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A L'OMBRE DES MURS
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 31 - 03 - 2020

Dans le drame qui nous étrangle sans nous avoir prévenus et sans crier gare, la définition des mots devient fâchée avec les sens jusqu'à ne plus savoir lequel donner à sa majesté le pain et à l'enfer non planifié des comportements. Il y a comme une odeur de deuil qui plane sur des termes, presque inconnus ou trop lointains, hier, et les expressions confinement et quarantaine défilent sans cesse pour nous renvoyer la politesse. Vengeance de mots et de locutions qui nous introduisent par la force de la terreur dans des cages d'oiseaux.
Quel sens devrait-on alors donner à l'obligation de confinement à une famille vivant à cinq ou six personnes dans un logement de deux pièces sans craindre le ressac d'une politique d'habitat avec les effluves d'un environnement débridé ? Nous imaginons le ricanement des jeunes et des moins jeunes forcés par l'exode à s'abriter dans les masures des quartiers qui n'ont de populaire que l'énoncé. Le confinement devient infini, lui qui n'avait d'abri que les cafés ou l'ombre des murs sur lesquels les cris du cœur sont gravés.
Le chômage, la débrouille et même les larcins n'ont plus de nature, sinon que leurs racines se décortiquent de jour et de nuit pour effacer la moindre explication sur l'existence et que l'on comprenne finalement ce qu'est la survie.
C'est vrai que ce salopard de virus, bien qu'invisible et ingénieusement en périple entre les aortes et les veines, fait revenir et incruste dans les esprits les sataniques reflets des cieux passés d'Hiroshima et de Nagasaki. La pestilence des effets s'amplifie et le monde entier se surprend à ne pas savoir de quoi demain sera fait. Même les bouées pour un sauvetage en mer sont suspectées et boudées par les désespérés.
Pour tourner le dos au pessimisme, l'optimisme pourrait crier haro pour dissiper la désespérance figée. Mais cet optimisme n'a raison d'être que si la lutte contre la fatalité est engagée et que si pour une fois le monde entier s'interroge avec humanisme sur le pourquoi de son insistance à toujours conjuguer les confinements.


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