Les bienfaits méconnus du citron    Ballon d'Or : Guardiola prend la défense de Messi    Déclaration de patrimoine en question    Quand la chute du dinar fausse les calculs    Elections locales: Les résultats préliminaires connus    Du 4 au 6 décembre: Une conférence nationale sur la relance industrielle    Coupe arabe FIFA: Algérie A' - Soudan, aujourd'hui à 11h00 - Bien entamer la compétition    Ballon d'Or: Messi, un sacre qui fait grincer des dents !    JSK - Les joueurs confinés: Le match face au Royal Léopards reporté    Ténès: Deux morts dans un glissement de terrain    Raffinerie de Skikda: Huit personnes atteintes de brûlures suite à un incendie    Illizi: Quatre morts dans une collision    En rang serré    Adrar: Un écrivain autrichien au lycée Moulay Touhami Ghitaoui    Une journée cruciale pour la droite, aujourd'hui en congrès    Le FFS en quête d'alliance    Les indépendants exigent une enquête    Le temps des tractations    Vers la révision des textes juridiques    Témoignages    Messi, le ballon dort    Mahrez au 20e rang    Toujours dans l'impasse    «L'Algérie est ciblée»    Le programme de travail sera valable du 4 décembre 2021 au 31 janvier 2022    L'Algérie souhaite davantage d'investissements chinois    Le docteur Derrar fait le point    82 familles relogées    17 personnes coincées dans un immeuble    Ce que veulent les syndicats de la santé    95 décès depuis le début de l'année    L'hostilité à l'engagement armé de la France de plus en plus visible    Xi Jinping adresse un message de félicitations à une réunion à l'ONU    «L'art : le regard pour ombre»    Jbaliqs ouadjmatou en concert    Semaine du court métrage    Accélérer la mise en œuvre de l'Accord d'Alger    Maroc Les forces de l'ordre empêchent un sit-in populaire devant le Parlement en solidarité avec le peuple palestinien    Festivals du court-métrage d'Annaba et «Cinemana du film arabe» d'Oman    Elections locales: le FLN arrive en tête avec 5978 sièges    La vague de normalisation "se brisera contre la position authentique de l'Algérie"    Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d'Algérie en Ouganda    Benabderrahmane: la rupture avec les anciennes pratiques impossible sans des médias forts et objectifs    Sellal acquitté et Rahiel condamné à 3 ans de prison    Les nouvelles technologies au secours de la culture    Le Sénégal souhaite un soutien de Pékin au Sahel    Report du procès de l'ancien wali de Djelfa    La cérémonie officielle, vendredi prochain, à Paris    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



"COMME UN MIROIR BRISé"
28e partie
Publié dans Liberté le 16 - 09 - 2021

Résumé : Latéfa lui explique les raisons de cette pause qu'elle voulait dans sa vie. Da Ali espère que Tarek saura être patient et qu'elle reviendra sur sa décision. Il ne cherche pas à l'influencer, car il y a plus urgent. Il la dépose à la maison, sa mère est déjà au courant. Elle est furieuse et lui reproche de gâcher sa vie. Latéfa lui rappelle que sa vie ne sera plus la même après l'intervention et les soins.
-Oui mais comme vous le dites, la science a fait de grandes avancées. Il y a aussi la médecine traditionnelle... Tout...
Latéfa ne veut plus rien entendre. Elle monte à sa chambre et s'y enferme. Elle n'a pas envie de se disputer avec sa mère. Elle se sent faible. Elle ne sent plus son cœur battre, elle l'a mis en morceaux, en décidant de rompre avec Tarek alors qu'elle l'aime de tout son cœur. C'est une épreuve difficile et elle ne veut pas rendre de compte. La maladie ne lui laisse pas le choix.
Alors que d'autres s'accrochent à leurs familles, à leurs amis, elle a choisi de "faire une pause", durant un temps indéterminé. Car, même s'ils s'aiment maintenant, rien ne lui assurait qu'il serait encore là lorsqu'elle changera physiquement et moralement.
Les séances de chimiothérapies ne seront pas une partie de plaisir d'où elle ressortira toute fraîche et pimpante. Elle n'a pas encore commencé que son moral en avait pris un coup. Son corps suivra, ce qui sautera aux yeux de tous.
Latéfa se caresse les cheveux qu'elle a longs et ondulés. Elle sait qu'elle les perdra dès les premières chimiothérapies et elle n'en supporte pas l'idée. Elle adore ses cheveux et en prend grand soin. Ses cils et ses sourcils aussi. Même en fermant les yeux, l'image d'elle s'impose et l'angoisse. Dans la galerie de son portable, il y a tout un album de coiffures qu'elle envisageait d'essayer pour son mariage. Elle pense aux jolies tenues décolletées qu'elle ne pourra plus porter après l'opération. Elle se demande si la cicatrise sera visible et si elle n'aura pas besoin de faire de la chirurgie esthétique pour qu'elle ne soit pas visible. Mais ce serait la dernière étape. Elle se rappelle une cousine, à sa mère qui avait eu un cancer. Elle garde encore d'elle les souvenirs de son visage pâle et bouffi, des cernes bleus sous ces yeux et des œdèmes aux bras et aux jambes. Elle s'arrache les cheveux rien qu'en s'imaginant comme elle. Lorsqu'elle croise son regard apeuré dans la glace de la coiffeuse, elle ne se reconnaît plus. Elle, la jeune femme joyeuse au regard pétillant, s'est comme éteinte. Elle n'arrive plus à sourire. Elle est si triste et ses larmes ne tarissent pas. La sonnerie de son portable l'interrompt dans ses sombres pensées. Il est resté sous son coussin là où elle l'a glissé la veille. C'est son amie Lila qu'elle n'a pas revue depuis qu'elle lui a confié le salon.
Cela lui fait plaisir de l'entendre. Elle ne s'en rend compte que maintenant, mais elle lui manque terriblement .
-Eh ben, dis donc, cela fait un bail, dit l'amie. À chaque fois que je t'appelais, ton portable était éteint. Ghir elkhir ? Que du bien inchallah !
-Du bien ? J'ignore ce que c'est depuis l'autre jour...
-Pourquoi tu n'as pas donné signe de vie ? On aurait parlé, dit Lila. Peut-être que j'aurais pu t'aider. Nous sommes beaucoup plus des sœurs que des amies. J'ai respecté ton silence et le fait que tu veuilles t'occuper de toi... Mais je suis là, raconte-moi.
Latéfa lâche un long soupir, puis renifle. Elle qui tenait à être seule, veut bien se confier à son amie.
-Lila, je suis perdue. Figure-toi que mes affaires sont prêtes. Je dois subir une opération, lui apprend elle. Et puis, comme si ce n'était pas assez, j'ai rompu. J'ai dit à Tarek qu'on annulait notre mariage. Je préfère qu'on se sépare maintenant, car je ne supporterais pas qu'il me rejette un jour. Tu comprends ?
-Ma chère sœur, ton amoureux est passé discuter, lui dit Lila. Le pauvre ne comprend pas ce qui arrive et ce qui te pousse à rompre. Il ne supporte pas d'être loin de toi. Figure-toi qu'il m'a demandé de te parler et de te faire entendre raison. Il est malheureux, je l'ai vu pleurer. Latéfa, tu as agi sur un coup de tête ?
-J'ai reçu un coup dur et ça t'ouvre les yeux sur l'essentiel, affirme Latéfa. Avec cette maladie et ces soins, je m'attends au pire.
-Mais il tient à toi. Tu le connais très bien, lui rappelle Lila. Il t'aime et il est prêt à tout pour toi.
-Je n'en sais rien... Je doute de tout... Je suis à bout...
La peine l'étouffe, elle ne peut plus parler. Lila l'entend pleurer à l'autre bout du fil. Elle ne raccroche pas et tente de lui remonter le moral, espérant qu'elle entende. Si elle écoute son cœur, elle se rendrait directement chez elle, mais elle sait que sa mère n'apprécie pas les visites surprises. Alors elle reste en ligne avec elle et espère qu'elle saisisse un seul mot de ce qu'elle lui crie au téléphone.

À SUIVRE
[email protected]
Vos réactions et vos témoignages sont les bienvenus.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.