Les femmes-mères travailleuses entre le four et le moulin    1 500 milliards de DA hors circuit    Pas d'impacts de la crise financière    Pour l'annulation des poursuites judiciaires    Varsovie attend des excuses d'Israël    Le sénateur démocrate Bernie Sanders annonce sa candidature pour 2020    Pauvre Finkielkraut    Le Gambien Bakary Gassama au sifflet    Feghouli et Bennacer dans le Onze type africain de la semaine    Les présidents de l'ASAM et l'O Médéa suspendus    Le plan de Benghabrit pour faire face à la grève    Violences contre les femmes et trafic de drogue en hausse    Gâteau renversé aux agrumes    La « main étrangère » au service du régime illégitime d'Alger durant la « sale guerre ».    Rachid Mokhtari publie La Guerre d'Algérie dans le roman français    L'Orchestre symphonique de la ville d'Oran donne son premier concert    L'éclipse    Liberté de la presse : Le Maroc renoue avec les méthodes de barbouzes    Aïn El Hammam : Un commerce informel encombrant    Boufarik : 32 Omras octroyées par l'association Ennour    Opposition unie, un rêve ?    Tiaret: Un réseau de vol de véhicules démantelé    EN - La liste des joueurs à retenir: Un casse-tête pour Belmadi    Ligue 2 - Probabilités de relégation: Le temps de la calculette est arrivé !    UMA et sociétés civiles: «Laisser le règlement du problème du Sahara Occidental aux Nations unies»    Le vendredi de tous les dangers    Boumerdès: Un véhicule de transport de fonds attaqué, 15 milliards volés    Le mot du Chahid à ces gens-là...    Sebaâ et Haniched renforcent la DTS    Les acteurs politiques face aux risques de dérapages    «L'assiette destinée au centre de formation du club est prête»    Trois médailles, dont une en or, pour l'Algérie    Le développement de l'Afrique, un enjeu géostratégique au XXIe siècle»    Avec Ooredoo, suivez votre consommation d'eau sur votre mobile grâce au nouveau service exclusif «SEAAL Mobile»    Comment renforcer les capacités des bureaux d'hygiène    Les acquis enregistrés grâce à l'unité et la détermination du peuple sahraoui    La Ligue arabe condamne les prélèvements par l'occupant israélien sur les revenus d'impôts palestiniens    Retour des «djihadistes», un vrai casse-tête pour les autorités françaises    Où est le programme ?    Une cache contenant des armes et des munitions découverte à Tamanrasset    Exportation de 860.000 œufs vers la Libye    Influence de la cuisine orientale sur la cuisine européenne du Moyen-âge    Bedoui dénonce des tentatives de "gâcher" l'élection    Formation professionnelle : Réception de 40 nouveaux établissements pour la rentrée de février    17 personnes décédées et 1.242 autres blessées en une semaine    Déclaration de politique générale : M. Ouyahia la présentera lundi prochain devant l'APN    Augmentation de la bourse et suppression des réfectoires    Projection de "Maintenant, ils peuvent venir"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ouyahia, un «joker»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 12 - 11 - 2018

L'un, dans l'opposition, ne veut pas trop s'impliquer, l'autre, à la tête de la seconde force politique nationale, continue à jouer le jeu et le troisième, qui dirige le premier parti du pays, reste convaincu que le président Bouteflika va briguer un 5ème mandat. C'est, résumé, l'essentiel de l'actualité politique qui reste encore rivée sur les pronostics des uns et des autres quant à une éventuelle 5ème candidature de M. Bouteflika à la prochaine élection présidentielle. Certes, les images montrant un président affaibli lors des festivités du 1er Novembre ont donné du tonus aux opposants à cette candidature. Par contre, «Talaie El Hourriet», le parti d'Ali Benflis, ancien allié de Bouteflika passé dans l'opposition, reste prudent et ne donne aucune visibilité sur ses prétentions électorales pour le moment. Il préfère attendre la suite des événements, c'est-à-dire l'annonce soit d'une candidature pour un 5ème mandat, soit le retrait du chef de l'Etat de la course à la prochaine présidentielle.
Ali Benflis ne fait pas en réalité grand mystère de sa tactique puisqu'il l'a expliquée samedi devant ses militants. «L'Algérie vit politiquement une opacité totale, il n'y a pas de certitude sur un cinquième mandat. On n'est pas sûr qu'il y aura un cinquième mandat et on n'est pas certain qu'il n'y aura pas de cinquième mandat». Devant ses militants, il laisse la porte ouverte à toutes les éventualités en refusant de trancher si oui ou non son parti va participer à cette élection dans le cas d'une candidature officielle de Bouteflika. Prudent, il laissera cette décision au comité central du parti, une manière comme une autre de montrer qu'au sein de Talaie El Hourriet «on est démocratique».
Ce n'est pas le cas pour le patron du RND Ahmed Ouyahia qui a donné des consignes strictes à ses militants pour soutenir un éventuel 5ème mandat du président Bouteflika. Or, selon d'anciens cadres du FLN, il n'y a qu'Ahmed Ouyahia qui remplit les critères d'un potentiel présidentiable, en cas de retrait du président Bouteflika. Certes, il y a l'incontournable cooptation, mais Ouyahia pourra aisément l'avoir, même dans le cas d'une farouche opposition du FLN, un partenaire souvent imprévisible. D'autant que le SG du FLN, tranquille sur ses 18 mètres pour le moment, pourrait être tenté de rebattre les cartes si, comme le laisse entendre le président de Talaie El Hourriet, il n'y aurait pas une candidature pour un 5ème mandat. Et Ali Benflis, en homme du système, sait que tout est possible à ce stade des événements. D'autant que la prudence d'Ahmed Ouyahia à rester dans ses bottes et ne pas s'aventurer en terrain inconnu à un moment de rassemblement de la majorité présidentielle est significative de l'extrême discipline politique et morale de l'homme.
Jamais Ahmed Ouyahia, que l'on présente volontiers comme un potentiel présidentiable, avec un large consensus autour de sa candidature, ne tentera le diable en allant laisser transparaître quelques prétentions politiques alors que pour le moment un 5ème mandat n'est pas encore remis en cause. En cela, Ouyahia ne présente pour le moment aucun danger politique et restera dans le giron des orientations du président Bouteflika. A moins d'un signal, un feu vert pour que la donne change et que la course à la prochaine présidentielle soit plus ouverte, une éventualité qui ferait éclater la belle harmonie des partis de la majorité. Les pronostics restent ouverts et les options encore plus.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.