Des experts de l'ONU appellent à arrêter la colonisation et protéger le peuple palestinien    L'Algérie condamne l'assassinat de Sidi Brahim Ould Sidati    Elle alimente l'est de la capitale : La laiterie de Boudouaou augmente sa production    Les 12 meilleurs aliments pour déboucher les artères    Boumerdès : Engouement au marché du Ramadhan    Les postiers poursuivent leur grève    Création d'un comité du LREM à Dakhla: Le gouvernement français «regrette», mais soutient le plan marocain    Ministère de l'Enseignement supérieur: Alerte au piratage de données personnelles sur Facebook    FAF - L'AG élective aujourd'hui: Charaf-Eddine Amara, oui, mais...    Ligue 1- Mise à jour: Un quatuor à la relance    FAF - Coupe de la Ligue: Un duel des extrêmes pour commencer    LA CULTURE DU BON SENS    Bouira: Un piéton fauché par un camion    Education nationale: Débrayage annoncé des corps communs    Secteur urbain El Emir: Une tentative de squat d'un trottoir avortée    Faut-il recréer le monde sans nous ?    Guelma: Hommage au chahid Souidani Boudjemâa    Ça persiste à béjaïa    Les suggestions des opérateurs    Le Ramadhan entamé dans des conditions difficiles    Des partis à la recherche de candidats    Les joueurs décidés à battre la JSK    Pochettino fair-play avec le Bayern    Une offre sur la table pour Agüero    176 nouveaux cas et 4 décès en 24 heures    Nomination des chefs de sûreté    Les premiers signaux d'un emballement social    Quand Goudjil séparait le bon grain de l'ivraie    Washington prépare à l'Otan le retrait concerté d'Afghanistan    Des soirées ramadhanesques presque normales!    Le nombre des demandeurs a doublé    Un dispositif sécuritaire spécial Ramadhan    6 éléments arrêtés et 15 casemates détruites    Au Sahel, «il n'y a aucune solution sans Barkhane»    Est-ce une nouvelle crise ?    La leçon d'une vie    Une 93e édition avec des stars en chair et en os!    «L'Etat n'abandonnera jamais le cinéma»    Ahmed Rachedi nommé conseiller auprès de la Présidence    Soltana Khaya: ma lutte est celle de tous les Sahraouis    «Nous n'allons pas applaudir tout ce que fera le système»    Their Algeria décroche le prix spécial du jury    Les étudiants continuent de marcher    Des journalistes reviennent en... autostop !    La marche de la communauté universitaire empêchée    Pas de diffusion télé pour le feuilleton "Babor Ellouh"    112ème mardi de protestation: Les étudiants au rendez-vous au premier jour du Ramadhan    Sétif: Un atelier clandestin de fabrication d'armes démantelé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Brahim Ghali dénonce l'inaction de l'ONU
Situation des droits humains au Sahara occidental
Publié dans Liberté le 06 - 03 - 2021

Le président sahraoui, Brahim Ghali, a dénoncé la situation catastrophique des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental, en faisant état de pratiques répressives et barbares qui visent à terroriser la population des territoires sahraouis occupés, et dénoncé aussi "l'inaction" du Secrétariat de l'ONU et du Conseil de sécurité et leur silence face au l'agression du Maroc, du 13 novembre dernier. "J'attire de toute urgence votre attention et celle des membres du Conseil de sécurité sur la situation catastrophique qui règne dans les territoires du Sahara occidental sous occupation marocaine illégale, en particulier depuis l'acte d'agression perpétré le 13 novembre 2020 contre les territoires libérés du Sahara occidental par l'Etat d'occupation", a écrit le président Ghali, dans une lettre adressée par le représentant permanent de l'Afrique du Sud auprès de l'ONU au président du Conseil de sécurité pour la distribuer comme document du Conseil.
L'Etat d'occupation marocain, poursuit le président sahraoui, "a ainsi torpillé le cessez-le-feu de 1991 et déclenché une nouvelle guerre qui pourrait avoir des conséquences extrêmement graves pour la paix, la sécurité et la stabilité dans l'ensemble de la région". Il dénonce le fait que c'est "l'inaction du Secrétariat de l'ONU et du Conseil de sécurité et leur silence consternant face au nouvel acte d'agression du Maroc qui ont encouragé l'Etat d'occupation à persister dans ses pratiques répressives et barbares qui visent à terroriser la population des territoires sahraouis occupés". "Aujourd'hui, une situation sans précédent se déroule dans le Sahara occidental occupé, où les autorités d'occupation marocaines emploient tout leur arsenal de sécurité pour mener une guerre d'agression en représailles aux civils sahraouis sans défense, au vu et au su de l'ONU et de sa mission dans le territoire", a-t-il relevé.
Il a soutenu que "l'Etat marocain d'occupation a bien tenté de dissimuler les réalités de la guerre ouverte qu'il a déclenchée dans la région le 13 novembre 2020", soulignant que "des rapports bien étayés et des témoignages appuyés par des preuves photographiques démontrent que les autorités d'occupation marocaines ont intensifié leurs violations flagrantes du droit humanitaire international et commis des crimes contre les civils sahraouis dans les territoires sahraouis occupés". Ces derniers mois, ajoute Brahim Ghali dans la lettre, "les autorités d'occupation marocaines ont mené des raids sur les habitations de nombreux civils sahraouis et y sont entrées par effraction, soumettant ceux-ci à des pratiques cruelles, inhumaines, immorales et dégradantes, en particulier dans les villes occupées de Laâyoune, de Smara et de Boujdour".
Dans ce contexte, il demande au Conseil de sécurité "d'intervenir d'urgence pour mettre un terme aux souffrances infligées à tous les prisonniers politiques sahraouis et à leurs familles, et d'obtenir leur libération immédiate et inconditionnelle, afin qu'ils puissent rejoindre leur patrie et retrouver les leurs", rappelant les innombrables grèves de la faim de certains prisonniers pour protester contre leur incarcération illégale persistante et les traitements dégradants qu'ils subissent. Par ailleurs, le SG du Front Polisario estime que "la guerre d'agression et de représailles menée ces jours-ci dans le Sahara occidental occupé par les autorités d'occupation marocaines avec tout leur arsenal de sécurité s'ajoute au bilan du génocide et des meurtres que l'Etat d'occupation marocain perpètre contre les civils sahraouis depuis le début de son invasion et de son occupation militaire du territoire le 31 octobre 1975".
"Nous vous demandons une fois de plus et de toute urgence de traduire dans les faits la responsabilité juridique et morale de l'ONU envers notre peuple, en particulier les civils sahraouis vivant dans les territoires sous occupation marocaine illégale", écrit Brahim Ghali dans sa lettre, précisant que "cela implique de déployer des mécanismes internationaux de protection et de prendre des mesures concrètes pour assurer leur sûreté et leur sécurité, y compris la création d'un mécanisme indépendant et permanent des Nations unies de protection des droits humains au Sahara occidental occupé et de communication régulière d'information sur la question aux organes compétents de l'ONU".
"Nous renouvelons l'appel que nous vous avons lancé, à vous et au Conseil de sécurité, pour que vous assumiez vos responsabilités en protégeant les civils sahraouis et en assurant leur sécurité physique et morale, composante essentielle de la responsabilité qui est celle de l'ONU envers le peuple sahraoui et en ce qui concerne la décolonisation de la dernière colonie en Afrique", a-t-il conclu.
R. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.