Annoncée par Bensalah pour demain.. La conférence de concertation aura-t-elle lieu ?    Commémoration du printemps berbère et du printemps noir.. Imposante marche contre l'oubli et le déni à Bouira    Rassemblement des militants et cadres du RND pour exiger son départ.. Ouyahia charge Chihab    Elles sont de l'ordre de 17 %.. Les recettes douanières en hausse    Ouyahia et Loukal convoqués par le tribunal de Sidi Mhamed d'Alger    ETRHB Haddad à Tizi Ouzou.. Incertitude et angoisse des travailleurs    FAC.. L'AG élective fixée au 27 avril    Championnats d'Afrique U18 et U20 d'athlétisme.. Médaille d'or pour l'Algérien Ameur    Championnat de France de natation.. Médaille de bronze pour Sahnoune sur le 100m    Annaba.. 26 kg de drogue saisis    Lutte contre la criminalité.. Interpellations à Tlemcen, Tébessa, et Aïn defla    Célébration du mois du patrimoine à Tizi-Ouzou.. Pour la sauvegarde du patrimoine amazigh    Le président américain motive le maréchal Haftar.. Washington soutient la guerre en Libye    TLEMCEN : Du chocolat fourré aux psychotropes !    France.. Les protestations continuent    PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE : Le DG des douanes, Farouk Bahamid limogé !    TLEMCEN : Plus de 400 kg de kif saisis en 90 jours !    PROCHAINE SAISON ESTIVALE A ORAN : Trois nouvelles plages autorisées à la baignade    AEROPORT DE TUNIS : Saisie de plus de 100.000 euros sur un Algérien    Près de 223 000 cas suspects de choléra signalés en 2019    Damas mise sur le tourisme après la restauration de ses sites historiques    Laskri appelle les militants à resserrer les rangs    Les travailleurs décrètent 3 jours de grève dès le 28 avril    Début du référendum sur une révision constitutionnelle    «Je ne laisserai personne détruire ce que nous construisons»    Mois du patrimoine    Des atouts non exploités !    Le parcours scientifique du penseur Abdelkrim Bekri mis en exergue    Asma Ben Messaoud désignée DTN de la FASM    Sous le signe de «dégage !»    Papicha sur la croisette    Davantage d'efforts pour prendre en charge les bâtisses du vieux ksar    Plusieurs films algériens distingués    En bref…    L'opposition met l'armée devant le fait accompli    Un milliard d'euros pour Notre-Dame de Paris, combien pour les enfants du Yemen?    Oum El Bouaghi : 5 morts dans un accident de la route    El Braya: Un homme mortellement poignardé    Mascara: Plus de 30 dealers arrêtés    Football - Ligue 2: Une journée explosive    Affaire NCM-MCS: Le président Bennacer accuse Medouar de vengeance    LFP - Ligue 1: Les quatre dernières journées en plein mois de Ramadhan    Ils revendiquent le droit au recrutement: Les chômeurs de Bethioua entament leur troisième semaine de protestation    Nabni: Pour un système électoral anti-fraude en six mois    Tizi Ouzou: Des maires marchent pour refuser l'encadrement de la présidentielle    Les marches se poursuivent: Les Algériens exigent des comptes    La date sera fixée dimanche    Exposition « L'Afrique à la mode » jusqu'au 25 juillet à Alger    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





LE FFS et le PT enterrent l'option exécutif d'union nationale
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 05 - 05 - 2014

L'option de la formation d'un gouvernement d'union nationale a été tentée par Bouteflika comme l'attestent les offres à rejoindre l'exécutif faites par lui au Front des forces socialistes (FFS) et au Parti des travailleurs et très certainement aussi à des formations de moindre envergure que les deux précités. Elle a à l'évidence capoté après que les deux partis les ont déclinées.
L'on ne pourrait en effet qualifier de gouvernement d'union nationale un exécutif composé de représentants des partis de l'alliance présidentielle et de ceux de quelques autres dont la représentativité politique et le poids populaire sont pratiquement inexistants. Dans son discours d'investiture, Bouteflika a promis qu'il travaillerait à forger un consensus national. Dans cet esprit, il a envisagé certainement que l'ouverture du gouvernement à des partis et personnalités politiques se situant en dehors de l'alliance présidentielle constituerait une étape vers la concrétisation de ce consensus national. Le choix par lui de faire ses offres au FFS et au PT s'est certainement justifié par le fait que les deux formations tout en étant dans l'opposition ne sont pas dans une stratégie de rupture irrévocable avec le pouvoir avec lequel ils sont disposés à dialoguer pour la recherche d'une solution à la crise nationale.
Les raisons invoquées par l'un et l'autre pour avoir décliné les propositions présidentielles ne sont pas identiques. Le FFS l'a fait au motif que « la priorité du parti est la reconstruction d'un consensus national » par le biais de l'organisation d'une « conférence nationale de consensus ». Un tel objectif que s'est fixé le parti d'Aït Ahmed lui est à l'évidence paru devenir irréalisable au cas de son intégration au sein de l'alliance présidentielle qui le démonétiserait aux yeux des formations et autres représentations de la société ancrées dans le camp anti-pouvoir et anti-Bouteflika. Nul doute également que le FFS a reculé devant l'offre de participation au regard de la brutale répression dont a fait l'objet la marche pacifique commémorant le printemps berbère en Kabylie, son bastion électoral.
L'argumentaire avancé par le PT a été autre. Louiza Hanoune, sa présidente et ex-candidate à l'élection présidentielle qui vient de se dérouler, a justifié son refus en faisant valoir que le PT n'assumera de fonctions gouvernementales que le jour où le parti « à l'issue des élections libres, démocratiques et transparentes arrachera la majorité ou la première place comme force politique ».
Ces deux partis ayant décliné l'entrée au gouvernement, il est patent que l'exécutif qui va entourer Abdelmalek Sellal sera aux colorations de l'alliance présidentielle nouée entre le FLN, le RND, le MPA et le TAJ avec l'adjonction de quelques partis « Pim-Pam-Poum » dont la présence ne lui octroiera aucune prétention à se déclarer d'union nationale.
Le consensus national que Bouteflika et même ses opposants disent en viser la concrétisation (par des processus qui sont pour l'heure aux antipodes) reste d'actualité. La question est comment les camps antagonistes parviendront à jeter des passerelles entre eux et à consentir à des concessions qui leur permettraient de nouer le dialogue. A moins de s'en tenir dans l'ostracisme de l'autre suicidaire du fait de la gravité de la situation que traverse le pays, le pouvoir et l'opposition qui se prétendent tous patriotes et conscients des menaces qui planent sur l'Algérie vont devoir en rabattre des deux côtés. L'un de sa suffisance et l'autre de son impuissante radicalité.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.