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Rivière asséchée !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 04 - 03 - 2021

Le peu d'empressement des opérateurs économiques privés sur le plan de l'investissement, au-delà d'une contre-performance probable en matière de prévisions de redressement de la situation, pose de nombreuses interrogations. Le président Tebboune s'est montré étonné devant ce flagrant manque d'intérêt des investisseurs algériens, qui restent insensibles aux appels des pouvoirs publics et se tiennent au loin des efforts consentis par l'Etat pour relancer l'économie du pays dans un contexte aggravé par la crise sanitaire.
Le président de la République a tenu des rencontres avec les opérateurs économiques et leurs représentants, où il n'a pas manqué de les stimuler à investir dans divers créneaux, sans lésiner sur les efforts pour prendre en charge leurs préoccupations, lançant des instructions tous azimuts pour régler les problèmes d'accès au foncier, faciliter les contacts avec les banques et décider d'autres mesures d'encouragement en leur faveur, mais sans arriver dans l'ensemble à faire bouger les lignes de démarcation.
L'exemple le plus criard à propos de cette malheureuse situation reste l'absence des investisseurs dans le domaine de la transformation, de produits agricoles ou autres, alors que l'Etat a promis d'accorder des prêts allant jusqu'à 90% du financement global des projets !
Cette réticence de certains investisseurs n'est pas innocente. Elle trouverait ses explications et ses origines dans la rancœur enfouie dans les cœurs des anciens du système, qui tireraient profonde satisfaction de l'enlisement de l'Algérie dans la crise économique.
C'est que des patrons avaient tissé des liens très forts, intimes, avec l'ancien système, et on continuerait à nourrir l'espoir de le faire revenir par la fenêtre en dressant de véritables barricades sur le parcours du changement engagé par la nouvelle équipe gouvernementale. Ce n'est pas étonnant quand il est affirmé dans ce sens que certains soudoient les gens pour investir la rue et exprimer bruyamment leur colère. Vindicatifs, les anciens du système exploitent tout leur talent de comploteurs pour semer le désespoir et le chaos dans la société, en freinant l'effort d'investissement notamment.
Car, sans investissement, point de création d'emplois et point d'espoir d'aller vers une dynamisation de l'économie loin de la rente pétrolière.
Il y a également une autre considération, faut-il en convenir, en lien avec les anciens du système, mais pas avec une entreprise diabolique mise en œuvre par leurs soins. Les anciens du système qui dominaient le patronat algérien avaient canalisé le plus gros du capital privé algérien, et leur arrestation suivie par leur incarcération a asséché la rivière. D'énormes capitaux ont été camouflés ou pris des sentiers de la fuite vers l'étranger. Et, plus d'une année après l'accession du président Tebboune au Palais d'El Mouradia, l'Algérie n'a récupéré aucun sous de cet argent détourné à l'étranger par les spoliateurs derrière les barreaux. Aujourd'hui qu'il existe des décisions de justice qui, outre l'emprisonnement des anciens pontes du système, ont conclu à la saisie de tous leurs biens, il est primordial de lancer la procédure de récupération des fonds détournés à l'étranger et ne pas se suffire de la vente aux enchères de quelques biens immobiliers localisés en Algérie. Quitte à «négocier» avec les concernés, vu les difficultés parfois insurmontables pour arriver à cette finalité. Si cet argent, une fois récupéré, aiderait le pays à s'en sortir économiquement, bien sûr.


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