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"Pas de vote, le pouvoir doit s'en aller"
Soirées-débats à Oran
Publié dans Liberté le 14 - 05 - 2019

Tous les soirs depuis le début du Ramadhan, les animateurs du mouvement populaire oranais et des manifestants se retrouvent place du 1er-novembre pour débattre de l'évolution de la situation politique, commenter les derniers événements et échanger sur les moyens de revigorer un mouvement qui montre des signes de fatigue.
Car si les Oranais ont tenu leur engagement en bravant le jeûne du premier vendredi de Ramadhan, avec l'impérissable exigence du "départ du pouvoir", leur nombre a diminué comparé aux précédentes semaines. Un constat que de nombreux intervenants ont déploré, lors de la rencontre de dimanche soir, en appelant leurs concitoyens à rester mobilisés pour parvenir à chasser "la bande". Et ce sont, une nouvelle fois, les jeunes qui sont venus à la rescousse d'un mouvement légèrement essoufflé en décidant d'organiser un sit-in de protestation, chaque soir place du 1er- novembre, jusqu'à la fin du Ramadhan, "pour sensibiliser les citoyens sur la nécessité de continuer la lutte pour le recouvrement de nos libertés et notre souveraineté", a expliqué un des organisateurs, étudiant universitaire de son état.
Alors que ses camarades déployaient une banderole hostile à Bensalah, Bedoui et à toute la "içaba", un jeune homme fendait le rassemblement avec un mégaphone en haranguant les présents avec des "Viva l'Algérie, yetnahaou gaâ !". "Nous avons décidé de tenir cette action pour mettre la pression sur le pouvoir qui ne veut pas se rendre. Depuis le 22 février, nous manifestons pour atteindre un seul et unique objectif, mais on essaie de nous leurrer avec des arrestations et des limogeages", a ajouté notre interlocuteur, dépité. Avec cette nouvelle action de protestation, les veillées du Ramadhan risquent d'être animées à la place du 1er-Novembre, devenue la place symbole du hirak oranais. Lors de cette rencontre, les intervenants ont également tenu à dénoncer l'interpellation musclée de Brahim Laâlami, militant de la révolution à Bordj Bou-Arréridj. "Cela démontre que nous vivons toujours l'arbitraire et que les soutiens de la bande ne reculent devant rien", a dénoncé en substance un jeune en soulignant que la persistance de ces pratiques répressives constitue une raison supplémentaire de conforter le mouvement de contestation.
Une contestation qui doit, cependant, accéder à une étape supérieure par l'élaboration d'une feuille de route. "Nous ne pouvons continuer indéfiniment à nous rencontrer juste pour parler et dénoncer. Il faut tracer notre feuille de route, notamment en nommant les personnalités qui devront assurer la transition", a préconisé un trentenaire. Un autre citoyen, sexagénaire, a pris le mégaphone pour assurer que les Algériens ont brisé le mur de la peur. "Vous pouvez nous arrêter, mais vos interpellations n'arrêteront pas la marche du mouvement", a-t-il crié en interpellant nommément Gaïd Salah.
D'autres frondeurs sont intervenus pour rappeler que l'objectif ultime reste le démantèlement de l'ensemble du système au pouvoir. "Nous exigeons leur départ à tous, ils nous servent des arrestations et des limogeages", a dénoncé l'un. "Nous ne visons pas uniquement le départ de personnes, mais la récupération d'institutions", a expliqué un autre. "Le peuple ne doit pas être mis sous tutelle militaire, c'est lui qui doit désormais choisir son destin", a exigé un autre frondeur. En définitive, toutes les interventions ont versé dans le même sens : "Yetnahaou gaâ."

S. Ould Ali


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