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Emigration clandestine: Deux Algériens morts et huit autres portés disparus au large de la Sardaigne
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 11 - 2018

  Au moins huit migrants clandestins algériens sont portés disparus, ont annoncé hier samedi les services d'urgence italiens, qui ont précisé qu'ils voyageaient à bord d'une embarcation en bois à bord de laquelle se trouvaient 13 personnes. Les gardes-côtes italiens ont indiqué avoir trouvé le corps de deux des 23 migrants algériens au large de la Sardaigne. Selon les mêmes sources, une embarcation en bois avec 13 Algériens à bord est tombée en panne de carburant jeudi. Les migrants ont appelé à l'aide, mais avant l'arrivée des secours, 10 d'entre eux avaient décidé de gagner la côte à la nage, selon cette fois des médias italiens. Arrivés sur place, les gardes-côtes italiens n'ont trouvé que trois personnes à bord de l'embarcation, qui dérivait près de l'île du Toro, et ont plus tard découvert deux corps. Les recherches pour retrouver les huit autres passagers de l'embarcation se poursuivaient hier en milieu de journée. La Sardaigne est la principale destination des prétendants, algériens notamment, à l'immigration clandestine via l'Italie. Le dossier de l'immigration clandestine reste ouvert entre les gouvernements algérien et italien. Après la visite au mois d'août dernier du ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini pour évoquer avec les autorités algériennes ce problème, c'était au tour du président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte, de se rendre à Alger au début de ce mois. Le dossier des «harraga» algériens en Italie et la lutte contre l'immigration clandestine ont été évoqués par les deux parties durant cette visite.
Si les Italiens ont demandé au gouvernement algérien d'accélérer les rapatriements d'algériens en situation irrégulière, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a mis la condition qu'ils soient formellement identifiés comme étant algériens. Selon le Premier ministre algérien, au moins 40 000 Algériens vivent en situation régulière en Italie alors que moins de 900 personnes sont en situation irrégulière. «Les rapatriements, a-t-il dit, obéissent à des conventions et l'Algérie ne traitait pas ce dossier de manière ponctuelle ou dans le cadre de campagnes mais plutôt de manière continue puisque des petits groupes de candidats à l'immigration refoulés arrivent à Alger régulièrement.» C'est à peu près le même scénario qui s'est déroulé avec la Chancelière allemande lors de sa visite à Alger au mois de septembre dernier. L'Algérie accepte les rapatriements, à condition d'une identification formelle par les services allemands de l'immigration.
Au moins 40 000 Algériens vivent légalement en Allemagne, alors que le nombre de ceux qui y séjournent illégalement varie selon les sources. Alors que les médias allemands parlent de 7 500 demandeurs d'asile en provenance d'Algérie, le registre central des étrangers (Ausländerzentralregister) indique que 3.684 Algériens doivent quitter l'Allemagne suite au rejet de leur demande d'asile, et 1 500 autres sont en attente de réponse.
En 2017, au moins 850 personnes avaient été renvoyées en Algérie. Selon Ouyahia, il y a au moins 700 laissez-passer auprès des missions consulaires en Allemagne, qui attendent les concernés pour en bénéficier et revenir au pays. Mais, en Italie, la question migratoire a pris des contours plus inquiétants, puisque les deux partis de la droite et de l'extrême droite, dont Forza Italia de Silvio Berlusconi, demandent au gouvernement de prendre des mesures draconiennes, à la limite de la légalité internationale, contre le flot des immigrés clandestins. Pour freiner le flux des migrants algériens en provenance des côtes d'Annaba vers la Sardaigne, Forza Italia (Allez l'Italie) et Fratelli Italia ont appelé le chef de gouvernement de coalition Giuseppe Conte de dresser une barrière militaire par la marine italienne.
Le parti de Silvio Berlusconi (Forza Italia), a même adressé une question parlementaire au ministre de l'Intérieur Matteo Salvini et au Premier ministre Giuseppe Conte leur demandant d'arrêter le flux migratoire des Algériens en provenance des côtes d'Annaba et des régions côtières algériennes limitrophes de la Sardaigne. En 2017, l'Italie avait été prise d'assaut par les migrants clandestins, et au moins 107.000 ont réussi à atteindre la botte italienne dont 0,8% ont pris la mer depuis l'Algérie, selon l'ex ministre Italien de l'Intérieur Marco Minniti. Selon le gouvernement italien, 1.167 migrants algériens ont gagné l'Italie en 2018. L'Algérie est au 9e rang des pays d'origine de migrants clandestins arrivés aux frontières extérieures de l'Union européenne (UE), indique un classement établi en 2015.


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