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Emigration clandestine: Les mosquées mises à contribution
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 12 - 2018

  Le phénomène de l'émigration clandestine a pris des proportions tout à fait inquiétantes au cours de ces deux derniers mois de l'année, marqués par des dizaines de tentatives de traversée de la Méditerranée, qui se sont soldées malheureusement par des drames en mer.
La mort dans des conditions dramatiques d'une vingtaine de personnes en mer en début de semaine entre Ténès et Oran, dont quelques corps ont été repêchés a été suivie par un renforcement des contrôles maritimes et terrestres et une pression plus grande contre les réseaux de passeurs, dont certains ont été arrêtés.
Mais, cela a également bouleversé les Algériens. C'est dans ces circonstances que les pouvoirs publics tentent de sensibiliser les jeunes et particulièrement ceux qui sont tentés par l'émigration clandestine sur les dangers de la traversée de la Méditerranée, et le risque d'être internés, dans le cas d'une réussite de cette traversée de tous les dangers, dans des camps de rétention en Europe, dans des conditions d'hébergement terribles.
C'est dans cette perspective de lutte contre l'émigration clandestine que le ministre des Affaires religieuses Mohammed Aissa a appelé les imams à consacrer une partie de leur prêche de vendredi prochain à la sensibilisation sur ce phénomène de la migration clandestine. Les mosquées sont ainsi mises à contribution dans cette lutte contre ce qui est désormais considéré par les sociologues comme un véritable phénomène de société. Les imams devraient ainsi consacrer leur prêche de vendredi prochain à sensibiliser les jeunes sur les dangers de l'émigration clandestine.
M. Mohamed Aïssa, qui a appelé de son côté les jeunes à ne pas «céder à cette tentation funeste», a expliqué que «cet élan national vise à prodiguer des conseils aux jeunes dans les prêches de vendredi et les halakates organisées dans les mosquées». Sur sa page Facebook, il a ajouté qu'il a appelé les imams à «consacrer une partie de leur prêche de vendredi 28 décembre» au phénomène de l'émigration clandestine. Il s'est dit «ouvert à toute initiative pouvant éveiller la conscience de la société». Pour Mohamed Aïssa, «les barques de la mort ravissent des enfants à leurs familles pour les jeter à la mer ou leur offrir une vie humiliante dans des centres de rétention à l'étranger.» Officiellement, il n'y a pas de chiffres concordants sur les décès en mer des harraga, mais depuis le début de 2018 il y aurait au moins une cinquantaine de décès déclarés de tentatives d'émigration clandestine qui ont démarré des côtes algériennes. Dans une récente déclaration à «Le Quotidien d'Oran» sur ce phénomène, le Pr Mustapha Khiati, président de la FOREM, avait estimé que «ce phénomène, qui s'est emparé des jeunes Algériens trouve sa source dans la mal-vie des jeunes, les mauvaises conditions de vie des gens, avec des horizons bouchés.» «Ce qui donne fatalement plus de crédit et d'emprise sur eux par les réseaux sociaux, alors que l'Internet exacerbe ces mauvaises conditions de vie et présente la vie à l'étranger sous les meilleurs auspices.» «C'est ce qui pousse les jeunes à tenter d'émigrer», expliquait-il. Il estime que pour solutionner ce phénomène de l'émigration clandestine, «tout le monde doit être impliqué. On devrait expliquer aux jeunes que même en Europe, il y a aussi de mauvaises conditions de vie.» «Les gens ont l'impression que les horizons sont bouchés, et donc il y a de ce point de vue un grand déficit en communication, les ministres doivent intervenir pour expliquer». «On n'a pas expliqué suffisamment les dangers de l'émigration clandestine, et c'est ce que le gouvernement doit faire.»
De son côté, Nacer Djabi, sociologue, a expliqué que «la situation est grave : il s'agit d'un vrai malaise social, les jeunes ne s'intéressent plus d'avoir une vie ici, tout le monde veut partir.» «Il n'y a aucune distinction, les jeunes, les femmes, les moins jeunes, tous veulent partir. C'est très grave, car ils ne se projettent plus dans ce pays, ils ont perdu tout espoir de vivre ici», estime-t-il avant d'affirmer que les jeunes «préfèrent mourir en mer que de rester» ; «il s'agit d'une sociologie de la patera de la mort». «Il y a beaucoup d'argent à la clé dans ces départs massifs vers les côtes européennes. C'est devenu une industrie de la harga», a-t-il ajouté.
Dernièrement, des manifestations de parents et amis de candidats à l'émigration clandestine morts en mer avaient organisé des manifestations demandant aux autorités d'intervenir pour accélérer les recherches pour les retrouver, ou rapatrier leurs corps notamment d'Italie.


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