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QUAND L'ILLEGAL DEVIENT LEGAL
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 06 - 04 - 2021

Dans toutes les bouches, la récupération de l'argent détourné par quelques nababs algériens est chaque jour rabâchée. Le sujet répété répond légitimement à un élémentaire souci de justice. Mais il n'est pas aussi simple qu'on le croit être. Non pas par les lourdes et tortueuses démarches qu'il nécessite notamment pour les richesses accaparées avec malhonnêteté pour leur transfert à l'étranger, mais parce que les richesses mal acquises ne concernent pas uniquement une histoire de transfert de l'argent de la rapine avec une illégalité totale. Il serait néanmoins juste de se demander quelle signification pourrait-on accorder à la légalité quand un Premier ministre, plusieurs fois détenteur de portefeuilles de souveraineté, avoue en toute suffisance avoir monnayé des lingots d'or aux quatre coins des rues. L'aveu livré avec décontraction laissait supposer que la pratique était monnaie courante chez d'autres énergumènes du même acabit et de la même hauteur.
Il ne devenait donc pas étonnant que l'étalage flagrant des biens par leur tapage provocateur sur les bords des allées n'incite plus à s'interroger sur leurs provenances et par quoi ils avaient pu prendre naissance. Les prétendus héritages et les bijoux de la descendance ont toujours eu bon dos. Un grand tour chez tous les notaires livrerait des secrets époustouflants.
Le sommaire de l'interrogation ne permet pas de se creuser la tête pour savoir pourquoi un simple fonctionnaire peut devenir milliardaire du jour au lendemain et pourquoi le faste des grands magasins est étalé par des quidams, hier encore errants, qui avaient disparu dans la nature et revenus repus dans la civilité comme par enchantement.
Le souffle serait coupé si l'immense boîte de Pandore venait à s'ouvrir en laissant découvrir les immenses entorses qui ont écrabouillé la morale et la retenue plus d'un demi-siècle durant. S'il fallait gratter la genèse des détournements des biens ou leurs acquisitions entachées par une illégalité rendue légale, le spectacle serait désopilant.
L'économie a la culture comme base et socle essentiel. La nôtre, ayant été dépravée et animée par la piraterie, ne pouvait déboucher que sur une crise multiforme désastreuse.


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