Curieuse réhabilitation de la candidature du mouhafedh FLN    La délégation algérienne refuse de s'asseoir derrière la délégation israélienne    Les opérateurs doivent déclarer leurs entrepôts avant le 30 novembre    L'huile de table plus chère    Lamamra appelle à la consolidation du processus politique    "Inefficaces et contre-productives", selon l'Algérie    "Le championnat se poursuivra durant la Coupe arabe des nations"    Les Sudistes à un pas de la qualification    L'Algérie toujours dans le top 5 africain    "HELIOPOLIS" À NOUVEAU SELECTIONNE POUR LES OSCARS    Lancement du colloque sur la carte linguistique de tamazight    Sarkozy au TPI, ça tarde    Qui, logiquement, arrose l'autre ?    BRÈVES...    Quel sort pour les APC sans candidats ?    L'Algérie avec la Libye et la Tunisie    Les Hamraouas surprennent les Sanafirs    Les syndicats préparent la riposte    Arrestation d'un voleur de bouteilles d'oxygène    L'article 184 du code électoral largement contesté    Le jeu malsain de Riyad    Quand Macron se remémore le blues des colonies !    Le qamouss, les mu'allaqât et l'incompétence paralinguistique !    Clôture en beauté de la première édition à Aïn-Séfra    EHU 1er - Novembre: Lancement d'une campagne de dépistage du cancer du sein    Vaccination anti-Covid: «La balle est dans le camp des citoyens»    Défis et espoir    Exportations hors hydrocarbures: Produits alimentaires et industries manufacturières à la traîne    Pouvoir d'achat divisé par deux en 10 ans    La Com en débat    Front de mer à Aïn El Turck: L'OPGI se mobilise pour la collecte des déchets    Course contre la montre à Blida    Washington lâche Rabat    Selma Haddadi désignée ambassadrice à Djouba    Le chef de la junte nomme 3 ministres et le SG du gouvernement    La Maison de la presse de Bouira baptisée Abdenour Merzouk    Le FFS rebondit    Que se passe-t-il au campus d'El Kseur?    La Coquette perd de son lustre    NAJDA se restructure    Benbahmed réaffirme les priorités du secteur    Incendie au complexe Tosyali    Les vérités des géants de la télécommunication    La tension monte    Lukaku a évité le pire    La démagogie comme mode d'emploi    Tizi ouzou rend hommage à ses fils    Appel à candidature    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La musique et le théâtre, une relation d'interdépendance
CONFERENCE DE SALIM DADA AU FORUM VIRTUEL DU TNA
Publié dans Liberté le 21 - 08 - 2021

Le compositeur, professeur et musicologue Salim Dada a animé une conférence virtuelle, jeudi dernier, dans le cadre du programme en ligne du mois d'août, concocté par le Théâtre national algérien. Après Amin Zaoui lors du premier rendez-vous en ligne, il a été question du rôle de la musique dans la construction d'une œuvre théâtrale, de la tragédie grecque jusqu'au théâtre contemporain.
Dans son intervention, l'ancien secrétaire d'Etat chargé de la production culturelle a mis l'accent sur le rôle de la musique dans le 4e art. De la tragédie grecque au théâtre contemporain, la musique et le chant ont eu un rôle essentiel dans la mise en scène d'une pièce.
Dans sa lancée, l'intervenant a mis en garde également contre le recours intempestif à la musique, qui peut desservir l'œuvre. Mais avant d'arriver sur scène, comment ces chants, musique ou bruitages sont produits ? Dada explique que la musique est, soit jouée sur scène en présence d'un orchestre, ou par des comédiens qui en jouent pendant la représentation.
Dans le cas d'un opéra, c'est un orchestre installé dans la fosse qui accompagne la pièce en direct. Dans certains cas de figure, comme dans Madame Butterfly, de Puccini, c'est depuis les coulisses que les sons sont émis. Mais de nos jours, ce sont les musiques ou sons préenregistrés qui sont le plus usités, reprend l'ancien secrétaire d'Etat.
Pour mieux comprendre l'importance de la musique, l'intervenant a classé en sept points-clés les fonctions de celle-ci. Le premier est selon le musicologue, "la structuration" de la pièce, en ce sens qu'elle participe à la construction des moments-clé de celle-ci. "Le rideau est baissé, la scène est dans le noir. Dès que la musique retentit, le spectateur sait que le spectacle va commencer.
Elle peut même conditionner psychologiquement l'assistance, l'orienter, lui indiquer le genre de la pièce". Elle peut également servir à "ponctuer" les passages dramatiques ou l'état psychologique des personnages, comme la joie, la tristesse, le manque, le rêve... Toutes ces émotions sont amplifiées par la musique.
Cette dernière peut aussi jouer le même rôle dans la gestuelle scénique des comédiens ; leurs mouvements sur scène, leur rythme. Dada fait savoir que le nom de cette fonction, "Le Mickeymousing", en référence au dessin animé des studios Disney, consiste en l'accompagnement de l'expression corporelle par des sons et bruitages, que l'on retrouve plus particulièrement dans des genres comiques tels la farce ou le mime, ou des pièces chorégraphiques.
Enfin, la musique peut avoir une importance telle dans une pièce, qu'elle devient un personnage à part entière. Cette fonction, explique Dada, peut remplacer par exemple un comédien muet, ou après la mort d'un des personnages.
Elle est d'autant plus importante lorsque l'un des personnages est musicien ou chanteur. Dans ce cas de figure, elle est au premier plan, parce qu'elle accompagne la représentation, mais elle construit également sa trame et le déroulement des évènements, comme dans la tragédie grecque où le chœur a un rôle dominant.
Ce dernier représentait, chez les Grecques, le peuple et les divinités. Son impact est d'autant plus important qu'il réunit des voix multiples, interagissant avec les personnages principaux via le chant. À noter que le programme virtuel du Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi se poursuit jusqu'au 30 août avec la diffusion de pièces théâtrales, de spectacles et rencontres via sa chaîne YouTube et sur sa page Facebook.

Yasmine AZZOUZ


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.