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Pour la fin de règne des résidus du système
Skikda
Publié dans Liberté le 04 - 05 - 2019

Pour ce 11e rendez-vous des marches pacifiques contre le système, il n'y a certes pas eu la marée humaine des éditions précédentes, mais ce sont des milliers de citoyens qui ont convergé vers le centre-ville pour appeler, encore une fois, à dégager ce qui reste des hommes des Bouteflika. Les retraités de l'ANP et les invalides de la décennie noire ont fortement participé à cette marche. Les manifestants, qui ont appelé au respect de la volonté du peuple, ne sont guère satisfaits du colmatage avec lequel on essaie de tempérer les ardeurs des revendications légitimes d'une population qui a été abusée pendant une vingtaine d'années.
Les slogans brandis ou scandés témoignent de la détermination des citoyens à ne pas abdiquer et à continuer à revendiquer leur droit à vivre dans une véritable démocratie. Ils savent aussi que ceux qui ont transgressé les lois et la Constitution ne peuvent prétendre à faire la transition vers une deuxième république. Le message des manifestants est clair : ils réclament le départ de ce qu'ils appellent "el issaba" (bandits), avec des slogans comme "La tachaour, la ijtimaâ, trouhou gaâ" (Pas de concertations, pas de réunions, vous partez tous), "Samidoun, samidoun, li nidam rafidoun" (Résistance, résistance, nous rejetons le système). Des messages étaient adressés à Bensalah et Bedoui avec des slogans comme "Mandirouch el intikhabet hatta trouh enifayer" (Pas d'élections jusqu'au départ des résidus) ou encore "Ya Bedoui ya Bensalah ouahed fikoum mahou saleh" (Toi Bedoui, toi Bensalah, aucun de vous n'est honnête) ou "Dégage, dégage, houkoumet el montage" (Dégage, dégage, gouvernement du montage). Par ailleurs des voix se sont élevées en scandant : "Gaïd Salah, dégage" et à l'adresse des magistrats : "Ya qodhat, ya qodhat ayna hia el milafat" (Magistrats, magistrat, où sont les dossiers ?). D'un autre côté, il est à signaler des intrusions avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Ahmed Taleb Ibrahimi houa el hal" (Ahmed Taleb Ibrahimi est la solution) qui nous rappelle le slogan : "El Islam est la solution".
Les manifestants ont marché le long de l'artère principale du centre-ville pour se rassembler ensuite au niveau de la grande place publique où ils ont entonné des chants patriotiques et rappelé l'historique des slogans scandés depuis le départ de Bouteflika.
A. Boukarine


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