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"COMME UN MIROIR BRISE"
31e partie
Publié dans Liberté le 20 - 09 - 2021

Résumé : Pour avoir un peu de calme, Latéfa refuse que sa mère les accompagne. Elle en souffre. Durant tout le trajet, elle pleure. Le professeur qui était resté pour les accueillir confie Latéfa à la psychologue. Da Ali ne tarde pas. Il promet d'être toujours là pour elle. Il part rapidement pour qu'elle ne voie pas ses larmes. Elle n'est pas la seule à souffrir.
La psychologue, Dr Sofines, reste auprès de Latéfa, elle réussit à la faire parler de ses angoisses. La jeune femme qui est très belle et qui a une poitrine imposante, craint que l'intervention ne gâche sa féminité.
-J'adore porter des bustiers, des robes décolletées... Je ne serai plus la belle femme que femmes et hommes aiment approcher.
-Ce qui compte, c'est ce qui fait de vous une belle personne, vos qualités humaines, votre humour. Lorsque vos amis vous aiment, c'est pour ce que vous êtes et non pas pour le physique. Et puis, je peux vous rassurer, des bustiers, des décolletés, vous pourrez toujours en porter, la rassure la psychologue. Les chirurgiens font tout pour conserver la poitrine. C'est fort possible que vous vous inquiétez pour rien. S'ils décident de retirer juste la tumeur, vous ne verrez pas grande différence... Même les autres.
-Je ne supporte pas l'idée qu'ils y touchent, mais je n'ai pas le choix, dit Latéfa. C'est vital.
-Oui, qu'est-ce qu'un bout de graisse quand la vie est en jeu ? Sachez que vous avez de la chance, les autres organes ne sont pas touchés. Vous avez été bénie, croyez-moi, vous en avez eu de la chance de le découvrir à temps.
-Je l'espère aussi, mais je doute... Je ne vois plus l'avenir.
-Si, vous en aurez un, affirme la psychologue. Vous en ferez bon usage. Vous ne le perdrez plus à courir derrière des futilités. Vous travaillez ?
-Oui, j'ai ouvert un salon de bien-être, car j'adore tout ce qui est en relation avec le corps, répond Latéfa, le cœur serré. Dommage que tous les soins qu'on y dispense aux clientes, ne pourront pas me faire du bien. J'ai peur qu'ils me mutilent. Je vais perdre ma féminité.
-Arrêtez de penser à l'image que vous aurez, mais à la chance qu'Allah vous donne de vous en sortir, insiste la psychologue. Ils vont vous sauver.
-Rien ne prouve qu'ils réussiront.
-Vous aurez les meilleurs, ils peuvent vous opérer les yeux fermés, affirme la psychologue. N'y pensez pas. Faites confiance à Allah, Il les guidera. Inchallah qu'à notre prochaine rencontre, vous me raconterez comment cela s'est passé. La vie continuera après.
-Inchallah... Mais je n'ai plus d'avenir, de projets... Je devais me marier dans quelques semaines, lui confie-t-elle. Mais j'ai tout annulé. J'ai préféré prendre les devants. Je ne supporterais pas qu'on s'éloigne de moi à cause de la maladie.
-Mais ce n'est pas une maladie contagieuse.
-Le regard des autres compte beaucoup pour moi. Je crois que je ne supporterais pas de me voir après l'opération.
-Chaque chose en son temps, dit la psychologue. Tout se passera bien, vous serez plus courageuse que vous croyez et accepterez plus facilement la nouvelle femme que vous deviendrez. Vous serez forte, et nous serons tous là pour vous rappeler que le combat en valait le coup. Ainsi que les sacrifices...
La psychologue reçut un appel sur son portable. Ce que Latéfa saisit à travers les brides des échanges, est qu'elle était restée en dehors de ses heures de service, à la demande du professeur, pour elle...
-Je m'excuse, mais je dois y aller, dit Dr Sofines. Je vous laisse mon numéro personnel. Si vous voulez discuter avant de dormir, je serais disponible. Exceptionnellement pour vous.
Latéfa la remercie. Dr Sofines ne part pas tout de suite. Elle passe voir le professeur et lui parle d'elle.
-Je vous conseille de lui donner un anxiolytique, elle est instable et très angoissée. Elle doit dormir un peu et être calme au réveil, elle ne doit pas gêner les autres patientes. Sans un calmant, elle risque de vous faire passer une mauvaise nuit.
Le professeur prend en considération son conseil. Il le prescrit et une infirmière est chargée de le lui apporter. Latéfa le prend sans chercher à savoir ce que c'est. En contact avec son amie Lila, elle parle de tout et de rien jusqu'à ce qu'elle s'endorme sans avoir même raccroché. L'effet a été immédiat.

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