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Tlemcen: Un saut dans l'histoire
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 08 - 2022

L'histoire de l'Algérie dans l'antiquité a commencé avec la colonisation phénicienne puis carthaginoise de plusieurs comptoirs de la côte méditerranéenne et s'est poursuivie avec les premiers royaumes berbères ayant laissé des écrits en Tifinagh. Puis viennent les romains, les vandales aériens, et les byzantins orthodoxes. Les arabes musulmans mettent fin à la période antique par leur conquête du Maghreb au viie siècle. A ce titre, la wilaya de Tlemcen compte de nombreux vestiges millénaires du passé romain, témoins de la richesse architecturale, culturelle et de l'art de vivre de cette grande civilisation romaine. Pomaria est l'ancienne cité romaine sur laquelle a été bâtie Tlemcen. Selon l'archéologue Brahim Chennoufi, « les vestiges romains visibles à ce jour sont hélas encore enfouis comme pour Pomaria. Seul le mobilier funéraire en particulier est visible in situ dont les éléments se trouvant exposés dans l'ancien musée géré par l'office de gestion et d'exploitation des biens culturels de Tlemcen ainsi que ceux qui furent l'objet de réemploi dans la mosquée et le minaret d'Agadir.
L'OGEBC dispose d'un fonds important de mobiliers archéologiques romains, et d'une collection épigraphique romaine provenant des sites de Pomaria d'Agadir, Altava d'Ouled Mimoun et Numerus Syrorum de Maghnia ainsi que des pierres de monuments civils, telles que les bornes miliaires provenant de différentes routes romaines. Ce fond muséal et de collection datant de 1900 a été transféré en 1994 de l'ex-mosquée de Sidi Belahcène vers la médersa franco-musulmane du siège de l'académie. Quant aux restes romains de Numerus Syrorum, ils sont toujours visibles dans l'ex-caserne militaire située au centre-ville de Maghnia ». Pour le cas d'Altava-Ouled Mimoun (Lamoricière du temps des français), la ville a été fondée, selon la même source, sur les vestiges romains. « Sur l'oued Isaris, aujourd'hui Isser, on peut encore remarquer les restes d'un pont et un barrage, appelé 4e par les habitants. La salle de cinéma de cette ville abritait jusqu'à récemment des restes mobiliers de l'antique Altava, tels que le dolium, les épitaphes, etc. Un barrage romain était construit dans le lit avec du béton stabilisé à la chaux dans le cours d'eau. La configuration de ce camp militaire comportait des murs, et des canalisations d'eau vers les plaines se trouvant au nord du plateau d'Altava. Sur le chemin de fer, on peut voir les niveaux des substructions des romains jusqu'à 1 mètre. Les anciens colons Courtot avaient entrepris des fouilles sur le site du castellum.
Le mobilier épigraphique ou anépigraphe mis à jour a été soit acheminé au musée de Tlemcen ou envoyé au musée Demaeght d'Oran de l'époque, aujourd'hui musée Zabana y compris les éléments en poterie. Le reste des vestiges ou mobiliers sont visibles dans la gare ferroviaire d'Ouled Mimoun, tels que des jarres, colonnes de marbre, etc. D'autres éléments d'huilerie se trouvent sur le site. Le reste gît sous le sol. Bien des travaux de construction ont endommagé des substructions de cette ville. Dans les anciens quartiers de cette ville, des éléments de prétoires à l'huile sont découverts. Une cinquantaine de monuments archéologiques du mobilier romain et des pierres de maçonnerie dorment au musée de la gare routière. Dans la minoterie au sud de la ville, des vestiges romains ont été découverts lors des travaux de construction de la minoterie ».
Par ailleurs, Brahim Chennoufi a souligné que «près de l'agglomération de Sidi Medjahed au Sud-Est de Maghnia, on peut apercevoir les restes d'une fortification, tels que des murs, portes et éléments de construction portant même des inscriptions et marques de tâcherons dans 22 pierres. Ces vestiges occupent un éperon qui domine un méandre de la Tafna, pour contrôler le barrage d'eau servant à irriguer les terres situées au nord de Bouhlou jusqu'à Maghnia.
Ce poste appelé le fortin faisait 150 m de large construit sur un éperon de 3 à 400 m de long pour dominer la Tafna. Le royaume de Masuna occupait un territoire de l'ouest de l'Oranie. Certains chercheurs pensent que sa capitale se situait non loin d'Altava vers Capputtasaccora et existait vers les 5e et 6e siècles contemporains de la période byzantine et à l'invasion des vandales. Il faut noter également que des vétérans Syriens se sont convertis dans l'agriculture notamment des olives pour alimenter Rome en plus de la défense du territoire. L'occupation française s'est toujours inspirée de la position stratégique de ces sites romains en construisant leurs villes sur les débris de ces vestiges, comme c'est le cas de Maghnia et Ouled Mimoun». Il faut aussi signaler que Hammam Sidi Abdelli fut exploité et aménagé par les romains où devaient exister des villas romaines sur la route d'Albulae.


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