Les affiches de la mise à jour du championnat de Ligue 1 Mobilis CR Belouizdad – MC Alger et USM Alger – JS Kabylie devaient parler d'abord de football, ensuite de rivalité sportive, et enfin de passion des supporters. Deux rencontres majeures, deux classiques du championnat, deux duels où l'on attendait du jeu, du talent, de l'expérience... bref, du professionnalisme. Mais ce mercredi, le football a quitté le terrain À la place, nous avons assisté à autre chose : un spectacle indigne du niveau que prétendent représenter ces équipes. Des joueurs à terre, des provocations incessantes, des contestations agressives contre l'arbitre, et même certains membres des staffs emportés par la nervosité générale. Le fair-play a disparu. La sportivité s'est volatilisée. Et ce qui devait être une fête du football s'est transformée en règlement de comptes. Pourtant, sur ces pelouses, il y avait des joueurs expérimentés, des professionnels censés montrer l'exemple. Des joueurs payés pour défendre l'image d'un club, pour honorer une histoire, pour représenter des générations de supporters. Au lieu de cela, plusieurs ont préféré se faire remarquer par leur nervosité, leur manque de maîtrise et leur incapacité à respecter l'arbitrage. Un arbitre n'est pas un ennemi. Ce n'est pas quelqu'un tombé du ciel pour provoquer les joueurs. C'est une partie du jeu. Mais mercredi soir, certains ont oublié cette évidence. Contestations excessives, gestes d'humeur, provocations entre joueurs...tout ce que le sport doit justement condamner. Certes l'arbitrage est souvent dénoncé, mais que font les dirigeants censés calmer les esprits ? La déception est totale. Elle est encore plus grande quand on voit que certains comportements se répètent. La ligne rouge a failli être dépassée, une nouvelle fois. Les mêmes réactions, les mêmes débordements, les mêmes gestes qui n'ont rien à voir avec le football. Le constat n'est pas plus rassurant : même tension, même manque de sang-froid, même image négative laissée sur le terrain. Une question se pose alors clairement : Que font les dirigeants ? Que fait-on lorsqu'un capitaine enlève son brassard et refuse d'obéir aux décisions de l'arbitre ? Que fait-on lorsque l'image du club passe après la colère du moment ? Gagner ne suffit pas à faire d'un club un grand club. Au contraire. La grandeur se mesure aussi dans le respect, dans la discipline et dans l'exemple donné aux jeunes qui regardent ces matches. Mercredi, le football algérien méritait mieux…