Destruction totale de Ghaza    Mise en conformité des constructions en vertu de la loi 15-08    Mohamed Tarek Belaribi annonce la relance de 19 projets à travers la CGMP    Adoption d'une approche réaliste pour concrétiser un véritable modèle    Ooredoo sponsor officiel et partenaire technologique du MCA    Le football reprend ses droits pour le dernier sprint    L'Algérie A' dispose de la Gambie (3-0) et valide son ticket pour le CHAN 2025    Le port de couteau, une menace publique !    Lancement d'une plate-forme numérique    Entre barbouillage pictural et maquignonnage culturel    La fierté des Algériens !    CHAN-2025: l'Algérie bat la Gambie (3-0) et file en phase finale    Plusieurs Palestiniens tombent en martyrs dans des frappes sionistes à Ghaza    Hand/Super Coupe d'Algérie 2024: le M Bordj Bou Arreridj bat la JSE Skikda et remporte le trophée    Le MSP appuie les efforts visant à criminaliser le colonialisme    Mali: les partis reportent leur rassemblement, dénoncent des menaces proférées par les putschistes    Pluies orageuses sur Tindouf et Beni Abbes à partir de samedi matin    Constantine: présentation de la pièce de théâtre "Carnaval Romain"    Sonatrach: le pétrolier "In Ecker" effectue une opération de sauvetage au large des côtes italiennes    Merad reçoit l'ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Algérie    Prix des Nations unies-Nelson Mandela: la candidature marocaine est une "insulte à l'héritage de cet illustre combattant contre l'oppression"    Finalisation prochaine des procédures de création d'une compagnie spécialisée dans le transport aérien domestique    Clôture à Alger du premier Symposium international algérien de la Sculpture    Le ministre de la Santé supervise à Djelfa le lancement de projets de réalisation de trois hôpitaux    La préservation de la dignité du citoyen est une priorité absolue dans le programme du président de la République    Alger: coup d'envoi de la caravane de la Mémoire nationale    La gestion totale des structures de la jeunesse tributaire d'une autorisation du ministère    L'ancien ministre Hamid Sidi Saïd n'est plus    «La coopération Sud-Sud, axe central de la politique étrangère algérienne»    Les réfugiés victimes d'extorsion, de vol et de violence sexuelle    Mise à l'honneur des métiers artisanaux avec la première édition du concours « Sika Carreleur Compétition »    Le criminel Netanyahou se présente pour la 28e fois devant le tribunal pour corruption    Saadaoui s'engage à incarner une école moderne et des conditions de scolarisation décentes    Une pratique démocratique à l'abri de toute forme de dérive    L'intérêt national, avant tout    Le projet de loi présenté à l'APN    La Fifa organise un séminaire à Alger    Khaled Ouennouf intègre le bureau exécutif    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Pressions, intimidations, abus…: Les magistrats de la Cour des comptes dénoncent
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 07 - 2017

Un profond malaise secoue les rangs des magistrats de la Cour des comptes. Longtemps confinés dans leur réserve, ou parlant sous couvert de l'anonymat lorsqu'ils abordent leurs préoccupations socioprofessionnelles, les magistrats de la Cour des comptes semblent décidés à sortir de l'ombre et dire tout haut «basta !», «les choses doivent changer dans cette importante institution constitutionnelle, qui a pour mission de contrôler les dépenses publiques et où rien ne fonctionne comme on l'aurait souhaité, comme l'exige son statut». «C'est difficile à le reconnaître, à admettre, mais il est pratiquement impossible pour les magistrats de la Cour des comptes d'accomplir leurs missions dans des conditions de travail très aléatoires, non pas par manque de volonté de la part des magistrats, bien sûr, mais parce que l'accumulation de tant de problèmes et de pressions exercées sur eux par des bureaucrates, pour leur mettre les bâtons dans les roues, ne leur permet pas d'atteindre ce qui est attendu d'eux», relève le secrétaire général du syndicat national des magistrats de la Cour des comptes, Ahmed Chikhaoui.
Ce dernier, joint au téléphone, hier, parlera d'un « climat intempestif qui règne au sein de la Cour des comptes, touchant sans exception toutes les catégories professionnelles, à cause de comportements abusifs et de l'ingérence du président et le secrétaire général de la Cour des comptes dans les affaires des magistrats, exerçant un pouvoir actif sur les magistrats et nourrissant des velléités de domination totale sur l'institution, dépassant ainsi ses prérogatives définies par la loi et qui se limite à la gestion technico-administrative et financière de la Cour des comptes ».
Notre interlocuteur abordera l'aspect sécurité des magistrats de la Cour des comptes, une institution qui a la mission sensible et délicate de contrôle des finances publiques, en affirmant que ces derniers ne bénéficient d'aucune « sécurité juridique », pourtant garantie par la loi aux magistrats de la Cour des comptes, face aux pressions et interventions éprouvées dans l'exercice de leur fonction.
« Les magistrats travaillent dans des conditions très difficiles, qui influent négativement sur le moral et le rendement du magistrat, en somme ces conditions et des relations exécrables avec le président de la Cour des comptes sont devenues un véritable obstacle devant l'accomplissement des missions de la Cour des comptes », soutient encore M. Ahmed Chikhaoui dans une déclaration au Quotidien d'Oran. Plus loin encore, notre interlocuteur dénoncera « les dépassements commis à l'encontre du libre exercice syndical », garanti par la Constitution et les lois de la République, ainsi que « le refus de dialogue » malgré tous les efforts déployés dans ce sens par les syndicat des magistrats de la Cour des comptes. Abordant dans ce sillage le cas de la suspension de trois magistrats de la Cour des comptes, M. Ahmed Chikhaoui affirme qu'ils ont été victimes d'un règlement de compte. Une commission interne paritaire a été constituée dans le cadre de cette affaire et, en toute objectivité, elle n'est arrivée à aucun résultat qui incrimine les concernés dans aucun délit, dira-t-il. Non sans rappeler que deux parmi les trois magistrats ont été suspendus après leur élection au mois d'avril 2017 dans le bureau du syndicat.
A ce propos, M. Ahmed Chikhaoui affirme que les trois magistrats qui ont été suspendus, puis réintégrés dans des postes « dévalués » après leur passage devant la commission de discipline à la fin du mois de juin dernier, n'ont pas été poursuivis directement à cause de leur travail mais suite à une lettre de protestation adressée au président de la Cour des comptes, dans le sillage d'une dévaluation financière d'une prime, et dont les termes ont été jugés outrageants. Ce n'est, donc, pas à cause d'un quelconque dépassement commis dans l'exercice de leur fonction, comme certains tentent de le faire croire, qu'ils ont été suspendus.
Reconnaissant, toutefois, que les évènements s'embrigadant ont fait que les magistrats en question paient pour leur intégrité, subissant des pressions insoutenables et des intimidations, avec des preuves à l'appui, arrivant jusqu'à l'humiliation, quand ils ont ouvert le contrôle sur des dossiers de quelques responsables locaux, lesquels responsables sont toujours poursuivis dans des affaires pénales. Dans ce contexte, notre interlocuteur a également affiché son indignation face au silence du président de la Cour des comptes qui n'a rien fait pour protéger les magistrats en question contre les pressions auxquels ils ont été soumis dans le cadre du contrôle au niveau des directions de ces responsables locaux.
Dans cette atmosphère délétère et face à l'absence de dialogue, le syndicat des magistrats de la Cour des comptes s'en remet au premier magistrat du pays, M. Abdelaziz Bouteflika, sollicitant son intervention pour rétablir dans le droit chemin cette situation dangereuse et ce qui peut en découler comme résultats négatifs sur l'institution et le rôle qui lui est conféré, en l'occurrence la protection des deniers publics. On s'attend, donc, à un signal fort et favorable de la hiérarchie, en attendant l'organisation d'une assemblée générale lors de la rentrée sociale, où les magistrats auront le dernier mot sur ce qu'il y a lieu de faire en matière d'autres actions envisagées pour défendre la profession.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.