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"Il y a une régression de la liberté de la presse"
Abdelkader Chaabani, enseignant à l'école supérieure de journalisme
Publié dans Liberté le 03 - 05 - 2021

Liberté : Nous célébrons, aujourd'hui, la journée internationale de la liberté de la presse. Quel état faites-vous de l'évolution de la presse algérienne ?
Abdelkader Chaabani : Dans les années 1990, la presse algérienne a connu un essor exceptionnel. Même les médias internationaux évoquaient beaucoup cette liberté de la presse en Algérie et de son ouverture. C'était un modèle pour un certain nombre de pays méditerranéens. Entre-temps, nous avons vécu les années de braise qui ont quelque peu altéré cette liberté. Puis, un basculement du positif vers le négatif s'est produit vers la fin des années 1990 et le début des années 2000. Nous étions dans une phase exponentielle de la presse qui était ouverte, pendant que, il est vrai, l'espace médiatique était fermé. A partir de là, il y a eu une régression. Le pouvoir politique s'est emparé d'un certain nombre de directives et cette liberté n'est plus ce qu'elle était dans les années 1990.
Pourtant, les autorités évoquent souvent des textes et lois qui encouragent la liberté d'expression et de la presse. Partagez-vous cette position ?
Les responsables défendent leur territoire. Mais quand on lit la presse, on voit ce qui se passe, on se rend compte que cette ouverture des années 1990 s'est arrêtée. Il y a une retenue, y compris de la part des journalistes qui ont pris peur. La multiplication de la répression et des arrestations ont sans doute participé à créer un climat qui pousse les journalistes à être un peu plus prudents.
Est-ce que l'avènement du Hirak a permis d'améliorer la liberté d'expression ?
Le Hirak est une forme de liberté d'expression. C'est l'expression de la liberté individuelle mais aussi sociétale. Vu la régression de la liberté de la presse, le Hirak est une forme très forte de la liberté d'expression. Quand on voit, on lit les slogans exprimés par le Hirak, on comprend l'importance de la liberté d'expression.
Depuis quelques années, le paysage médiatique algérien a changé avec l'apparition des chaînes de télévision et des médias électroniques. Cela a-t-il permis une amélioration la liberté d'expression ?
Certainement ! Nous sommes dans l'ère de la mondialisation de l'information. Cette forme d'équilibre entre la presse papier et la presse numérique existe même en Europe. Cela a poussé les gens à basculer vers les médias numériques et les réseaux sociaux. Mais cela comporte un danger. Nous ne nous sommes jamais sûrs des sources ou de la certitude des informations qu'on reçoit. Or, comme je le dis souvent à mes étudiants, il faut toujours vérifier, authentifier et recouper les informations avant leur diffusion. Ce sont donc là autant de dangers que peuvent constituer ces médias électroniques.

Entretien réalisé par : ALI BOUKHLEF


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