet, cette dernière est loin de s'acquitter de ses responsabilités vis-à-vis du peuple sahraoui, qui vit le calvaire au quotidien dans les camps de Tindouf. Il suffit que l'aide humanitaire de l'Algérie diminue un peu pour qu'on lui reproche de ne pas remplir sa mission, alors qu'elle n'est pas censée assurer seule ce rôle, qui relève d'institutions internationales bien déterminées. Il n'en demeure pas moins que le patron du HCR à salué “la générosité de l'Etat algérien qui a accordé la protection aux réfugiés sahraouis pendant une si longue période”, tout en soulignant que le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) n'a “jamais de solution humanitaire pour des problèmes humanitaires. Les solutions sont toujours politiques”.
Antonio Guterres, qui a été reçu par le ministre algérien délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a affirmé qu'il est venu “pour une visite de solidarité aux réfugiés sahraouis, qui vivent une situation vraiment dramatique qui perdure depuis 1975”. Il a également révélé que par cette visite, il a “voulu attirer l'attention de la communauté internationale sur le drame des réfugiés sahraouis et pour leur exprimer en ce mois de ramadan notre solidarité”. Dans le même ordre d'idées, il a ajouté que le HCR estime que la situation des réfugies sahraouis est “assez oubliée” et que “nous voulons discuter avec les Sahraouis de la meilleure façon de répondre à leurs véritables besoins et voir comment nous pouvons réorganiser notre activité”.
Cette situation catastrophique nécessite, selon le secrétaire général du Croissant-Rouge sahraoui, une nouvelle approche dans la gestion des réfugiés sahraouis, car leur cas ne résulte pas d'une catastrophe naturelle, comme c'est le cas généralement, mais d'une colonisation d'un territoire qui a poussé son peuple à se réfugier dans un autre pays. À partir de là, il appartient à l'ONU de revoir sa stratégie en la matière. Ceci étant, plus de 165 000 Sahraouis vivent dans les camps de réfugiés près de Tindouf, selon le Front Polisario, mouvement indépendantiste qui réclame, avec le soutien notamment de l'Algérie, l'indépendance du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975. Le HCR a lancé un appel d'environ 6 millions de dollars pour assister ces réfugiés, mais seulement 44% (soit 2,66 millions USD) avaient été fournis fin juillet, selon une source onusienne. C'est la deuxième visite d'un haut-commissaire aux camps de Tindouf. La première était celle du haut-commissaire de l'époque, Saddrudin Aga Khan, qui s'était rendu en 1976 dans ces camps, juste après l'arrivée des réfugiés en Algérie. Par ailleurs, il y a lieu de signaler qu'un plan d'action consacré à l'examen du règlement des conflits en Afrique, dont celui du Sahara occidental, a été adopté par la session spéciale du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) tenue récemment à Tripoli (Libye).
Le sommet a convenu d'appuyer les efforts en cours des Nations unies visant à surmonter l'impasse actuelle ainsi que les résolutions pertinentes de cette organisation qui appellent à des négociations directes entre les deux parties sans conditions préalables et de bonne foi en vue de parvenir à une solution politique, juste durable et mutuellement respectable qui permettra l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans le cadre d'arrangements conformes aux principes et objectifs de la Charte des Nations unies.


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