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La défense interjette un pourvoi en cassation
Accusation portant "démoralisation de l'armée" retenue contre Ali Ghediri
Publié dans Liberté le 17 - 06 - 2020

Dans une lettre ouverte au chef de l'Etat, le général à la retraite dénonce "une cabale judiciaire" fomentée contre lui afin de le mettre en "confinement politique".
Le collectif de défense du général à la retraite Ali Ghediri a interjeté hier un pourvoi en cassation auprès de la Cour suprême de la décision de la chambre d'accusation près de la cour d'Alger. Cette instance a confirmé le chef d'inculpation portant "entreprise visant à démoraliser l'armée".
L'ancien directeur des ressources humaines au ministère de la Défense nationale, en détention préventive depuis le 15 juin 2019, risque de demeurer en prison à cause de cette démarche pendant des mois. Son procès ne sera pas programmé à l'ouverture de la prochaine session criminelle si la Cour suprême n'a pas statué, auparavant, sur son dossier. "Il est conscient du risque encouru", tranche un de ses proches collaborateurs.
"Ali Ghediri épuisera toutes les voies de recours pour faire annuler les accusations, sans fondement, portées contre lui", assure notre interlocuteur. Il y a une semaine, la chambre d'accusation près la cour d'Alger a prononcé un non-lieu dans l'accusation de "complicité dans la fourniture, à des agents de pays étrangers, d'informations qui portent atteinte à l'économie nationale", fondée sur les articles 42 et 63 du code pénal.
Visiblement ce n'est pas suffisant pour l'homme qui voulait prendre en main la destinée de la nation à l'issue du scrutin présidentiel du 18 avril 2019, finalement avorté. Dans une lettre ouverte au président de la République, qu'il a écrite dans sa cellule et rendue publique hier par le truchement de ses avocats, Ali Ghediri puise dans ses ambitions politiques la cause de ses tourments.
"Un véritable montage de mensonges grotesques et sans intelligence aux relents de règlement de comptes dans le seul but de me salir et de me tenir éloigné du processus de l'élection présidentielle." Il assimile, sans détour, sa détention préventive à "un confinement politique".
Au-delà, il qualifie d'insidieuses les accusations standard portées contre les opposants et les activistes dans le mouvement citoyen : atteinte à l'unité nationale et atteinte au moral des troupes. "...D'honorables citoyens, serviteurs toute une vie durant de l'Etat, autant moralement intègres que patriotes engagés, se retrouvent arbitrairement taxés de traîtres à la nation et, par la seule omnipotence des décideurs, sont jetés sans preuve aucune en pâture à la vindicte populaire, coupables de crimes qui n'ont d'existence que dans l'imaginaire des commanditaires."
La suite de la lettre prend la forme d'un plaidoyer contre l'instrumentalisation de la justice. "Les ressentiments personnels et les ambitions inhibent les consciences et laissent libre cours à l'omnipotence pour s'imposer aux lieu et place des lois et règlements régissant l'ordre républicain.
Il devient alors loisible aux maîtres du moment d'instrumentaliser les institutions et les organismes de l'Etat et d'en soumettre le fonctionnement à leur seul bon vouloir. Telle est la vérité." Au regard du général à la retraite, l'édification d'une nouvelle République serait une chimère sans une justice indépendante et un strict respect des libertés individuelles et communautaires.
"J'ose dire, malgré mon état de ‘confiné politique' et face à l'acharnement dont je fais l'objet, que je ne suis pas sans croire que l'on ne saurait assurer une transcendance politique réelle (...) sans liberté et sans justice ; elles en sont le socle." Il estime que sans une rupture nette avec "ce système, le risque est grand de perdre ce qui donne sens à notre existence en tant qu'individus, que génération et que nation."

Souhila H.


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