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Haro sur le syndicalisme
Publié dans El Watan le 29 - 12 - 2005

La manière avec laquelle les cadres syndicaux sont traités par les hauts responsables de l'Etat fait peser les pires appréhensions sur le mouvement syndical qui semble livré depuis un certain temps aux humeurs les plus extravagantes.
Coup sur coup, deux affaires qui ont impliqué la raison d'être du syndicalisme et de sa liberté d'action ont éclaté en cette fin d'année, mettant à nu la vacuité des relations qui existent entre les pouvoirs publics, qui ont pour devoir de veiller, en toute circonstance, à l'application des lois concernant le monde du travail, et les représentants des travailleurs, de plus en plus soumis aux surenchères politico-administratives qui rendent leurs missions caduques. Il s'agit respectivement de la suspension foncièrement arbitraire du secrétaire national du syndicat des douanes par le DG de cette institution pour un motif qui n'a jamais été explicité, à savoir « atteinte à l'ordre public », et de l'interdiction, faite par le ministre de l'Education à ses chefs d'établissements scolaires, d'avoir ce qu'il appelle « la double casquette ». Les deux cas sont révélateurs de la nouvelle attitude adoptée par les représentants de l'Etat qui consiste à « casser » systématiquement l'activité syndicale là où elle donne des signes de vitalité, là également où elle ne cède pas à la tentation de la corruption. Dans le mouvement syndical algérien, tout n'est pas blanc, on le sait. Mais tout n'est pas noir... De ce point de vue, même fortement embrigadé, le syndicat donne toujours du souci aux gestionnaires véreux, aux bureaucrates invétérés, aux malades du pouvoir absolu, et devient ainsi l'empêcheur de tourner en rond qu'il faut abattre, au risque des violer les lois en vigueur dans notre pays. A travers la sanction infligée à Badaoui qui a fait couler beaucoup d'encre et posé un véritable cas de conscience pour la centrale syndicale, c'est l'efficience même de l'action syndicale menée par ce dernier, aussi bien dans la défense des droits des travailleurs à travers leurs revendications socioprofessionnelles que dans la dénonciation des situations anormales ruineuses économiquement pour l'entreprise qui a été visée. Quand une décision de ce type tombe alors que le chef d'inculpation est pratiquement nul, elle ne peut échapper à la lecture politique. Du reste, c'est sur ce registre que Sidi Saïd a été interpellé. A ce jour, ce grave problème d'atteinte à la crédibilité du syndicat version UGTA n'a pas encore connu de solution définitive. C'est dire combien son intervention demeure dérisoire face à des crises où elle doit choisir entre la fidélité au camp officiel et la militance pour faire triompher les idéaux de justice sociale. En jouant sur la fibre de la compromission, la direction actuelle de l'UGTA ne fait que perdre un peu plus son âme. Pour preuve, la forte contestation qui gronde de l'intérieur pour changer l'ordre établi. Le geste maladroit de Benbouzid procède de la même logique. Devant un syndicat privé qui mobilise ses troupes dans un secteur qui recule malgré les apparences, le ministre s'est cru en droit d'aller jusqu'à remettre en cause l'action d'un syndicat qui refuse de se soumettre. Si la grève qui est inscrite comme un droit fondamental dans la Constitution reste le dernier recours pour les travailleurs afin de faire entendre leurs revendications, elle ne doit pas être prise comme argument par les pouvoirs publics pour la retourner contre les travailleurs au motif qu'elle dessert l'intérêt général. Là aussi, les considérations politiques ne sont pas à exclure dans un bras de fer qui a dépassé les limites de la convenance. En fait, la question centrale qui se pose est de savoir si le harcèlement du syndicat sert le gouvernement qui le présente comme un partenaire social et non comme un adversaire. Quand ce sont les représentants de l'Etat qui dépassent leurs prérogatives, il y a lieu d'en douter.

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