Sahara occidental: une délégation américaine arrêtée par les autorités marocaines à l'aéroport de Laâyoune occupée    Armée sahraouie: nouvelles attaques contre les positions marocaines dans les secteurs de Mahbes et El Bakari    Industrie: Zeghdar reçoit le président du Médef    Tindouf: les postes frontaliers entre l'Algérie et la Mauritanie réceptionnés octobre prochain    Lutte contre la spéculation illicite: 53 délits enregistrés durant les quatre premiers mois 2022    L'université est un important allié pour réaliser la transition écologique et le développement durable    OMS : la transmission de la variole du singe peut être stoppée dans les pays non endémiques    Présentation à Alger du bilan du projet des parcs culturels    Akim Zedadka confirme son départ de Clermont Foot    Rio Ferdinand évoque "une honte historique" au sujet de Mbappé    Real : Valverde n'a pas apprécié les déclarations de Salah    MC Oran: Le Mouloudia pas encore sauvé    USM Khenchela: Un retour au premier plan    Des mentalités à formater    Naftal: Appel à la révision de la marge bénéficiaire de l'entreprise    Tlemcen: Le changement climatique fait sa formation    Risques d'incendies: Branle-bas de combat pour éviter le pire    Météo: Des températures «au-dessus des moyennes saisonnières»    Non, l'ennemi de l'homme n'est pas le singe !    Tebboune met fin aux fonctions du Gouverneur de la Banque d'Algérie    Figure incontournable du cinéma algérien: Chafia Boudraâ tire sa révérence    La première règle de l'investissement    Le Palais des sports fait peau neuve    Les Verts sans forcer    Amman condamne la décision de l'entité sioniste    Le Bénin se prépare à retirer ses troupes de la Minusma    La 3e guerre mondiale n'aura pas lieu    Oran n'aura plus soif    Les moteurs de la débrouille    «Les grandes firmes attendent de la visibilité»    Les directeurs des CEM se rebellent    L'ex-ministre de la Justice vide son sac    La société civile en question    Les dernières retouches    Prestation de l'association «Mezghena» d'Alger    «Tant de féminicides...»    Chanegriha se rend à la Base navale principale de Mers El-Kebir    Tribunal: 10 ans de prison ferme requis contre Tayeb Louh    L'importance de la société civile dans le développement global soulignée    Tizi Ouzou: 2e Salon du livre "Mouloud Mammeri" d'Ath Yanni du 24 au 28 mai    JM Oran-2022: cinq manifestations culturelles internationales prévues    Le prisonnier sahraoui Lamine Haddi soumis à des traitements "cruels et inhumains" dans les geôles marocaines    Sahara occidental: Le Maroc détourne le thème de ses conférences pour quémander un soutien international    Un réseau de prévention mis en place    L'armée s'engage    «sauvegarder un pan de la Mémoire de la nation»    Ramtane Lamamra: Aucune médiation entre l'Algérie et le Maroc    Affaire du groupe Metidji: 10 ans de prison requis contre Sellal    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



"Les Algériens n'auront pas accès aux avancées thérapeutiques"
Le professeur Kamel Bouzid à son retour du congrès de l'ASCO à Chicago
Publié dans Liberté le 12 - 06 - 2018

L'immunothérapie n'est pas encore disponible en Algérie. Six patients ont pu en bénéficier en l'achetant en Turquie et au Maroc, sur fonds propres s'entend.
Le 54e Congrès de la Société américaine d'oncologie clinique (Asco) tenu à Chicago, du 1er au 5 juin, s'est terminé par l'annonce de grandes découvertes dans le traitement et surtout le diagnostic des cancers. Et parmi les résultats définitifs des recherches, le recours à l'intelligence artificielle dans la détection de mélanomes (cancers de la peau) et les biopsies liquides pour le diagnostic des cancers solides (notamment du sein et des poumons à ce stade de la recherche) à leurs débuts.
Le professeur Bouzid, qui a participé à cet événement mondial, explique à Liberté : "Les biopsies liquides sont des prélèvements de sang, donc beaucoup moins agressives pour les patients que les biopsies chirurgicales ou par endoscopie. L'intelligence artificielle (AI) est l'association de nouvelles techniques d'imagerie et d'un logiciel permettant de se montrer supérieur à des dermatologues dans le diagnostic précoce des mélanomes."
Les résultats des recherches et des expériences, présentés au congrès de Chigaco, montrent que le score de la machine était de 95% de mélanomes détectés sur de simples images, alors que celui des médecins était de 87% lorsque les photos n'étaient accompagnées d'aucun détail et de 89% lorsque l'âge et le sexe du patient, ainsi que la position de l'anomalie étaient fournis. oLa biopsie liquide permet de déceler les cancers du poumon ou du sein en cherchant l'ADN tumoral dans le sang. Par-ailleurs, il est désormais permis d'épargner aux femmes, atteintes d'un cancer du sein découvert à un stade précoce, les contraignantes séances de chimiothérapie.
"On utilise des panels de marqueurs moléculaires comprenant 40 (oncotype DX) à 70 (mammaPrint). Ce panel permet de mesurer le risque de récidive sur une échelle de 0 à 100. Quelques patientes algériennes commencent à en bénéficier", affirme notre interlocuteur.
Autrement, la chimiothérapie disparaîtra progressivement de l'arsenal thérapeutique au profit des thérapies ciblées, principalement l'hormonothérapie (traitement qui consiste à empêcher l'action stimulante des hormones sur les cellules cancéreuses) et l'immunothérapie (un traitement qui vise à mobiliser les défenses immunitaires du patient contre sa maladie). Le chef de service d'oncologie médicale au CPMC indique que l'hormonothérapie "est disponible dans le pays, dans toutes ses lignes, soit quatre dans le cancer du sein et trois dans le cancer de la prostate". Elle est prise en charge pour les affiliés et leurs ayants droit à la Caisse nationale des travailleurs assurés sociaux (Cnas). Par contre, l'immunothérapie n'est pas encore disponible en Algérie. "Quelques patients, six précisément, ont pu en bénéficier en l'achetant en Turquie et au Maroc", signale le praticien. "Un seul médicament de cette classe a été enregistré le 7 janvier 2018, mais son acquisition se heurterait à des problèmes budgétaires", poursuit-il. L'Algérie pourrait-elle réellement profiter des nouvelles avancées thérapeutiques et de diagnostics ? "Pour le moment, non", répond catégoriquement le professeur Bouzid.
"Il s'agit de pertes de chances pour les patients algériens. Le motif invoqué est le coût (2 600 €/flacon de 100 mg). Or, en 2006, nous avons commencé à utiliser une thérapie ciblée dont le coût est de 6 000 euros par mois pour des durées dépassant 5 ans", rapporte-t-il avec un certain dépit. Lui et ses confrères n'ont de cesse de dénoncer le blocage de l'enregistrement et même de l'autorisation d'utilisation temporaire des traitements oncologiques innovants, depuis deux ans.
Souhila Hammadi


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.