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Les non-dits
38e partie
Publié dans Liberté le 08 - 10 - 2020

Résumé : Rédha et Fadhéla sortent très souvent. Il tient à ce qu'elle puisse se débrouiller seule. Maintenant qu'elle a des repères, elle se sent confiante. Rédha lui a offert un portable. Elle en profite pour appeler sa famille et sa belle-mère. Nedjma veut tout savoir. Elle s'inquiète du fait que Rédha et Saïd soient toujours aussi proches...
Le lendemain, en fin de journée, Rédha rentre tout joyeux. Il fait tournoyer Fadhéla qui devine que l'entretien s'est bien passé.
- Tu penses qu'ils vont t'embaucher ?
- Eh comment ! Ma belle, j'ai signé le contrat. Je commence dès demain, lui apprend-il, alors qu'elle criait de joie et lui sautait au cou.
Saïd sort de sa chambre. Elle baisse les bras et évite son regard.
- Ne me dis pas... ?
- Siii ! affirme Rédha. À partir de demain on ne se verra que le soir.
- Il faut qu'on le fête ce soir, propose Saïd, alors que Fadhéla s'accrochait au bras de son mari.
- Le fêter ? reprend Rédha en la regardant. Pourquoi pas ?
- Oui, mais juste toi et moi, le prie-t-elle, les yeux dans les yeux, le cœur serré, en se rappelant les conseils de sa belle-mère. Ce sera notre soirée. Un tête-à-tête, rien que nous deux.
- Mais je peux me joindre à vous ! Rédha est mon frère.
- Ce soir, oublie ton frère, insiste-t-elle. On sortira en couple. Et pas la peine d'espérer boire, ne serait-ce qu'une seule goutte d'alcool. Tout cela, c'est fini ! Rédha, j'ai promis à ta mère de prendre soin de toi.
- Je me demande comment tu as fait pour échapper de l'aile de ta mère-poule, dit Saïd, en riant, seul. Ce n'est plus un gamin. C'est un Homme. S'il veut sortir avec son ami et frère, ce ne sera ni toi ni elle qui l'arrêterez. Allez, viens !
Fadhéla se sent rabaissée. Une boule dans la gorge, elle secoue le bras de Rédha.
- Comment peux-tu accepter qu'il parle ainsi de ta mère ? De moi ? Est-ce qu'on ne compte pas ? Ne me dis pas que tu préfères passer la soirée avec lui ! Je te fais honte ? Tu regrettes de t'être marié ?
- Non ! Ne va pas t'imaginer des choses. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée, dit Rédha. On fera comme tu voudras. Une soirée, ici ou ailleurs ! Mais on fête ce nouveau job.
Fadhéla, toute souriante, les yeux brillants, se tourne vers Saïd.
- On sort sans toi. Il y a des restes dans le frigo. Profite de l'occasion pour éplucher les annonces et te trouver du travail.
- À ce que je sache, tu ne m'offres pas le gîte et le couvert, réplique Saïd. Frère, tu la laisses me parler comme ça ? De haut ? Comme si elle est une Dame ?
- Hé ! Doucement ! temporise Rédha. Premièrement, c'est toi qui as commencé. Deuxièmement tu devrais la remercier. Elle est de bons conseils.
- C'est qui qui porte le caleçon ? rétorque Saïd, l'air mauvais. Apparemment, dans quelque temps, tu ne pourras plus ouvrir ta bouche.
Rédha presse Fadhéla d'aller se préparer. Une fois la porte de la chambre fermée, il interroge son ami.
- Qu'est ce qui vous prend de vous chamailler ? Tu passes ton temps à lui chercher la petite bête, lui reproche-t-il. Si je dois prendre parti, ce sera le sien.
- Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as changé. Tu ne m'aimes plus, c'est cela ?
Rédha soupire, à bout.
- Ce n'est vraiment pas le moment d'en parler. Tu devrais profiter de notre sortie pour te remettre en question, lui suggère-t-il, avant de rejoindre Fadhéla qui a fini de se préparer.
- C'est bon ?
Fadhéla lui sourit, les mains sur les hanches. Elle attend un compliment qui ne vient pas. Puis, se rappelant les conseils de sa belle-mère, elle prend son sac et le bras de Rédha.
- Oui, c'est bon ! Partons ! J'ai besoin de changer d'air. Je suis si heureuse pour toi, pour nous, ajoute-t-elle, que rien ne pourra gâcher ma joie. Dommage que ta mère soit si loin...

(À SUIVRE)
T. M.
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