Ouverture du 15ème Salon Equip Auto Algeria à Alger    Algérie-Unesco: volonté de renforcer la coopération dans le domaine éducatif    Décès de Djamel Larouk, directeur de l'ESBAA    Appel à la levée de l'embargo sioniste sur Ghaza: le Hamas salue un rapport de l'ONU    Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc pour détention arbitraire    JM: programme des finales prévues dimanche    JM/Judo: l'Algérie renoue avec l'or 13 ans après    Ressources hydriques souterraines: un important programme projeté à Bechar    Migrants tués par la police marocaine: la CADHP déplore le recours excessif à la force    Recouvrement de l'Indépendance nationale: un spectacle grandiose    JM: les podiums de vendredi    Real - Modric : "Mbappé doit maintenant vivre avec cette décision"    Zeroual: l'Algérie a besoin de tous ses enfants pour parachever l'édification d'un Etat moderne    Message de l'ancien Président Liamine Zeroual à l'occasion de la Fête de l'indépendance    Algérie-Egypte: Donner un nouveau souffle à la coopération économique    Hydrocarbures: «Occidental Petroleum Corporation» veut faire plus en Algérie    Equipe nationale U18: L'urgence d'un système de développement    Espagne : Le Parlement veut rétablir les relations avec l'Algérie    Un réseau de quatre individus arrêté: Plus de 25.600 comprimés psychotropes saisis    Une nouvelle stature    Tipasa: Un trafic international de cartes de paiement électronique démantelé    Libye: La désignation d'un représentant de l'ONU divise    Téléphonie mobile: L'Algérie rachète les actions de Veon dans Djezzy    Le DG du journal «Echaab» limogé    Grand Prix Assia Djebar du Roman: Les lauréats distingués    El-Bayadh: Le célèbre «Rakb Sid Cheikh» de retour    Messi poussé vers la sortie?    Le club à l'affût pour Neymar    Le CIJM impressionné    Trois projets de loi adoptés    «Bâtissons des projets communs!»    Le prince de Monaco a séjourné à Oran    9 manifestants tués à Khartoum    L'été en pente douce    La grande vadrouille    La rentrée scolaire se prépare en été    L'Algérie dansera tout l'été    Fin de parcours du touriste judiciaire    «C'est un écrin de l'esprit de Novembre»    Répéter, vaut souvent, convaincre!    Un pays à la recherche de son destin    «Je veux rallumer la Bougie»    Le HCA lance le débat    Clôture en apothéose    Le ministre de la Communication installe les nouveaux DG d'El Chaâb et d'El Massa    Formation/enseignement professionnels: diversifier les offres de formation en tenant compte des spécialités prioritaires    PAP: Abdelmadjid Azzedine élu président du Groupe géopolitique de l'Afrique du Nord    Justice: Ould Abbes et Barkat condamnés à 6 et 4 ans de prison    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



A chacun sa vérité ?!
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 03 - 2022


En temps de conflits armés, l'information et la communication, en général, se retrouvent forcément sous le contrôle des plus hautes autorités politiques qui, en collaboration avec les QG militaires, mettent en œuvre une stratégie digne des champs de bataille. Et, parce qu'ils voient la vérité d'un bord ou de l'autre des camps antagonistes, les médias perdent ainsi de leur indépendance, pour se transformer, souvent, en véritables machines de propagande, à l'avantage d'un camp ou de l'autre, parfois à l'avantage d'un camp au dépens de l'autre, si ce dernier n'est pas assez fort sur le plan de la communication moderne. C'est une vérité aussi vieille que les guerres, mais ce conflit en Ukraine a fait resurgir une nouvelle dimension de ce visage médiatique. Habituellement, les plus faibles subissent le diktat informationnel des plus puissants, à l'exemple de la guerre contre l'Irak de Saddam Hussein, où la terrible machine médiatique américaine et occidentale a convaincu le monde avec de fausses vérités à propos de la possession de Saddam d'armes de destruction massive, puis en inondant littéralement la communication par des images transmises en exclusivité par les médias américains. On savait que ce n'est pas juste d'avoir un seul son de cloche, mais personne ne pouvait faire quelque chose contre. La force de la machine médiatique américaine et occidentale broyait toutes les informations qui ne correspondaient pas à leur version des faits. Aujourd'hui, la situation n'est plus la même, car les Occidentaux ont en face une autre machine médiatique russe assez puissante pour déranger leur plan. Résultat, les Occidentaux se retrouvent dans la contrainte de fouler aux pieds une sacro-sainte de leurs valeurs, et recourir à ce qu'ils dénoncent sans répit, la censure des médias russes. Sans état d'âme, trois jours après l'éclatement de la guerre en Ukraine, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a considéré qu'il était impératif de lutter contre ce qu'elle appelle «la machine médiatique du Kremlin». Deux ou trois jours plus tard, les médias d' ‘Etat Russia Today' et ‘Sputnik' ainsi que leurs filiales ont été interdits de diffuser leurs contenus en anglais, allemand, français et espagnol sur les réseaux de télévision et sur Internet. Une décision «expéditive», applaudie par tous les hommes politiques occidentaux et appliquée illico presto. Une décision qui porte atteinte à la liberté d'expression et une violation de l'Etat de droit, tel que dénoncée par les responsables russes et des médias touchés par cette interdiction ? Non, se défendent les Occidentaux qui expliquent leur décision par l'impératif de bloquer «les mensonges des médias en question pour justifier la guerre de Poutine et pour semer la division dans les rangs de l'Union européenne (UE)». Mais, quand le Mali a ordonné, jeudi 17 mars, la suspension de la diffusion de RFI et France 24, après la diffusion par ces médias français d'informations selon lesquelles l'armée malienne est impliquée dans des exactions contre des civils, la réaction de l'UE fait un changement de cap de 180 degrés, jugeant «inacceptable» cette décision sur la base d'«accusations infondées». Le Mali soutient de son côté que «les agissements de RFI et France 24 ressemblent» aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio ‘Mille Collines', qui avait encouragé le génocide au Rwanda en 1994. A chacun sa vérité ?!

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.