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L'écrivain Dib et le rapport à la nationalité française
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 21 - 10 - 2021

Certains faits et gestes renseignent parfois plus que des ouvrages sur la mentalité, les réflexes identitaires unanimes ou prédominants et les tabous d'une époque. En mars 1968, un journaliste du bureau de l'APS (Algérie Presse Service) de Tlemcen a interviewé, pendant plus d'une heure, l'écrivain Mohammed Dib qui effectuait une visite privée dans sa ville natale. L'auteur de la célèbre trilogie «Algérie» a parlé exclusivement de littérature avec le journaliste de l'APS. Il a évoqué ses différents projets, ses romans en chantier. Il a également confié sa tendresse profonde pour l'Algérie. Après plusieurs jours d'attente et ne voyant toujours pas son entretien publié, le journaliste en question a décidé d'appeler sa rédaction centrale à Alger pour s'enquérir du sort réservé à son texte. Mais quel ne fut pas son étonnement lorsqu'il s'entendit rétorquer que l'interview qu'il a réalisée a été censurée parce que « Mohammed Dib avait la nationalité française ! ».
Or, il s'avère depuis (notamment grâce au témoignage précieux de ses deux filles Catherine et Assia Dib que nous avons personnellement contactées via Internet) que l'écrivain n'a jamais ni demandé ni obtenu la nationalité française, «qu'il voyageait uniquement avec son passeport algérien et qu'il a vécu en France, de 1958 jusqu'à son décès en 2003, en tant que citoyen algérien «émigré», avec une carte de résident». A l'époque, au sortir de la Guerre de libération nationale, le rapport à la nationalité française était d'une sensibilité aiguë et géré avec une prudence extrême, et même, peut-être, que la notion de patriotisme, la passion et l'amour pour l'Algérie étaient appréhendés différemment que de nos jours.
En tout cas, l'acquisition par un Algérien de la nationalité de l'ancien occupant était considérée comme une sorte de trahison passible d'excommunication pure et simple, était ressentie comme un camouflet infligé à l'indépendance d'un pays pour laquelle s'étaient sacrifiés nombre de compatriotes ! Les choses semblent avoir bien changé depuis, et pas uniquement sur ce sujet-là !


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