La charte d'éthique des pratiques électorales signée samedi    Benflis : «Les conditions sont loin d'être idéales»    Bengrina promet d'améliorer les conditions de vie du citoyen algérien    «Il faut adopter rapidement les solutions»    Le Gouvernement décide de régulariser leur situation dès novembre    Le ministre du Commerce s'entretient avec la ministre gabonaise de la Défense    SIG (MASCARA) : 4 personnes asphyxiées au monoxyde de carbone    Obésité, diabète et maladies du cœur: des spécialistes tirent la sonnette l'alarme    CAN-2021 (Eliminatoires)/Algérie-Zambie: l'équipe nationale évoluera en blanc    Mondiaux de Para-athlétisme (Poids F32) : deux nouvelles médailles pour l'Algérie    Etiquetage "colonies": appliquer la décision de la CJUE aux produits sahraouis    La communauté internationale exhortée à mettre fin à l'agression israélienne    Festival de danse contemporaine: une nouvelle génération de danseurs algériens émerge    EDUCATION : Vers une grève de 3 jours renouvelable dans les primaires    DIRECTION DES SERVICES AGRICOLES DE MOSTAGANEM : Vers l'ensemencement de 46112 hectares de céréales    UNE FOIS ELU A LA TETE DU PAYS : Tebboune promet l'égalité hommes-femmes    Zerouati participe jeudi et vendredi en Afrique du Sud à la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement    Phase de Poules de la CAF : Le Paradou AC dans un groupe difficile    LFP – Sanctions : Huis clos pour le MCO et l'USMAn    Mise à jour. MC Alger – JS Kabylie : Le Mouloudia pour prendre le large    Port de l'emblème Amazigh : Le tribunal de Bab El Oued relaxe cinq jeunes détenus    Les campus au rendez-vous    Six contrats gaziers renouvelés par Sonatrach    Morales se réfugie au Mexique    Le SG de l'ONU appelle à "une coopération internationale"    Un collège fermé "à titre préventif" à Sétif    La question des réfugiés sahraouis examinée lors de la Conférence parlementaire régionale pour l'Afrique    Algérie-Chine: appel à la promotion des relations de coopération dans le domaine du tourisme    Les étudiants ont marché pour le 38e mardi    Que reste-t-il du grand clasico ?    Amrouche convoque 25 joueurs    La criminalité en hausse    Un mort et un sauvetage miraculeux de trois personnes    Rupture et montée en gamme    Vivre avec et contre le passé    Ecole de journalisme d'Alger : Quelle place pour la production amazighe dans les médias ?    Parc national du Djurdjura : Découverte d'ossements d'un ours brun    Economie: L'Algérie «dans le rouge»    Un conclave consacré aux dossiers du logement: Des instructions pour accélérer les travaux et l'affichage des listes    Lancement des Rencontres internationales du cinéma d'Oran: La phase des projections programmée pour février prochain    Tunisie : Le Premier ministre Youssef Chahed à Paris et Rome    Personnes interdites de stade : Les modalités d'établissement du fichier national fixées    Maroc-MCC : Accord de coopération pour la mise en œuvre du projet de gouvernance du foncier    Matérialisation des légitimes revendications populaires Les fondements directeurs de l'état de droit    Place aux entreprises algériennes    CONSTANTINE : Développer des approches scientifiques de protection des vestiges submergés    10e Fica : Projection de "L'envers de l'histoire", parcours d'une militante en Serbie    La situation de la femme créatrice dans le domaine de l'industrie cinématographique en débat    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Solidarité avec les détenus d'opinion à Béjaïa
Publié dans El Watan le 30 - 05 - 2019

Des dizaines de citoyens, syndicalistes, militants politiques et associatifs, étudiants et citoyens anonymes se sont rassemblés, dans la soirée de mardi dernier, sur la place Saïd Mekbel, dans la ville de Béjaïa, à l'appel du comité pour la libération de Louisa Hanoune et des autres détenus d'opinion qui croupissent dans les prisons algériennes.
On a allumé des bougies, brandi des pancartes et crié des slogans. La mort du Dr Kamel Eddine Fekhar, survenue dans la matinée de la même journée, a fait de l'action un douloureux moment de consternation, de colère et de deuil communs.
Des voix se sont élevées pour accuser «l'Etat d'être le seul responsable» de la mort du militant des droits de l'homme qui a arraché des larmes à certains parmi les présents. D'autres considèrent que la responsabilité est plutôt collective. «Qu'a fait l'élite et toute la classe politique pour Fekhar. Aouf Hadj Brahim est aussi en grève de la faim dans la prison et il risque d'y passer, si nous ne faisons rien», a alerté un militant. «Hanoune et Rebrab aussi sont en détention, ce n'est pas à Gaïd Salah de les emprisonner» s'est-on écrié, insinuant que la justice est encore instrumentalisée.
Des étudiants ont dénoncé, à ce propos, «une justice aux ordres» et ont considéré que la mise sous mandat de dépôt de la secrétaire générale du PT et du patron de Cevital est une illustration de plus des déviations d'un Etat de droit.
Ces arrestations et la répression des citoyens participent de «la contre-révolution !», s'accordent à dénoncer les intervenants dans le rassemblement nocturne d'avant-hier. La disparition tragique du docteur Fekhar, dont l'opinion publique a suivi avec inquiétude l'évolution de l'état de santé depuis sa grève de la faim et les alertes de son avocat, Me Dabouz, a suscité beaucoup de douleur et d'indignation.
«Nous sommes tous des Kamel Fekhar. Personne ne doit vivre cette tragédie», a lancé une jeune femme qui considère que «nous sommes tous en liberté provisoire». D'aucuns déplorent le manque d'implication de la société pour défendre les libertés et l'inefficacité de la solidarité non agissante.
«Il n'y a pas assez d'organisations de défense des droits humains, c'est pour cela que le pouvoir se permet d'arrêter des militants», constate amèrement un autre militant associatif, appelant à constituer un front contre les atteintes répétées aux libertés et les interpellations de citoyens dont celle concernant le blogueur Merzoug Touati qui a été entendu, ces jours-ci, par la police sur ses publications sur Facebook.
D'aucuns ne comprennent toujours pas comment Louisa Hanoune a pu se retrouver en prison alors qu'elle a été convoquée par la justice en tant que témoin. «A travers l'arrestation de Louisa Hanoune, c'est toute la classe politique qui est visée, en voulant la mettre au pas», analyse le représentant de la Laddh.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.