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Les tirages arrêtés entre mars et juin
Planche à billets
Publié dans Liberté le 04 - 09 - 2018


Pas de tirages entre mars et juin
Les tirages de monnaie effectués par la Banque d'Algérie au profit du Trésor public étaient arrêtés à 3 585 milliards de dinars au 30 juin 2018, lit-on dans les situations mensuelles de la Banque centrale, publiées au Journal officiel n°49. La valeur des quantités de billets produites à fin mars dernier culminait également au même niveau, ce qui signifie qu'aucun tirage n'a été effectué de mars à juin 2018, alors que la liquidité bancaire a crû de près 57% en moyenne au 1er semestre 2018, corrélativement à la mise en œuvre du financement dit non conventionnel.
Ces indicateurs accréditent l'idée que la Banque d'Algérie, confrontée depuis peu à une situation complexe qui l'oblige désormais à slalomer entre la gestion des liquidités générées par la planche à billets et la gestion du taux de change du dinar, aurait tiré le frein à main aux fins de parer à d'éventuels effets pervers qu'engendrerait le financement non conventionnel.
La planche à billets fait peser le risque d'un dérapage inflationniste. Et ce, même si la banque centrale assurait sans relâche qu'elle avait mis en œuvre des opérations de "stérilisation" et de "cantonnement" des liquidités, dont l'objectif était d'éviter une accélération de l'inflation. Celle-ci a néanmoins légèrement rebondi sur un an, passant de 4,6% à 4,8% entre juin et juillet, selon les dernières données communiquées par l'Office national des statistiques. En tout cas, la valeur des tirages au moyen de la planche à billets n'a pas évolué d'un centime de mars à fin juin de l'année en cours.
Cette émission de titres au profit du Trésor public a été réalisée, faut-il le rappeler, dans le cadre de l'article 45 bis de la loi relative à la monnaie et au crédit de 2003 modifiée et complétée en octobre 2017.
Celle-ci stipule que "la Banque d'Algérie procède, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l'achat directement auprès du Trésor de titres émis par celui-ci, à l'effet de participer notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds national d'investissement (FNI)". Le choix de la planche à billets comme moyen de financement alternatif devait s'accompagner d'un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l'issue de la période susvisée, notamment au "rétablissement des équilibres de la trésorerie de l'Etat et de l'équilibre de la balance des paiements". Le train des réformes tarde, toutefois, à quitter sa gare, remettant aux calendes grecques les projets de sortie de crise et les ambitions d'un retour à l'équilibre budgétaire. Entre-temps, la planche à billets s'est mise à vrombir, mettant à la disposition du Trésor public un cash-flow de 3 585 milliards de dinars, injectés, entre autres, dans le remboursement des titres de l'emprunt national pour la croissance levé en 2016, les titres du Trésor émis en contrepartie du rachat de la dette bancaire de Sonelgaz ainsi que les titres du Trésor émis au profit de Sonatrach en compensation du différentiel sur les prix des carburants importés et de l'eau dessalée. Mais pas que, puisque la planche à billets avait permis au Trésor public de "sauver la Banque nationale d'Algérie (BNA) en rachetant en cash 545 milliards de dinars qu'il avait repris en bons du Trésor sur une période de 30 ans", avait indiqué le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Il a fait savoir également qu'au mois de juin dernier 154 milliards de dinars ont été dégagés pour les projets AADL, alors que, pour l'année 2018, quelque 900 milliards de dinars sont dégagés pour le financement du déficit qui était de 1 800 milliards de dinars.
À cela s'ajoutent "les 500 milliards de dinars consacrés au financement de la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) afin de renflouer les caisses de la Caisse nationale des retraites (CNR)". Pour ainsi dire, l'Exécutif serait parvenu à satisfaire certains besoins pressants, ce qui aurait plaidé, en plus d'une inflation menaçante, en faveur d'un répit dans cette dynamique de création monétaire.
Ali Titouche


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