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La communauté internationale au chevet du Mali
La crise politique dans le pays se corse
Publié dans Liberté le 15 - 07 - 2020

Accusé de corruption, Karim Keïta, fils du président contesté IBK, a annoncé dans la nuit de lundi à hier sa démission de la Commission "défense nationale, sécurité et protection civile", qu'il présidait à l'Assemblée nationale.
Les représentants de l'ONU, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Cédéao se sont réunis lundi soir et hier à Bamako avec des représentants de l'opposition malienne et du pouvoir en place pour désamorcer une crise politique qui a viré depuis vendredi à un affrontement meurtrier qui a coûté la vie à au moins 11 manifestants et fait plus de 100 blessés, selon un dernier bilan. "Les deux parties ont insisté sur la fin des violences et ont salué la libération des membres du M5, en présence des officiers des droits de l'homme de la Minusma (mission de paix de l'ONU)", lit-on dans un communiqué laconique rendu public lundi en fin de soirée, sans autres précisions sur le contenu des discussions.
Parallèlement, les autorités ont libéré les leaders du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), comme geste d'apaisement, qui ne semble toutefois pas convaincre la rue, toujours en colère et prête à reprendre le terrain de la contestation. Pour cause, la répression des manifestations pacifiques du vendredi 10 juillet a montré, selon le M5-RFP, ce qu'ils qualifient de "vrai visage" du président IBK, qui concentre toute la colère d'une partie des Maliens.
Ces derniers réclament sa démission pure et simple et l'entame d'une période de transition sans les visages qui ont fait son règne depuis son élection pour un premier mandat en 2013, en pleine période de troubles politico-sécuritaires dans le nord du Mali face à l'ex-rébellion targuie et aux groupes terroristes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Pour les partisans et sympathisant du M5-RFP, IBK n'a d'autre choix que de céder le pouvoir, après l'épisode des dernières législatives du 29 mars et du 19 avril, dont les résultats ont été contestés dans plusieurs villes du pays.
Bien que ce scrutin ne soit qu'une goutte d'eau dans l'océan des scandales qui ont secoué IBK, il a servi de moteur pour le M5-RFP pour rebondir sur une situation politique, économique et sécuritaire intenable depuis des années.
Aujourd'hui, l'opposition, forte du soutien d'une grande partie du peuple, espère mener jusqu'au bout son combat qu'elle n'a pas pu concrétiser au lendemain de la présidentielle de 2018, qui a permis à IBK d'être réélu pour un deuxième quinquennat.
Pour sa part, la médiation internationale cherche à éviter un crash politique à Bamako, dans un contexte de pandémie sanitaire et de dégradation continue de la situation sécuritaire dans le centre et le nord du pays. Un départ chaotique d'IBK du pouvoir risque d'entraîner le Mali dans une autre spirale de la violence que personne ne pourra contenir, au vu du climat de colère qui prévaut dans ce pays du Sahel.

Lyès Menacer


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