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L'engagement de Mouloud Feraoun durant la guerre en débat
Célébration de la journée du Chahid à la médiathèque Bachir-Mentouri (Alger)
Publié dans Liberté le 19 - 02 - 2020

Ali et Faïza Feraoun (enfants de l'écrivain), ainsi que l'autrice Amhis Ouksel Djouher ont animé lundi dernier une rencontre autour de l'apport de l'auteur de "La terre et le sang" durant la guerre de Libération nationale.
La médiathèque Bachir-Mentouri de l'établissement art et culture a abrité lundi dernier une rencontre à la mémoire du "chahid" (martyr) Mouloud Feraoun. Ce rendez-vous, dont la thématique était inscrite sous "L'engagement de Mouloud Feraoun durant la guerre de Libération nationale", a été marqué par la présence de Ali et de Faïza Feraoun (enfants de l'écrivain), ainsi que de l'autrice Amhis Ouksel Djouher.
"La journée du Chahid est la halte rêvée pour raviver l'épopée héroïque de nos martyrs afin qu'ils ne s'ensevelissent pas dans l'oubli, et c'est aussi l'étape idéale pour rappeler à nos enfants l'ignoble joug colonial français où une frange de colons, issue de la politique dite de peuplement, extorquait nos richesses au fouet et à la force de la baïonnette", a déclaré l'animatrice et modératrice Fouzia Laradi. "Nous étions entourés de Français qui dédaignaient l'autochtone ou plutôt l'indigène, mais qui en raffolaient de ses richesses", a indiqué pour sa part Ali Feraoun, président de la Fondation de "Fouroulou".
Autre révélation du tribun : "Sachez que la lettre à l'attention du SG de l'ONU pour l'inscription de la question algérienne à l'ordre du jour de l'Assemblée générale des Nations unies a été rédigée par Mouloud Feraoun à la demande de Mouloud Mammeri, qui agissait pour le compte du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), lors de la grève des huit jours, du 28 janvier 1956 au 4 févier 1957." En parallèle, Mouloud Feraoun décrivait dans son Journal (de 1955 à 1962), qu'il a intitulé : Témoin à charge (éd. du Seuil, Paris, 1962), les affres de l'apartheid que l'indigène subissait au fouet d'une race minoritaire mais dite supérieure (sic). "Il écrivait sur des cahiers d'écoliers qu'il rangeait parmi les cahiers de ses élèves, de peur des représailles de la police", a ajouté le conférencier.
"Il s'agit d'un devoir de mémoire, afin de fixer ces moments historiques pour la postérité et pour les générations montantes, que l'élite dite intellectuelle et d'autres nations soi-disant démocratiques feignaient de ne pas voir", a informé N'na l'Djouher. D'où la lettre que Mouloud Feraoun a adressée le 27 mai 1951 à Albert Camus (1913-1960) et dans laquelle il écrivait : "Vous écriviez des articles sur la Kabylie dans Alger républicain qui était notre journal, puis j'ai lu La Peste et j'ai eu l'impression d'avoir compris votre livre comme je n'en avais jamais compris d'autres.
J'avais regretté que parmi tous ces personnages il n'y eût aucun indigène et qu'Oran ne fût à vos yeux qu'une banale préfecture française. Oh ! ce n'est pas un reproche. J'ai pensé simplement que, s'il n'y avait pas ce fossé entre nous, vous nous auriez mieux connus, vous vous seriez senti capable de parler de nous avec la même générosité dont bénéficient tous les autres. Je regrette toujours, de tout mon cœur, que vous ne nous connaissiez pas suffisamment et que nous n'ayons personne pour nous comprendre, nous faire comprendre et nous aider à nous connaître nous-mêmes.
" À ce propos, "le Journal de Mouloud Feraoun est une réponse cinglante à ceux qui remettent en cause son patriotisme. L'histoire retiendra toutefois qu'il a écrit en 1957 78 pages, en 1958 27 pages, en 1959 9 pages, en 1960 17 pages, en 1961 23 pages et en 1962 4 pages", a précisé Amhis Ouksel Djouher. En témoigne également l'épilogue qui a été censuré de son roman Le Fils du pauvre par Emmanuel Roblès et dans lequel "Fouroulou" appelait au soulèvement contre l'occupant français.
D'ailleurs, le colonel Saïd Mohammedi, dit de son nom de guerre Si Nacer (1912-1994), a "authentifié mon père Mouloud Feraoun de la qualité de membre de l'ALN tombé au champ d'honneur le 15 mars 1962 à Château-Royal à Ben-Aknoun (Alger), eu égard au témoignage de cet ancien combattant de la ‘Wehrmacht' (force de défense de l'Allemagne) qu'il a adressé à ma mère au lendemain de l'indépendance alors qu'il était ministre de l'Education nationale", a conclu Ali Feraoun.
"L'engagement de Mouloud Feraoun dans les centres sociaux participait à l'éveil de l'indigène et dérangeait le schéma de l'apartheid mis en place par l'occupant français, d'où l'assassinat de Fouroulou par l'OAS", a rappelé Faïza Feraoun. En conclusion, l'écrivaine Amhis Ouksel Djouher a évoquée la citation de l'écrivain Arezki Metref : "Mouloud Feraoun est un écrivain régionaliste qui a su universaliser sa région." Selon Ali Feraoun, les manuscrits de Mouloud Feraoun ont été numérisés au Centre français des manuscrits.

Louhal Nourreddine


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