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Les non-dits
39e partie
Publié dans Liberté le 10 - 10 - 2020

Résumé : Rédha rentre heureux d'avoir signé un contrat. Saïd propose de sortir. Fadhéla ne se laisse pas faire. Elle veut dîner en tête-à-tête avec son mari. Elle lui conseille de profiter de la soirée pour éplucher les offres d'emploi. Saïd n'apprécie pas sa remarque et tente de la rabaisser. Mais Rédha prend le parti de sa femme et remet son ami à sa place...
- Rédha, tout à l'heure, en prenant mon parti, j'ai remarqué que Saïd te regardait bizarrement. Comme s'il était jaloux, dit Fadhéla. Il ne supporte pas de nous voir ensemble et heureux.
- Non, je ne crois pas...
- Je te dis qu'il est jaloux, insiste-t-elle. Il veut toujours passer du temps avec toi. Vous m'avez laissée plusieurs fois à la maison seule.
- Ce soir, c'est lui qui l'est.
- Tu sais que ta mère ne l'aime pas depuis le début. Elle pense qu'il t'empêchait d'avancer dans la vie, lui confie-t-elle. Regarde sa situation. Il chôme depuis des mois. Il ne fait aucun effort pour améliorer sa situation. Dis-moi, as-tu déjà vu son amie ? Pourquoi se sont-ils séparés ?
Rédha toussote. Il secoue la tête.
- Même si nous sommes amis, il ne me raconte pas tout, dit-il, avant de la prier de changer de sujet.
- Comme si j'allais te croire. Vous êtes très proches, trop même, remarque-t-elle, avant d'ajouter : Tu lui as raconté nos problèmes intimes. Notre première nuit.
- J'ai fait cette erreur. Oublie. Cessons de parler de lui. Nous étions censés passer la soirée sans lui et nous ne faisons que parler de lui.
- Tu as raison... Après avoir dîné, ils vont assister à une pièce de théâtre en plein air avant de rentrer à pied. Cette promenade, main dans la main, Fadhéla aurait voulu qu'elle ne finisse pas. Il est près de minuit. Le temps a vite filé.
- Je n'ai aucune envie de rentrer, lui confie-t-elle. Je n'ai pas envie de le voir.
- Il doit être couché. Ma chérie, je crois que tu oublies que je commence à travailler dans quelques heures. Ou tu voudrais que j'arrive en retard le premier jour.
- Non, tu as raison. Il faut que tu donnes une bonne impression. Dis, est-ce que je pourrai chercher du travail ?
- Il faudrait que tu parles couramment l'anglais. Que pourrais-tu faire ? Fadhéla, je vais travailler. Tu ne seras pas dans le besoin.
- Je veux m'occuper. J'ai travaillé pendant deux ans, lui rappelle-t-elle. Ne me dis pas qu'ici il n'y a pas de travail pour les couturières.
- Je n'y ai pas pensé. On verra. Il n'y a rien d'urgent.
- Si, c'est urgent. En plus de vouloir être indépendante, je ne veux pas rester avec lui en ton absence.
- Fadhéla, la prie-t-il, ne me complique pas la vie. J'aurais besoin de calme, de me concentrer sur mon nouveau boulot, O. K. ?
- Rien ne t'empêche de chercher une location. Sinon, ce sera la guerre au quotidien, l'avertie-t-elle, avant d'ajouter doucement, s'il me cherche la petite bête. Quand ils rentrent, l'appartement est plongé dans l'obscurité. Ils filent à leur chambre et ne tardent pas à se mettre au lit. Fadhéla ne parvient pas à trouver le sommeil. Le lendemain, elle se lève la première et prépare le petit-déjeuner sans faire de bruit. Elle n'a pas besoin de réveiller Rédha. En cinq minutes, il est prêt à partir. Il boit son café, sans même s'asseoir. Il prend sa serviette en cuir puis l'embrasse.
- Bonne journée, lui dit-elle.
Appelle-moi quand tu as une minute pour me raconter.
- Sans faute ! Elle décide de prendre son café dans le salon. Elle s'est à peine assise qu'elle remarque une feuille pliée sous la table basse. Elle croyait Saïd encore endormi. En fait, il est parti, lui laissant un mot...


(À SUIVRE)
T. M.
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