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Bouteflika-Ouyahia : jeu et enjeu
Publié dans El Watan le 23 - 11 - 2005


Il était en effet clair que les deux hommes étaient loin d'être sur la même longueur d'ondes. Bien au contraire ! Mais, les voies du système étant impénétrables, le même Ouyahia consentira quand même, contre le cours des projections, à prendre le poste de chef du gouvernement, pour assister un président dont le pouvoir commençait à chanceler. «A chaque fois que l'Algérie a besoin de moi, je répondrai toujours présent !» a-t- il simplement concédé à ceux, estomaqués, qui avaient relevé le grand écart. Depuis, l'homme s'est régulièrement vanté de sa lune de miel d'avec Abdelaziz Bouteflika. «Il n y a aucun problème avec monsieur le Président», n'a-t-il cessé de répéter à chaque fois que des couacs débordent les murs de son palais. Certains pensent que l'attitude énigmatique de Ouyahia tient au fait qu'il ait conclu un deal avec le chef de l'Etat avec, en point de mire, la prochaine élection présidentielle. Il se dégage en effet chez cet homme une outrecuidance qui en dit long sur son ambition politique. Démesurée ? Peut-être pas dans la mesure où il est sans doute convaincu qu'il est promis à un destin national, d'où la nécessité d'une patience, d'une persévérance et, parfois, de sacrifices. Quitte à ce que le sobriquet «d'hommes du sale boulot» lui colle à la peau. Mais, il est fier de tout. Y compris des piques que lui envoie par intermittence Bouteflika, qu'il s'arrange cependant à «formater» en fleurs. C'est que le couple Bouteflika-Ouyahia symbolise parfaitement un mariage de raison aux yeux de l'opinion publique et de la presse. Pour le meilleur mais pas spécialement pour le pire… Ouyahia a encaissé, souvent sans broncher, les remontrances du Président. Il a même essuyé des rappels à l'ordre, notamment par rapport à l'officialisation de tamazight, à propos de laquelle il s'était engagé avec les archs. Le chef du gouvernement est malgré tout resté de marbre. Inamovible. Sûr peut-être de suivre la bonne voie. Celle qui mène directement à l'autre palais, celui d'El Mouradia. Cette fin justifie tous les sacrifices à ses yeux, y compris le rôle peu enviable d'exécutant sans état d'âme des sales besognes. Mais, en fin stratège, il ne se mouille pas trop. Le pays est en panne, il peut toujours dire : «Ce n'est pas de ma faute». La preuve ? Il prend souvent le soin de dire que «la dernière décision revient au Président». Il n y a qu'à décoder sa réaction vis-à-vis de la lenteur des textes d'application de la charte. Et, en 2009, quand l'heure des comptes sonnera, Ahmed Ouyahia pourra toujours plaider non coupable. Il pourra même croiser le fer avec l'actuel patron de la Présidence, qui ne cache pas sa volonté de briguer un troisième mandat via un amendement de la Constitution. Une mesure que conteste très bruyamment Ahmed Ouyahia. Et ce n'est certainement pas pour rien. Loin s'en faut.

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