ENCORE UN PAS À FRANCHIR...    La Ligue arabe, l'ONU et l'UE réclament leur retrait    Une période d'incertitude s'ouvre au Tchad    Un fonds de 7,55 millions d'euros pour les migrants    "L'EN doit continuer à apporter de la joie aux Algériens"    C'EST DEJÀ LA FIN !    ECUEILS REGLEMENTAIRES ET COLÈRE DES SUPPORTERS    Six personnes arrêtées lors des manifestations    De fausses licences de moudjahidine pour importer des voitures    Lancement de "Lawhati" pour la vente d'œuvres d'art en ligne    CONSTANTINEREND HOMMAGE AU SOUVERAIN DU MALOUF    Le salon du livre amazigh est né    Le challenge de deux présidents    «Possibilité non négligeable» d'une victoire de l'extrême droite    La sanglante guerre d'usure des Houthis    Une enquête choquante    Les inconnues d'un scrutin    346 Containers abandonnés    768 Logements sociaux électrifiés    Victoire du CRB devant le CABBA    Brèves    Les Africains connaissent leurs adversaires    182 nouveaux cas, 129 guérisons et 7 décès en 24h    Des milliers de travailleurs investissent la rue    Les raisons de la 2e vague de la hausse des prix    15 quintaux de kif marocain saisis    Le ministère du Commerce sensibilise    Déprime ramadhanesque    Les islamistes rêvent de victoire    L'Algérie ne tombera pas    Dernière ligne droite avant la campagne    «Les centres d'archives sont une vitrine»    Projection de Hassan Terro    Expo «Quelques choses d'Alger»    Coupe de la Confédération (Gr. B / 5e J): victoire de la JS Kabylie devant Coton Sport (2-1)    Gouvernement: examen d'un projet de création d'une autorité de régulation du marché du tabac    Décès d'Idris Deby : la communauté internationale appelle à préserver la paix    Perturbation dans l'approvisionnement en huile de table    Grandiose marche nocturne à Akbou    Le marché dans tous ses états    Bechar: installation du nouveau chef de la sûreté de wilaya    Les appels à la libération de Rabah Karèche se multiplient    «Le sondage doit devenir un réflexe»    la liste des membres sélectionnés approuvée    Hausse au premier trimestre 2021    Lutte contre la criminalité : Démantèlement de groupes criminels    A partir de la citadelle d'Alger : Coup d'envoi des festivités du mois du patrimoine    La fièvre des stèles    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La formation, une clé pour la réussite...
Redynamiser la culture en Algérie
Publié dans Liberté le 23 - 12 - 2020

La rencontre virtuelle "Redynamiser la culture en Algérie : quelles clefs pour la réussite ?" a réuni des artistes et des acteurs culturels ayant fait part des problèmes et des éventuelles solutions en rapport avec ce secteur.
La formation, la liberté de création et d'expression, la place des artistes indépendants ou le rôle de l'Etat dans la culture étaient les thématiques abordées dans la conférence "Redynamiser la culture en Algérie : quelles clefs pour la réussite ?". Sur la page facebook du groupe "Le changement", un espace "de réflexion et d'action, d'échange et de débat pour un changement réel, positif et responsable en Algérie", ont pris part à ce rendez-vous virtuel les artistes et acteurs culturels Kenza Bourenane (plasticienne), Zefira Ouartsi (créatrice du hub créatif et culturel Artissimo), Salim Dada (musicien, compositeur et ex-secrétaire d'Etat chargé de la production culturelle), Aboubakr Maatallah (musicien) et Ryad Aberkane (journaliste et directeur artistique). Ces derniers ont d'emblée évoqué les différents problèmes qui touchent ce secteur, relatif notamment à l'absence de formation dans les domaines artistique et culturel.
L'avocate de formation Zafira Ouartsi a rappelé que tout a été ébranlé durant les années 1990, mais il y avait "une forme de combat pour l'existence, pour la survie". À cet effet, dans les années 2000, elle a senti le besoin de créer Artissimo, car elle voulait "participer à la création de quelque chose de plus joyeux, de redynamiser la culture. Aujourd'hui, notre cheval de bataille est de proposer des outils pédagogiques qui soient de l'ordre de la documentation pour ces acteurs culturels, entrepreneurs et artistes, a-t-elle indiqué, pour leur permettre de s'outiller, de se professionnaliser et de pouvoir ainsi vivre de leur art". Pour l'intervenante, en ce début du siècle, il y a eu une "révolution", la création de collectifs, un petit "bouillonnement", mais "assez superficiel", qui n'a pas duré dans le temps.
Pour sa part, Salim Dada a signalé que le pays possède un bon nombre d'établissements dédiés à la formation artistique et ce, tout en interrogeant sur la qualité des cours et des matières enseignées, la reconnaissance des diplômes à l'étranger ou encore le devenir des étudiants à la fin de leur cursus. À ce propos, il a martelé : "Beaucoup d'élèves finissent par changer de métier pour faute de moyens, car les instruments sont chers, ou alors ils se retrouvent tout simplement sans travail." Et Ryad Aberkane de rebondir : "Les établissements disponibles sont inaccessibles pour beaucoup de jeunes. Que pouvons-nous faire pour donner accès à la formation dans les villages, alors qu'il y a des créateurs de talent ?" Selon les intervenants, pour l'émergence de ce secteur il faut qu'il y ait la création qui exige en premier lieu la formation, la production et la diffusion.
Concernant les divers événements organisés par la tutelle, les intervenants se sont interrogés : "Quel a été l'impact de toutes ces manifestations en Algérie ? Son impact sur la création algérienne ? Combien d'artistes ont émergé, d'associations formées ?" Sur ces interrogations, il a été conclu que "la formation n'a pas été prise en compte". Même si quelques ateliers, master classes et résidences ont eu lieu, il y a eu une rupture. L'autre point relevé est "le problème des restrictions de liberté d'expression et de création".
Pour Aboubakr Maatallah, "la culture en Algérie n'est pas libre, alors qu'un artiste doit être indépendant. Il n'y a pas de cadre juridique. Il faut mettre en place des mécanismes" afin de remédier à ces blocages. Dans le même sillage, Kenza Bourenane a insisté sur le fait que "n'avons pas de politique culturelle ! Un ministre doit avoir un projet". Et d'ajouter : "Le ministère doit accompagner les promoteurs et les artistes. Il doit se retirer et ne plus être acteur principal de la scène. C'est aux artistes de prendre leur propre décision, de créer leur propre dynamisme."

H. M.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.